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Présentation du projet de renforcement des statistiques sur le genre (SGS)
A l’échelle mondiale, les femmes contrôlent moins de ressources économiques que les hommes, (a) notamment le foncier, les actifs financiers et l'emploi, ce qui se traduit par des écarts dans leurs résultats en matière de développement. Pour élaborer des politiques efficaces, il est essentiel de disposer de données fiables et complètes sur les différences entre les conditions économiques des femmes et des hommes, ainsi que sur les facteurs sociaux qui influencent ces disparités. Pourtant, trop souvent, les lacunes en matière de données freinent les avancées sur des enjeux de développement essentiels.
Le projet de renforcement des statistiques sur le genre (Strengthening Gender Statistics, SGS) collabore avec les instituts nationaux de la statistique (INS) de 12 pays partenaires afin d'améliorer la disponibilité, la qualité et l'utilisation des données sur le genre dans le domaine économique. Les connaissances acquises à l’échelle mondiale et les enseignements tirés de la mise en œuvre du projet permettent de s'assurer que ses avantages s'étendent au-delà de ce groupe de pays. La collecte de données sur le travail, l'emploi et la propriété des actifs est essentielle pour mesurer les inégalités entre les femmes et les hommes, suivre les progrès réalisés en matière d'indicateurs liés au genre dans le cadre des objectifs de développement durable (ODD) et mener des recherches pour concevoir et évaluer des politiques et des interventions inclusives.
Comment fonctionne le projet SGS
Le projet de renforcement des statistiques sur le genrefournit une assistance technique aux instituts nationaux de statistique des pays à faible revenu éligibles à l'aide de l’Association internationale de développement (IDA), afin d'améliorer la disponibilité, la qualité et l'utilisation des données sur le genre, en particulier dans le domaine économique. Le projet SGS s'appuie sur l'expertise du Département Genre du Groupe de la Banque mondiale (a), du Département mondial chargée de l'impact distributif des politiques (a), et du programme d'étude de la mesure des niveaux de vie (LSMS) (a) du groupe des données de développement, qui disposent d’une solide expérience dans l'investissement pour l'amélioration des statistiques sur le genre.
Les lacunes en matière de données sur le genre font référence à l'absence de statistiques ventilées par sexe, ce qui limite la possibilité d'identifier et d'analyser précisément les disparités entre les femmes et les hommes, les filles et les garçons. Ces lacunes sont dues à diverses raisons et nécessitent une approche holistique pour être comblées. Le projet SGS a identifié trois points d'entrée pour combler les lacunes tout au long du cycle de vie des données.
- Production de données : Des investissements importants ont été réalisés pour répondre aux préoccupations méthodologiques et aux défis pratiques liés aux données économiques sur le genre. Des projets tels que LSMS+et le Partenariat pour le travail et l'emploi des femmes (a) ont fourni de nouvelles données sur les implications de la sélection des répondants, des orientations actualisées sur les indicateurs de l'emploi et l'urgence de la ventilation par genre. Cependant, les progrès réalisés en matière de mesure du statut économique des femmes ne se reflètent pas toujours dans les opérations d'enquête. Le projet SGS offre des conseils ciblés sur la conception des enquêtes et leurs protocoles de mise en œuvre, adapté au contexte spécifique de chaque pays.
- L'analyse des données : Même lorsque des données sont collectées, leur calcul et leur analyse peuvent poser des difficultés. Par conséquent, les données relatives au genre peuvent ne pas être bien communiquées ou suffisamment exploitées dans le cadre du dialogue politique. Le projet SGS propose une formation visant à renforcer les capacités des pays à calculer les données avec précision et à produire des statistiques pertinentes à l'aide d'une méthodologie reconnue au niveau international.
- Dissémination des données : Les efforts déployés pour collecter des données de haute qualité sur le genre ne sont utiles que si ces données sont utilisées. La diffusion des données n'est pas une étape supplémentaire, mais une étape fondamentale dans le cycle de production des données afin de garantir leur assimilation et leur utilisation pour l'élaboration des politiques. Le projet SGS soutient la production de résumés et de recueils de données sur le genre et collabore avec les pays partenaires pour promouvoir la diffusion de l’ensemble des données et des rapports associés.
Aligné sur le cadre des ODD, la stratégie de la Banque mondiale en matière de genre et l'engagement IDA20 Data for Policy, le projet SGS a été lancé en octobre 2020 avec le soutien de la Fondation Bill & Melinda Gates et de l'Umbrella Facility for Gender Equality (un mécanisme de coordination pour l'égalité de genre) (a).
