COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Seychelles: la Banque mondiale finance l’amélioration de la gestion des situations d’urgence et de la résilience économique

26 septembre 2014


WASHINGTON, 26 septembre 2014 - Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui un financement de 7 millions de dollars destiné à aider les Seychelles à faire face plus efficacement aux événements climatiques extrêmes auxquels le pays est exposé. Le petit État insulaire, qui a subi dans le passé des inondations, coulées de boue et tsunamis dévastateurs, est le premier pays africain à s’associer à la Banque mondiale dans le cadre de cette initiative novatrice pour la gestion des risques de catastrophe.

Ce financement est octroyé par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) sous la forme d’un prêt à l’appui des politiques de développement assorti d’une option de tirage différé pour les risques liés aux catastrophes (« Cat DDO » selon son acronyme en anglais). Il fonctionne comme une ligne de crédit conditionnelle permettant aux Seychelles de « tirer » des fonds immédiatement après une catastrophe naturelle reconnue comme une urgence nationale.

« Il s’agit là d’une étape très importante pour la gestion des risques de catastrophe en Afrique, affirme Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour la Région Afrique. Cette opération permettra au gouvernement des Seychelles de se consacrer aux stratégies qui doivent permettre de reconstruire en mieux’ après une catastrophe naturelle, tout en protégeant la population des effets de ces catastrophes et en consolidant les plans de développement et les avancées réalisées dans ce domaine. »  

Alors que les Seychelles sont jusqu’ici le premier pays d’Afrique à bénéficier d’une option Cat DDO, M. Diop est convaincu que d’autres pays du continent leur emboîteront le pas, étant donné le succès enregistré dans les premiers pays qui ont fait l’expérience de ce dispositif dans la région Amérique latine et Caraïbes, puis dans la région Asie du Sud-Est et Pacifique. Situé au large de l’Afrique subsaharienne, dans une région du monde où le nombre de décès dus aux catastrophes naturelles et de sinistrés est particulièrement élevé, l’archipel des Seychelles sera désormais en mesure d’activer ce financement pour mieux préserver sa population et ses perspectives de développement de l’impact des catastrophes naturelles.   

« Si l’option de tirage différé est si importante, c’est parce qu’elle procurera des liquidités immédiates en cas de catastrophes d’ampleur moyenne ou successives aux Seychelles, explique Pierre Laporte, le ministre seychellois des Finances, du Commerce et de l’Investissement. Nous pourrons ainsi éviter de puiser dans les fonds initialement mis de côté pour les projets de développement afin de répondre aux besoins des plus démunis dans notre pays. »

Après le passage du cyclone Felleng, qui a balayé les Seychelles en janvier 2013, la Facilité mondiale pour la prévention des risques de catastrophes et le relèvement (GFDRR) a financé une évaluation « des dégâts, des pertes et des besoins » réalisée par les pouvoirs publics seychellois avec l’aide de l’équipe chargée de la gestion des risques de catastrophe au sein de la Région Afrique de la Banque mondiale. Si aucun décès n’a été à déplorer, les crues, coulées de boue et éboulements ont provoqué pour 8,4 millions de dollars de dégâts (soit 0,77 % du PIB des Seychelles en 2012) et entraîné un manque à gagner dans des secteurs clés tels que le transport et le tourisme.

Les pays éligibles à une option Cat DDO sont tenus de se doter d’un cadre de gestion des risques de catastrophe. Au cours des deux dernières décennies, le gouvernement a redoublé d’efforts pour améliorer la résilience des Seychelles aux catastrophes en mettant en place un département spécialisé qui veille à la prise en compte systématique de la gestion des risques dans la politique de développement et qui coordonne les plans d’urgence.

« Le gouvernement a montré sa détermination à gérer les risques de catastrophe, comme en témoignent l’adoption récente de la loi sur la gestion des risques de catastrophe et d’une politique en la matière, ainsi que la création d’une base de données sur les risques », précise Doekle Wielinga, chef d’équipe du projet à la Banque mondiale.

Au-delà des fonds nécessaires à l’action post-catastrophe, l’option Cat DDO aidera le pays à améliorer son cadre de gestion des risques, en étoffant sa législation et en intégrant la réduction des risques dans la planification et la prise de décision.

