COMMUNIQUÉS DE PRESSE 30 avril 2019

Burkina Faso : la Banque mondiale s’engage en faveur de l’accès au crédit et aux services financiers numériques

WASHINGTON, 30 avril 2019. La Banque mondiale a approuvé aujourd’hui un crédit de 100 millions de dollars financé par l’Association internationale de développement (IDA)* et destiné à soutenir les efforts entrepris par le Burkina Faso en vue d’élargir l’accès des agriculteurs, des femmes, des jeunes et des petites et moyennes entreprises (PME) aux services financiers numériques et au crédit.

Le Projet d’appui à l’inclusion financière s’attachera en particulier à lever les principaux obstacles auxquels sont confrontées les femmes et les entreprises féminines pour accéder aux services financiers, ce qui limite leur capacité d’épargne, de résilience aux chocs et de réalisation d’investissements productifs.

« Au Burkina Faso, nombre de personnes, et en particulier les femmes, les pauvres et les populations rurales, sont toujours exclues du secteur financier formel malgré une croissance continue du secteur bancaire ces dernières années. Ce nouveau projet facilitera l’inclusion financière des femmes et des petites entreprises, en améliorant leur accès aux financements, aux marchés, à la technologie et à d’autres services, tout en soutenant la mise en place de politiques publiques et d’un cadre réglementaire favorables au secteur financier », explique Cheick Kanté, responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Burkina Faso.

Prévu pour une durée de six ans, le projet s’inscrit dans la ligne du double objectif de la Banque mondiale visant à mettre fin à l’extrême pauvreté et à promouvoir une prospérité partagée. Il est également en phase avec le Plan national de développement économique et social (PNDES) du pays, dont l’une des priorités est de renforcer les capacités du secteur privé, notamment des PME, et de mettre en place des mécanismes financiers adaptés aux besoins de ces entreprises.

« Grâce à ce projet, le gouvernement sera également en mesure de numériser l’accès aux services sociaux pour les familles et le paiement des pensions. Cette numérisation permettra à un grand nombre de particuliers de disposer de leur premier compte courant. Pour beaucoup de personnes, en particulier les pauvres, les femmes et les jeunes, ce type de compte est la première étape vers l’accès à un ensemble plus large de services financiers. Le projet permettra aussi de mettre sur pied le premier fonds de garantie partielle de portefeuille de crédit, géré localement et ciblant les PME, les agriculteurs et les entreprises dirigées par des femmes. Cette garantie de crédit facilitera la mobilisation de financements du secteur privé dans les segments mal desservis de l’économie », soulignent Maria Eileen Pagura et Tenin Fatimata Dicko, les deux co-responsables de l’équipe de projet.

* L’Association internationale de développement (IDA), une institution de la Banque mondiale fondée en 1960, accorde des dons et des crédits sans intérêts aux pays les plus pauvres afin de les aider à mettre en œuvre des projets et des programmes qui stimulent la croissance économique, contribuent à la réduction de la pauvreté et améliorent les conditions de vie des pauvres. L’IDA est l’un des principaux bailleurs d’aide aux 75 pays les plus déshérités du monde, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA bénéficient concrètement à 1,5 milliard de personnes. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités dans 113 pays. Le volume annuel de ses engagements a représenté en moyenne 18 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 54 % de ce montant environ étant destiné à l’Afrique.


COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° : 2019/076/AFR

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