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Guinée : deux nouveaux dons de la Banque mondiale visent à doper l’emploi des jeunes et à renforcer la sécurité alimentaire en misant sur l’agriculture

30 septembre 2014


WASHINGTON, 30 septembre 2014-Le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui deux dons de l’Association internationale de développement (IDA*) en faveur de la Guinée qui serviront, pour le premier, à améliorer les programmes de formation et les débouchés professionnels des jeunes du pays et, pour le second, à renforcer les capacités des institutions gouvernementales à promouvoir la sécurité alimentaire, à travers des réformes et des investissements dans l’agriculture.

« Malgré les bons résultats du pays sur le plan de la croissance économique, des millions d’habitants restent piégés dans la pauvreté et cette situation risque de s’aggraver avec l’épidémie actuelle d’Ebola, indique Ousmane Diagana, directeur des opérations de la Banque mondiale pour la Guinée. Si nous voulons contrecarrer l’impact de l’épidémie sur la croissance, nous devons impérativement offrir aux jeunes des compétences monnayables et des emplois et, parallèlement, lancer des réformes dans l’agriculture pour renforcer la sécurité alimentaire des plus pauvres. »

Doté de 20 millions de dollars, le Projet pour le développement des compétences et l’employabilité des jeunes en Guinée s’inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement visant à renforcer la productivité et les revenus de l’ensemble de la population. Il s’efforcera d’améliorer l’insertion professionnelle des jeunes et, notamment, des nombreux diplômés sans emploi, à travers des programmes de formation adaptés aux attentes du secteur privé et des stages en entreprise.

« Les compétences que les jeunes acquièrent sont souvent en décalage avec les besoins, car la plupart souhaitent poursuivre des études de lettres alors que l’on manque de formations professionnelles pratiques sur le terrain. Les instituts de formation et les employeurs ne se concertent que rarement et les jeunes n’ont connaissance des postes à pourvoir que si leurs réseaux, familiaux et autres, fonctionnent, ce qui crée des obstacles supplémentaires, constate Nathalie Lahire, chef d’équipe du projet à la Banque mondiale. Ce projet devrait permettre de combler l’écart entre les compétences professionnelles requises et les emplois disponibles. »

À travers la mise en place d’un fonds compétitif, le projet soutiendra l’organisation de programmes techniques d’une durée de deux à trois ans, adossés à des standards de certification internationale et correspondant aux attentes des entreprises. Depuis le déclenchement de l’épidémie d’Ebola, notamment, le pays manque de personnel médical formé à la surveillance des maladies et capable de suivre et prévenir de nouvelles flambées épidémiques mais aussi de chercheurs à même de trouver des solutions pour soigner les malades sur le terrain. Le projet sera l’occasion pour les instituts de formation de soumettre des propositions élaborées de concert avec des entreprises privées et des organisations internationales en vue de remédier à cette carence de compétences essentielles.

Le Projet d’appui au secteur agricole, d’une enveloppe de 15 millions de dollars, entend renforcer les compétences de certains ministères, de la chambre d’Agriculture du pays et d’autres organismes concernés et fournir un appui analytique ciblé pour la mise en œuvre du Plan national d’investissement dans l’agriculture et la sécurité alimentaire. Son objectif est d’améliorer les capacités de planification, de préparation des budgets et de gestion des institutions visées.

« Nous nous réjouissons d’accompagner les efforts engagés par le gouvernement guinéen pour accorder une place plus importante à l’agriculture et allouer davantage de fonds à ce secteur dans le but de promouvoir le développement et une prospérité partagée, affirme Amadou Alassane, chef d’équipe du projet à la Banque mondiale. Globalement, ce projet permettra de doper la production agricole et d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle tout en préservant la protection sociale et l’emploi en milieu rural. »

Le projet contribuera par ailleurs à constituer des capacités pour suivre, évaluer et rendre compte des progrès du secteur agricole. La priorité accordée au renforcement des grandes institutions du secteur devrait aider le gouvernement à réagir plus efficacement et à gérer au mieux les efforts de réhabilitation une fois l’épidémie d’Ebola maîtrisée

* L’Association internationale de développement (IDA), une institution de la Banque mondiale fondée en 1960 et chargée d’aider les pays les plus pauvres du monde en leur accordant des dons et des crédits ne portant pas intérêt pour la mise en œuvre de programmes de nature à stimuler la croissance économique, à atténuer les inégalités et à améliorer les conditions de vie des populations. L’IDA est l’un des principales sources d’aide aux 82 pays les plus déshérités de la planète, dont 40 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA apportent un changement positif dans la vie de 2,5 milliards de personnes vivant avec moins de deux dollars par jour. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités dans 108 pays. Le volume annuel de ses engagements est en constante augmentation et a représenté en moyenne 16 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 50% de ce montant environ étant destiné à l’Afrique.

 



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COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° :
2015/131/AFR

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