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À la suite de l’épidémie d’Ebola, la Banque mondiale concourt à l’amélioration des systèmes de veille sanitaire en Afrique de l’Ouest

29 juin 2016


WASHINGTON, 29 juin 2016 – Le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui un financement de l’Association internationale de développement (IDA) d’un montant de 110 millions de dollars, destiné au renforcement des systèmes de santé et de surveillance des maladies en Guinée, en Sierra Leone et au Sénégal, au profit de plus de 33,3 millions d’habitants. Ce financement est le premier d’une série d’investissements prévus au titre du Programme régional d’amélioration des systèmes de veille sanitaire en Afrique de l’Ouest (ou « REDISSE » selon son sigle anglais), dont l’objectif est de remédier aux faiblesses structurelles des systèmes de santé animale et humaine qui réduisent l’efficacité de la veille sanitaire et de la lutte contre les maladies. Ce programme a été élaboré avec le concours financier de la Fondation Bill & Melinda Gates et l’appui technique de l’Organisation mondiale de la santé et des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

La dernière épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest a montré combien il était nécessaire de renforcer les systèmes nationaux de veille épidémiologique mais aussi d’accroître la collaboration entre États pour être en mesure de détecter les premiers signaux d’apparition d’une épidémie de maladie transmissible et d’y répondre avant qu’elle ne se propage à d’autres pays et ne conduise à des milliers de décès et une paralysie économique.

La Guinée et la Sierra Leone, qui font partie des pays les plus touchés par la dernière épidémie d’Ebola, recevront chacune un montant de 30 millions de dollars. Le Sénégal, qui joue un rôle de premier plan dans la région en faveur du développement des capacités de détection et de réponse aux événements épidémiques, recevra également un financement de 30 millions de dollars. De plus, l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS) recevra 20 millions de dollars de l’IDA, auxquels s’ajoute un cofinancement du gouvernement canadien d’un montant de 4 millions de dollars, ces fonds visant à améliorer les infrastructures de veille sanitaire, le partage d’informations et la collaboration internationale dans les 15 pays qui composent la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), avec une approche multisectorielle qui couvre les domaines de la santé, de l’agriculture et de l’environnement.   

« Le REDISSE va contribuer à doter durablement l’Afrique de l’Ouest de capacités nationales et régionales de veille sanitaire essentielles pour prévenir et détecter des flambées épidémiques avant qu’elles ne fassent payer un lourd tribut aux populations et aux économies », commente Tim Evans, directeur principal du pôle mondial d’expertise en Santé, nutrition et population du Groupe de la Banque mondiale.

Ce programme sera mis en œuvre sous la forme d’une série de projets interdépendants qui concernera et soutiendra à terme la totalité des 15 pays de la CEDEAO. Le premier d’entre eux, REDISSE I, approuvé aujourd’hui pour la Guinée, la Sierra Leone et le Sénégal, a pour objectif de renforcer les capacités intersectorielles au niveau national et régional pour collaborer à la veille sanitaire et à la préparation d’interventions en cas d’épidémie. Il comprend également une composante d'intervention rapide en cas de crise destinée à améliorer les capacités de réponse des pouvoirs publics à une situation d’urgence. En cours de préparation, le prochain projet devrait être présenté au Conseil des administrateurs en novembre 2016.

« L’Afrique de l’Ouest est particulièrement vulnérable à l’apparition d’épidémies infectieuses chez les populations humaines et chez les animaux, et ces maladies traversent facilement les frontières en raison de la circulation des personnes, des animaux et des biens. Or, il est indispensable de détecter et de prévenir la propagation de ces maladies pour protéger les avancées de la région sur le plan du développement humain et de la croissance économique et pour empêcher de futures épidémies », explique Rachid Benmessaoud, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Nigéria et de la coordination du Programme d’intégration régionale de l’Afrique de l’Ouest.

Parallèlement au REDISSE et à sa contribution au renforcement de la veille sanitaire, le Groupe de la Banque mondiale a récemment lancé une nouvelle initiative, le Mécanisme de financement d’urgence en cas de pandémie, un dispositif mondial novateur conçu pour se prémunir des pandémies mortelles et reposant notamment sur la création du tout premier marché de l’assurance contre le risque de pandémie.

Les financements prévus au titre du programme REDISSE s’inscrivent dans le montant global de 1,62 milliard de dollars mobilisé par le Groupe de la Banque mondiale afin de faire face à l’épidémie d’Ebola de 2014-2015. Les fonds alloués précédemment se sont attachés à appuyer les efforts de lutte contre l’épidémie et de redressement dans les trois pays les plus éprouvés par Ebola, à savoir la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone. Cette aide comprend une enveloppe de 1,17 milliard de dollars de l’IDA (le fonds du Groupe de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres) ayant pour objectif d’apporter les soins et les traitements nécessaires, de contenir et prévenir la propagation des infections, d’accompagner les communautés confrontées aux répercussions économiques de la crise et d’améliorer les systèmes de santé publique. Les fonds mobilisés dans le contexte de l’épidémie d’Ebola comprennent en outre un financement d’au moins 450 millions de dollars provenant de la Société financière internationale (IFC), la branche du Groupe chargée des opérations avec le secteur privé, et visant à soutenir le commerce, l’investissement et l’emploi dans les trois pays mentionnés précédemment.

Le programme REDISSE relève d’une réponse de plus long terme face à la récente épidémie : il dépasse la seule maladie à virus Ebola et les frontières des trois pays les plus touchés pour concourir, plus largement, à la mise en place d’un système régional solide et multisectoriel pour la veille sanitaire et la lutte contre les maladies, qui repose sur la collaboration entre les pays et l’action collective. Les maladies transmissibles et non transmissibles pèsent considérablement sur l’état de santé des habitants de la CEDEAO, ainsi que sur leur éducation et leurs revenus, avec des conséquences qui sont particulièrement lourdes chez les plus vulnérables d’entre eux.

* L’Association internationale de développement (IDA), une institution de la Banque mondiale fondée en 1960, accorde des dons et des crédits sans intérêts aux pays les plus pauvres afin de les aider à mettre en œuvre des projets et des programmes qui stimulent la croissance économique, contribuent à la réduction de la pauvreté et améliorent les conditions de vie des pauvres. L’IDA est l’un des principaux bailleurs d’aide aux 77 pays les plus déshérités du monde, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA bénéficient concrètement à 1,3 milliard de personnes. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités dans 112 pays. Le volume annuel de ses engagements a représenté en moyenne 19 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 50 % de ce montant environ étant destiné à l’Afrique.

Contacts médias
À Washington
Ekaterina Svirina
esvirina@worldbank.org
À Dakar
Mademba Ndiaye
mademba@worldbank.org
À Guinea/Freetown
Taleb Ould Sid'ahmed/ Moses Kargbo
ouldsidahmed@worldbank.org/mkargbo@worldbank.org



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