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COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Le Mali va bénéficier du soutien financier de 160 millions de dollars pour relancer son agriculture

03 juin 2010




WASHINGTON, 3 juin 2010 - Le gouvernement du Mali va bénéficier d'un investissement de plusieurs bailleurs de fonds d’un montant de 160 millions de dollars pour accroître la productivité des exploitations agricoles familiales et des petits entrepreneurs agro-industriels et améliorer les pratiques de gestion durable des terres et des eaux.
 
Le Programme d’accroissement de la productivité agricole au Mali (PAPAM) que le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé ce jour contribuera aux objectifs spécifiques de sécurité alimentaire et de croissance agricole. Il est financé par un Crédit d'Investissement sectoriel (SIL en anglais) d’une durée de six ans et d’un montant de 70 millions de dollars provenant de l'Association internationale de développement (IDA), d’une subvention de 6,2 millions de dollars du Fonds pour l'environnement mondial (FEM) et d’un don de 14,64 millions d'euros (équivalent à 19,5 millions de dollars) du Fonds de réponse à la crise alimentaire financé par l'Union européenne. Le Fonds international de développement agricole (FIDA) co- financera le projet à hauteur de 32 millions de dollars. Le projet bénéficiera également d’un financement parallèle supplémentaire du FEM d’un montant de 1,9 million de dollars devant être mis en œuvre par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
 
La contribution de l’État malien au projet est estimée à 23,7 millions de dollars sous forme d'exonération  de taxes. La participation des bénéficiaires est estimée à 6,7 millions de dollars.
 
« Le projet proposé est axé sur trois volets visant à résoudre les principaux obstacles à la modernisation de l'agriculture au Mali, notamment le faible niveau de productivité agricole, l’insuffisance des infrastructures de production et le manque de coordination sectorielle», a déclaré Olivier Durand, le responsable de l’équipe chargée du programme pour le compte de la Banque mondiale. «  Les investissements du programme porteront sur :  le transfert des technologies et la prestation de services aux producteurs, comme la recherche, le conseil agricole et l'accès au financement ; les infrastructures d'irrigation à petite et à grande échelle ; et la promotion d'une approche programmatique et le suivi sectoriel, dans le but de créer un environnement politique et institutionnel favorable à l’accroissement de la productivité agricole».
 
Un des principaux objectifs sous-jacents du programme consiste à aider les producteurs à moderniser leurs exploitations et leurs systèmes de production par la diffusion d’un éventail de technologies déjà disponibles pour intensifier l'agriculture, l'élevage, la gestion des terres et les pratiques agro-forestières. Le projet visera également à introduire des technologies alternatives essentielles à une gestion durable des terres et des eaux, qui permettront d’améliorer la résistance des écosystèmes grâce à la séquestration du carbone, d’enrichir les sols en carbone organique et d’améliorer la production de biomasse et de couverture végétale. Suite à ces interventions, les systèmes de production devraient présenter une résistance accrue aux chocs externes, tels que le changement climatique (sécheresses, inondations, etc.), réduisant ainsi les risques et améliorant  la stabilité des systèmes des exploitations agricoles familiales et les revenus correspondants.
 
Le programme financera le développement de 2 700 hectares d’aménagements irriguées à l'Office du Niger et de 4 600 hectares de périmètres d'irrigation de proximité (périmètre irrigués villageois, bas-fonds, etc.). Il fournira aux producteurs du conseil technique visant à améliorer la gestion des eaux par l'introduction de techniques d'économie d'eau et par la promotion du système de riziculture intensive.
 
 « Au-delà des investissements dans le transfert des technologies et les infrastructures d'irrigation, le programme investira une partie substantielle de son budget dans le renforcement des capacités des organisations de producteurs et  transférera davantage de responsabilités aux Chambres régionales d'agriculture dans la mise en œuvre des activités du projet et des investissements sur le terrain. Les organisations de producteurs joueront un rôle plus important dans la conception et la mise en œuvre de leurs propres projets d'investissement. Le projet aidera également les producteurs à participer plus activement à la formulation des éléments de politique agricole  et à la prise de décision aux niveaux national et régional pour la promotion des exploitations agricoles familiales », a ajouté Olivier Durand.
 
Le projet appuiera également les efforts actuels du gouvernement malien pour améliorer la coordination et l'harmonisation des interventions dans le secteur agricole. Avec d'autres donateurs, il appuiera l'élaboration d'un programme national d’investissements dans le secteur agricole, qui permettra de définir les orientations stratégiques et favoriser l’alignement des investissements futurs dans l'agriculture en cohérence avec la politique agricole et la Loi d'orientation agricole.
 
Les investissements seront concentrés  sur quatre principaux systèmes de production essentiellement vivriers dotés d’un potentiel d’accroisseemnt de productivité, reposant sur une demande intérieure confirmée et offrant un impact potentiel important sur la croissance agricole et la réduction de la pauvreté. Les investissements seront focalisés sur : (i) le système de production de riz / maraîchage irrigués qui nourrit de nombreux Maliens; (ii) le système de production de céréales pluviales, qui a été négligé pendant de nombreuses années et sur lequel dépendent les revenus de la majorité des populations rurales. Dans ce cadre, deux sous-systèmes seront mis en exergue : céréales/légumineuses et céréales/coton, qui sont tous deux fortement associés à la production animale. Le projet prêtera attention à la production de coton, qui reste le pilier de la rotation des cultures du système de production mixte céréales/coton. (iii) La production fourragère: la demande d'alimenta bétail  alternatives aux tourteaux de coton est en augmentation. Le système de production fourragère présente le plus fort potentiel d'innovation, de l'introduction de nouvelles cultures à la diffusion du matériel de récolte et de transformation. Des techniques de cultures et d’ensemencement améliorées sont déjà prêtes à être diffusées. (iv) La production animale : le Mali est connu pour son cheptel, même s’il importe la majeure partie du lait consommé. Le projet mettra l'accent sur la production laitière semi-intensive et agro-pastorale, la production avicole semi-commerciale et traditionnelle et l’embouche ovine. Les femmes et les jeunes ruraux peuvent profiter pleinement des gains de productivité dans les élevages à cycle court.

Contacts médias
À Bamako
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Téléphone : (+223) 20 22 22 83
mdiarra@worldbank.org
À Washington
Francois Gouahinga
Téléphone : (202) 473-0696
fgouahinga@worldbank.org

COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° :
2010/453/AFR

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