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DISCOURS ET TRANSCRIPTIONS 04 juin 2019

Allocution d’ouverture de David Malpass, président du Groupe de la Banque mondiale, sur les Perspectives pour l’économie mondiale

M. MALPASS : Merci, David.

Bonjour à toutes et à tous. C’est David Malpass qui vous parle. Merci de participer à cette audioconférence. 

Depuis l’édition de janvier des Perspectives pour l’économie mondiale, la croissance mondiale a faibli et la dynamique reste fragile.

Comme le montre la nouvelle édition des Perspectives pour l’économie mondiale, la confiance des entreprises a chuté, le ralentissement des échanges commerciaux mondiaux s’est aggravé et l’investissement est léthargique dans les économies émergentes et en développement.  

Cette situation est inquiétante, car le ralentissement des investissements affaiblit les fondations d’une croissance durable. Une croissance économique plus soutenue est essentielle à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration des niveaux de vie. Des défis importants pèsent sur les perspectives économiques mondiales tant à court terme qu’à long terme.

Parmi les facteurs de risque d’une détérioration de la croissance figurent le renforcement des entraves aux échanges commerciaux, le gonflement des dettes publiques et l’accentuation du ralentissement de l’activité dans les grandes économies.

Sur les marchés émergents et dans les pays en développement, la croissance est freinée en outre par des obstacles structurels — environnements commerciaux médiocres, contrôles des marchés du travail et des produits, gouvernance déficiente, etc. — qui découragent les investissements ou contribuent à leur mauvaise répartition.

En raison du ralentissement de la croissance mondiale, de l’aggravation de l’incertitude qui pèse sur les politiques publiques et d’une marge de manœuvre budgétaire limitée, on s’attend à ce que la croissance de l’investissement dans les pays en développement reste faible et inférieure aux moyennes historiques.

Un autre sujet de préoccupation souligné par le rapport est la question du niveau élevé de l’endettement. La dette publique des pays émergents et en développement a augmenté depuis 2007 dans une proportion moyenne située entre 15 % et 51 % du PIB. Dans un contexte de faible taux d’intérêt, ces économies doivent trouver un équilibre prudent en contractant des dettes pour promouvoir la croissance de l’investissement tout en évitant les risques liés à des niveaux endettement excessifs.

Enfin, notre rapport sur les Perspectives pour l’économie mondiale décrit en détail les difficultés auxquelles sont confrontés les pays à faible revenu qui s’efforcent d’améliorer leur niveau de vie. Pour surmonter ces obstacles, les pouvoirs publics devront prendre des mesures d’envergure visant notamment à favoriser l’intégration dans le commerce mondial, encourager les investissements directs étrangers, renforcer la gouvernance, améliorer le climat des affaires, soutenir l’expansion des systèmes financiers et faciliter l’accès aux services financiers.

Il existe une large gamme de mesures possibles pour améliorer l’investissement et les perspectives de croissance. Il est urgent que les pays procèdent à des réformes structurelles significatives à même d’améliorer le climat des affaires et d’attirer des investissements.

Il faut aussi qu’ils accordent une priorité élevée à la gestion et à la transparence de la dette de sorte que les nouveaux financements par l’emprunt contribuent à la croissance à l’investissement.

Je laisse maintenant David Theis et Ayhan Kose décrire plus en détail les messages du rapport et répondre à vos questions.

Je vous remercie à nouveau de vous être joints à nous aujourd’hui.

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