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WASHINGTON, 2 juin 2021 — La Banque mondiale a approuvé aujourd’hui un financement de 50 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA) pour améliorer l'utilisation et la qualité des services reproductifs, maternels et infantiles parmi les ménages les plus pauvres.
Le projet de Renforcement du Système de Santé « Kobikisa » (sauver en langue lingala), permettra la gratuité de prise en charge de certaines pathologies tel le paludisme et la vaccination. Il renforcera les systèmes de réponse aux besoins de santé de la population dans 36 districts, en augmentant l'accès aux services de santé essentiels pour environ deux millions de personnes sur une durée de trois ans.
L'accès aux services de base de santé reproductive, maternelle et infantile constitue encore un défi majeur au Congo où le taux élevé de mortalité pourrait être lié à la faible qualité des services offerts. Malgré l’assistance d’accoucheuses qualifiées assurant près de 90% des accouchements dans les structures de santé et la réduction de la mortalité maternelle aux cours des dernières décennies, le taux de mortalité maternelle reste élevé (378 décès pour 100 000 naissances vivantes) par rapport à la cible des objectifs de développement durable (ODD) qui visent moins de 70 décès pour 100 000 naissances vivantes d’ici 2030.
« L’essentiel des dépenses des ménages pour les soins de santé se fait par paiement direct avec des conséquences catastrophiques pour les ménages vulnérables. Le projet Kobikisa à travers ce financement de 50 millions mettra en place des soins et services de santé gratuits pour les femmes enceintes et les enfants et des exemptions de frais pour les ménages les plus pauvres », a expliqué Abdoulaye Seck, Directeur des opérations de la Banque mondiale pour la République du Congo.
La Banque mondiale s’est également engagée à appuyer le Gouvernement congolais dans le domaine de la santé à travers : (i) le Projet de Riposte d’Urgence contre la COVID-19 (PRUC-19) de 11,3 millions de dollars approuvé en avril 2020, et (ii) un financement de 15 millions de dollars dans le cadre du projet REDISSE IV (Renforcement des systèmes régionaux de surveillance des maladies).
La Banque mondiale, l’une des principales sources de financements et de connaissances pour les économies en développement, prend des mesures rapides et de grande envergure en vue d’aider ces pays à faire face aux conséquences de la COVID-19 sur le plan sanitaire, social et économique. Une enveloppe globale de 12 milliards de dollars américains est notamment destinée à aider les pays à revenu faible et intermédiaire à assurer l’achat et la distribution de vaccins, de tests et de traitements contre la COVID-19 et à renforcer leurs systèmes de vaccination. Elle s’inscrit dans le cadre plus large de la réponse mobilisée par le Groupe de la Banque mondiale face à la pandémie, qui aide actuellement plus de 100 pays à renforcer leurs systèmes de santé, protéger les ménages les plus pauvres et installer les conditions propices à la préservation des moyens de subsistance et de l’emploi pour les populations les plus durement touchées.
Armel Samoue
À propos du Groupe de la Banque mondiale
Créer un monde sans pauvreté sur une planète vivable, c'est la vision qui guide le Groupe de la Banque mondiale. Dans plus de 100 pays, le Groupe de la Banque mondiale apporte des financements, des conseils et des solutions innovantes qui améliorent les conditions de vie en créant des emplois, en renforçant la croissance économique et en s'attaquant aux défis du développement les plus urgents. Le Groupe de la Banque mondiale est l'une des principales sources de financements et de partage de connaissances et compétences pour les pays en développement. Il est constitué de la Banque mondiale, qui se compose de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et de l'Association internationale de développement (IDA) ; de la Société financière internationale (IFC) ; de l'Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) ; et du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.banquemondiale.org/fr, www.miga.org et www.ifc.org.
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