Algérie Présentation

  • Troisième économie de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) et locomotive du Maghreb, l’Algérie fait partie des quelques pays qui sont parvenus à faire reculer la pauvreté de 20 % en 20 ans. Le gouvernement algérien a en effet pris des mesures significatives pour améliorer le bien-être de ses ressortissants, en déployant des politiques sociales conformes aux objectifs mondiaux des Nations Unies. Le boum pétrolier lui a par ailleurs permis d’apurer la dette du pays, d’investir dans des projets d’infrastructure et d’améliorer les indicateurs de développement humain.

    L’Algérie a accompli de remarquables progrès pour chacun des indicateurs clés du développement humain. Désormais classée 83e sur 188 pays selon d’indice des Nations Unies, elle rejoint la cohorte des pays ayant un niveau de développement humain élevé. L’espérance de vie à la naissance a progressé de 16,6 ans et la durée moyenne de scolarisation de 5,8 ans. Avec un taux net de scolarisation en primaire de 97 % en 2015 (et la parité filles/garçons), le pays a atteint l’objectif de scolarisation universelle — sachant qu’il affiche également un taux élevé de scolarisation dans le supérieur. Mais, à terme, le gouvernement va devoir améliorer la qualité de l’éducation dispensée, puisque l’Algérie se classe 71e sur 72 dans l’étude PISA de 2015, qui mesure les compétences des jeunes de 15 ans en sciences et en mathématiques.

    Tandis que les effets encore largement positifs de cette prospérité partagée ont contribué à la stabilité socioéconomique d’ensemble de l’Algérie, le coût des programmes sociaux et des subventions qui ont permis ces avancées n’est plus tenable depuis la baisse des prix pétroliers. L’atonie persistante des cours internationaux de pétrole a imposé un aménagement des modèles économiques nationaux et enclenché une série de réformes dans les pays exportateurs de pétrole de la région MENA visant à s’adapter à cette nouvelle donne. L’Algérie connaît, comme ses voisins, un tarissement des revenus des hydrocarbures, qui ont fondu de moitié depuis quelques années, qui explique l’épuisement rapide de ses réserves de change. D’autant que des problèmes structurels entravent la croissance dans le secteur hors hydrocarbures et que l’inflation continue de grimper.

    La croissance économique de l’Algérie s’est ralentie en 2017 sous l’effet d’un léger fléchissement de la production d’hydrocarbures et d’un essor toujours modéré des secteurs hors hydrocarbures. Selon les estimations, le taux de croissance du PIB réel s’est établi à 2,1 % en 2017, en repli par rapport au niveau de 3,3 % enregistré en 2016. Ce ralentissement a essentiellement tenu à la baisse de la production d’hydrocarbures, qui aurait diminué de 1,4 % en 2017 — une évolution qui contraste fortement avec le dynamisme observé au premier trimestre de l’année. Parallèlement, la croissance du secteur hors hydrocarbures continue d’être modeste, malgré une légère amélioration entre 2016 et 2017, de 2,3 à 2,5 %.

    Le revirement de la politique d’assainissement des finances publiques au deuxième semestre de 2017 a induit un déficit budgétaire plus important que prévu, qui a obligé à puiser dans les réserves et l’épargne du pays. Les difficultés liées à la réalisation de l’objectif budgétaire pour 2017 ont entraîné une baisse plus faible qu’anticipé des dépenses publiques. La nouvelle équipe gouvernementale nommée en mai 2017 a mis un terme au processus de rééquilibrage des finances publiques pour renouer avec une politique de fortes dépenses publiques, en particulier en faveur du logement. Le déficit public ressort donc, selon les estimations, à 8,2 % en 2017.

    Malgré un redressement du déficit courant, ce dernier reste important au vu des performances modestes de l’économie. Les importations ont légèrement augmenté en 2017, de 2,7 %, tandis que les exportations ont bondi de 16,5 %. De manière générale, le solde du compte courant (-14,7 % du PIB) témoigne de l’absence d’ajustement des importations à l’importante contraction des recettes tirées des exportations observée depuis 2014. Étant donné le niveau actuel des cours du pétrole et l’importance du déficit de la balance extérieure, le gouvernement doit redoubler d’efforts pour renforcer l’offre intérieure de produits afin d’assurer la viabilité à moyen terme des comptes courants et d’endiguer l’érosion des réserves officielles brutes.

    Le taux de chômage a augmenté de près de 1,5 point de pourcentage, en raison de la croissance léthargique du secteur hors hydrocarbures. Il était de 11,7 % en septembre 2017, contre 10,5 % en septembre 2016, et touche particulièrement les personnes instruites, les jeunes et les femmes. Cette situation tient en partie à l’attitude des demandeurs d’emploi, qui préfèrent attendre de trouver un emploi dans le secteur formel. La montée du chômage compromet la réduction de la pauvreté : 10 % de la population peuvent à tout moment retomber dans la pauvreté, sachant que les disparités régionales restent importantes.

    Une diversification accrue de l’économie aiderait le pays à s’engager sur une trajectoire de croissance plus durable et à créer des emplois. Mais les autorités doivent parallèlement introduire des mécanismes compensatoires bien conçus et ciblés pour protéger les plus fragiles. La Banque mondiale met à la disposition du gouvernement algérien son expérience internationale, son expertise analytique, ses moyens intellectuels et ses ressources pour l’aider à mettre en œuvre ces réformes.

    Dernière mise à jour: 21 avr. 2018

  • Le cadre de partenariat stratégique de la Banque mondiale avec l’Algérie s’articule depuis 2010 autour de la fourniture de services de conseil remboursables, qui permettent de répondre aux demandes d’assistance en soutien aux priorités du développement nationales. 

    Le portefeuille comprend 10 projets d’assistance technique dans six secteurs : agriculture et développement rural, finance, climat de l’investissement, protection sociale, gestion intégrée des régions désertiques et appui à la « Vision Algérie 2035 ». Les services de conseil remboursables sont complétés par plusieurs activités d’analyse et d’assistance technique financées par le budget de la Banque mondiale et d’autres ressources. Elles portent sur la réforme des subventions, les filières agricoles (lait) et le développement rural et, parallèlement, sur l’amélioration de l’environnement des affaires et des indicateurs Doing Business.

    Les services remboursables au Crédit populaire d’Algérie, la première banque publique du pays, sont les plus importants jamais proposés par la Société financière internationale (IFC).

    Dernière mise à jour: 21 avr. 2018

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*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA


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