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La Banque mondiale approuve un financement visant à améliorer la connectivité à bande large en Mauritanie et au Togo

30 mai 2013



WASHINGTON, le 30 mai 2013 - Le Conseil des directeurs exécutifs de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui deux financements de 30 millions de dollars chacun visant à soutenir les efforts des gouvernements de Mauritanie et du Togo pour renforcer la connectivité des télécommunications en élargissant leurs réseaux à fibre optique et introduire des réformes juridiques et réglementaires destinées à stimuler une saine concurrence du secteur privé. Les investissements devraient améliorer l’accès, la qualité et la fiabilité des communications vocales et par Internet, former l’épine dorsale d’un investissement du secteur privé à plus grande échelle dans les technologies de l’information et des communications (TIC) et entraîner une baisse spectaculaire des coûts, comme ce fut le cas dans d’autres pays d’Afrique.

« Nous souhaitons tirer parti de la révolution qui se produit actuellement en Afrique dans le domaine des technologies de l’information et des télécommunications afin de relever les défis du développement auxquels sont confrontés les États d’Afrique occidentale » a déclaré Colin Bruce, directeur de l’intégration régionale à la Banque mondiale. « Des réseaux régionaux à bande large grande capacité fiables rendent possible les communications, le commerce et l’échange de services transfrontaliers. Ils forment la pierre angulaire du développement d’une zone économique régionale moderne en Afrique occidentale. »

Le projet fait partie de la seconde phase d’un Programme pour une Infrastructure de Communications Régionale en Afrique occidentale (West Africa Regional Communications Infrastructure Program – WARCIP) de 300 millions de dollars, projet destiné à combler les déficits de connectivité existant entre 16 pays d’Afrique occidentale et le reste du monde. WARCIP tire parti des ressources et du dynamisme du secteur privé par le biais de partenariats novateurs entre secteurs public et privé pour permettre un déploiement rapide de l’infrastructure et de l’expansion des services télécoms. Le programme adopte une approche régionale, ayant pris conscience du fait que l’accès à une connectivité de haute qualité entre pays voisins à des prix compétitifs est capital pour la compétitivité et la fiabilité des réseaux nationaux. Une approche régionale est particulièrement nécessaire pour les pays enclavés d’Afrique occidentale qui dépendent de leurs voisins côtiers pour l’accès aux réseaux à bande large mondiaux, ainsi que pour les petits pays, qui du fait de leur isolement peuvent paraître moins attrayants aux investisseurs.

La Mauritanie est pour l’essentiel un pays désertique et sa population de 3,5 millions d’habitants est dispersée sur une superficie estimée à 1 030 700 kilomètres carrés. Le Togo est l’un des plus petits pays d’Afrique occidentale et sa population de 6,5 millions d’habitants est dispersée sur plus de 56 600 kilomètres carrés. Les deux pays ont besoin d’améliorer leur connexion à l’« autoroute » de l’information et de tirer parti du pouvoir transformateur des technologies de l’information et des télécommunications pour diversifier leurs économies, augmenter les taux de croissance et accélérer la réalisation des Objectifs de développement pour le Millénaire d’ici 2015.

« C’est une époque faste pour les initiatives liées aux technologies de l’information et des télécommunications en Afrique de l’Ouest » affirment Boutheina Guermazi et Michel Rogy, co-chefs d’équipes spéciales, respectivement pour le Togo et la Mauritanie. « Nous avons hâte de faire avancer cet important projet, en travaillant étroitement avec les deux gouvernements pour le mettre effectivement en œuvre et s’assurer que les avantages de la connectivité TIC « descendent » jusqu’aux utilisateurs finaux des deux pays et, d’une manière plus générale, sur l’ensemble de la région. »

 


* L’Association internationale de développement (International Development Association, IDA), une institution de la Banque mondiale fondée en 1960, est chargée d’aider les pays les plus pauvres du monde en leur accordant des prêts (appelés crédits) et des subventions pour la mise en œuvre de projets et de programmes de nature à stimuler la croissance économique, à atténuer les inégalités et à améliorer les conditions de vie des populations. L’IDA est l’un des principaux bailleurs d’aide aux 82 pays les plus déshérités de la planète, dont 40 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA apportent un changement positif dans la vie de 2,5 milliards de personnes vivant avec moins de deux dollars par jour. Depuis 1960, l’IDA a soutenu des activités de développement dans 108 pays. Le volume annuel de ses engagements est en constante augmentation et a représenté en moyenne 15 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 50 % de ce montant environ étant destiné à l’Afrique.

 

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° :
2013/431/AFR

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