Par ailleurs, la Banque a accordé aujourd’hui aux Seychelles leur troisième prêt à l’appui des politiques de développement pour la compétitivité et la durabilité. D’un montant de 7 millions de dollars, ce prêt appuiera les efforts de réformes visant à renforcer la résilience économique. Ces réformes auront pour but d’améliorer le climat des affaires, la transparence, la gestion des finances publiques ainsi que la surveillance financière et les contrôles des entreprises publiques.

« Il s’agit du troisième et dernier volet de ce programme, et nous sommes ravis de constater les avancées réalisées par les Seychelles dans la restructuration de leur économie, indique Rafael Munoz Moreno, chef d’équipe de ce projet à la Banque mondiale. Il en résulte une discipline budgétaire solide, ainsi que des progrès notables de la résilience économique et de la compétitivité. »WASHINGTON, September 26, 2014 - The World Bank’s Board of Executive Directors today approved US$7 million in financing to Seychelles to help the country better cope with extreme natural events such as floods, mud slides, or tsunamis, which have wreaked havoc on the island nation in the past.  Seychelles is the first African country to partner with the World Bank on this innovative disaster risk initiative.

The Disaster Risk Management Development Policy Loan with Cat DDO (Cat DDO)is financed by the International Bank for Reconstruction and Development (IBRD) and serves as a contingent line of credit   that enables Seychelles to  “draw down” funds in the immediate aftermath of a natural disaster which is declared a national emergency.

 “This is a powerful step forward for disaster risk management in Africa,” said Makhtar Diop, the World Bank’s Vice President for Africa. “This operation will allow the Government of Seychelles to concentrate on strengthening its methods to ‘build back better’ in the aftermath of natural disasters while also protecting its people against the effects of natural disasters and making their development gains and plans more disaster resilient.”   

Although Seychelles is the first African country so far to implement a Cat-DDO, Diop believes that other countries on the continent may follow its example, based on the success of similar which were pioneered in countries in the Latin America and Caribbean Region and later in the South East Asia and Pacific region”. Located off the coast of Sub-Saharan Africa in an area that suffers from some of the highest number of casualties and people affected by disasters, Seychelles will now be able to use its Cat-DDO funding to better safeguard its people and their development future from the impact of natural disasters.   

“The reason the Cat DDO is so significant is because it provides immediate liquidity when medium-sized or cumulative disasters hit Seychelles," said Pierre Laporte, the minister of finance, trade and investment for Seychelles. "As a result, we can avoid diverting the funds originally set aside for development projects attending to the needs of our country's poorest.”

During the aftermath of Cyclone Felleng which impacted Seychelles in January 2013 the Global Facility for Disaster Reduction and Recovery (GFDRR) funded a “damages, losses and needs” assessment which was conducted by the government with support from the World Bank’s Africa Disaster Risk Management team.  While no deaths were reported, the ensuing floods, mudslides, and rock fall resulted in $8.4 million worth of damages (equivalent to 0.77% of the 2012 Seychelles GDP) and contributed to losses in key areas such as transport and tourism.

Countries that are eligible for a Cat-DDO are required to have a disaster risk management framework in place. For the last two decades, the Government of Seychelles has ramped up efforts to improve disaster resilience by establishing a dedicated department for risk and disaster management that supports the mainstreaming of risk into development and coordinates the emergency response.

“The Government has shown its commitment to disaster risk management, which is illustrated by recently approving a Disaster Risk Management Act, a disaster risk management policy, and by establishing a risk information database,” said Doekle Wielinga, The World Bank Task Team Leader for the Cat DDO. “

Apart from providing funding to address the impact of disasters, the Cat-DDO will help improve the country’s disaster risk management framework, which includes strengthening legislation and integrating disaster risk reduction into planning and decision-making.

In addition to the Cat-DDO the Bank’s Board today approved the third Seychelles Sustainability and Development Competitiveness Loan. The loan in the amount of US$7 million will help support the government’s effort to create reforms that build economic resilience. These reforms will promote improvements in the business climate, enhance fiscal transparency, improve public financial management and increase fiscal oversight and controls of public enterprises.

“This is the third and final operation of a programmatic series and we are happy to see the progress Seychelles has made implementing its economic restructuring program,” said Rafael Munoz Moreno, the World Bank Task Team leader for the competitiveness loan. “It has produced strong fiscal discipline and improved economic resilience and competitiveness.



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COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° :
2015/116/AFR

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