Le projet de renforcement des statistiques sur le genredonne la priorité à la disponibilité et à la qualité des indicateurs de genre liés au statut économique. La collecte de données ventilées par sexe sur le travail et l'emploi, ainsi que sur le contrôle et la propriété des biens, est essentielle pour mesurer les inégalités, suivre les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) liés au genre et éclairer la conception des politiques visant à éliminer ces inégalités.
Travail et emploi
Pour les pays, l'inclusion des femmes dans le marché du travail est un moteur essentiel de la croissance nationale et du développement économique. Pour les femmes, les revenus générés par un travail rémunéré peuvent améliorer leur pouvoir de négociation et de prise de décision. Au-delà du travail rémunéré, il est important de saisir tous les types de travail pour tenir compte des différences entre les hommes et les femmes en matière de soins et de responsabilités ménagères, qui peuvent limiter le temps disponible d'une personne pour des activités professionnelles. Des données précises sur le travail et l'emploi sont nécessaires pour concevoir des politiques de l'emploi et des programmes de formation qui tiennent compte des réalités des marchés du travail locaux et des caractéristiques sexospécifiques de la main-d'œuvre. Des données méthodologiquement fiables sur le travail et l'emploi sont nécessaires pour suivre les objectifs internationaux tels que les ODD et les plans de développement nationaux.
Contrôle et propriété des actifs
Des études ont montré que la propriété et le contrôle d'actifs, tels que le foncier et les comptes financiers, peuvent présenter de nombreux avantages pour les femmes. Ils peuvent faciliter l'accès au crédit et contribuer à stimuler la productivité et les revenus, tout en améliorant le pouvoir de négociation et de décision des femmes au sein des ménages. Par conséquent, des informations précises sur la propriété et le contrôle des actifs au sein des ménages peuvent jouer un rôle important dans l'élaboration des politiques d'autonomisation économique, y compris la conception des réformes foncières. En outre, le suivi d'objectifs internationaux tels que les ODD sur la propriété et les droits fonciers repose fondamentalement sur la qualité des données sous-jacentes, qui, dans le contexte des enquêtes, est directement affectée par la manière dont les répondants sont sélectionnés. Ces questions sont particulièrement pertinentes pour l'agriculture dans les pays en développement, où une meilleure compréhension de la propriété et des droits fonciers individuels peut contribuer à accroître la productivité et à garantir les droits de propriété des agriculteurs. L'accès aux services financiers formels tels que l'épargne, l'assurance, les paiements, le crédit et les transferts de fonds est essentiel pour permettre aux individus de gérer leur vie, de construire leur avenir et de développer leurs entreprises.
Le projet de renforcement des statistiques sur le genre est fondé sur un modèle d'amélioration des statistiques sur le genre axé sur la demande, basé sur l'engagement significatif et répété de la Banque mondiale auprès des instituts nationaux de la statistique à travers le monde. Pour soutenir l'élargissement de la production et de l'utilisation des données sur le genre, le projet SGS s'appuie sur les projets de renforcement des capacités statistiques mis en place par la Banque mondiale dans les pays partenaires à faible revenu éligibles à l'IDA. En s'appuyant sur les investissements en cours visant à améliorer l'infrastructure et les résultats statistiques, le projet peut se concentrer sur des conseils et des orientations spécifiques et ciblés en matière de genre.
Pour chaque pays, les domaines prioritaires de soutien sont identifiés conjointement avec l'institut national de la statistique au début de l'engagement et résumés dans un plan d'engagement national. Le projet SGSa également lancé une communauté de pratique réunissant les praticiens des enquêtes et le personnel des instituts nationaux de la statistique des pays partenaires afin de favoriser l'apprentissage et l'échange entre pairs.
Le projet SGS collabore avec 12 pays partenaires : le Bangladesh, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, Djibouti, le Ghana, le Laos, le Mali, Madagascar, la République du Congo, la Somalie et la Tanzanie. Toutefois, il a également étendu son champ d'action à de nombreux autres pays et à des régions entières, en fournissant une assistance technique ciblée sur demande. La carte ci-dessous donne un aperçu complet des pays et des régions ayant bénéficié de l'assistance technique du projet SGS.
Publications internationales de référence
Publications des pays partenaires
À la une : Comprendre le statut des femmes et des filles à Djibouti à travers les données de genre
Vidéo à la une : Dissemination Event of the Gender Factbook 2024
Blogs à la une
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Autres documents pertinents pour les partenaires du projet SGS