COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Le premier forum sur la réduction des gaz torchés aura lieu au Sultanat d'Oman

04 mai 2010




WASHINGTON, le 4 mai 2010 – Dans un effort pour améliorer l’efficacité énergétique et réduire les émissions de carbone à l’échelle mondiale, le Partenariat mondial pour la réduction des gaz torchés de la Banque mondiale (GGFR) et Masdar, l’initiative d’énergie renouvelable à facettes multiples d’Abu Dhabi, co-organisent le premier forum sur l’utilisation et la réduction des gaz torchés dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Ce forum aura lieu les 10 et 11 mai à Muscat, dans le Sultanat d'Oman.

Ce forum rassemblera les représentants des sociétés pétrolières et gazières, des sociétés technologiques, des fournisseurs de services, des institutions financières et des agences gouvernementales régionales afin qu’ils analysent les défis et occasions propres aux projets de réduction des gaz torchés dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) et qu’ils prennent conscience de la manière dont la finance carbone pourrait rendre les projets de réduction des gaz torchés plus viables sur le plan économique.

Le torchage des gaz, ce processus de brûlage des gaz associés dans les puits de pétrole et dans les usines de traitement d’hydrocarbures, soit pour les éliminer soit par mesure de sécurité, est aujourd’hui pointé du doigt en tant que grave problème environnemental parce qu’il contribue à l’émission de quelque 400 millions de tonnes de CO2 à l’échelle mondiale. Cette activité a également des conséquences économiques graves puisque d’importants volumes de ressources naturelles sont ainsi gaspillés.

La région MENA est la deuxième plus importante région de torchage des gaz associés au monde. La région torche près de 30 milliards de mètres cubes de gaz associés (20 % du total mondial), soit suffisamment pour alimenter 20 usines au gaz naturel liquéfié (GNL) ou six trains au GNL de taille moyenne. L’Iran, l’Irak, l’Algérie, le Qatar, l’Arabie saoudite, le Sultanat d'Oman et le Koweït sont parmi les 20 pays les plus actifs en matière de torchage de gaz. Au cours des dernières années, plusieurs de ces pays se sont montrés déterminés à s’attaquer aux défis entourant la réduction des gaz torchés.

« Ce forum dans la région MENA est particulièrement important parce que le torchage de gaz a des conséquences environnementales et économiques qui doivent être considérées », explique Paulo de Sa, directeur de la Division des politiques pour les secteurs du pétrole, du gaz et des mines de la Banque mondiale. « La réduction des gaz torchés et l’amélioration de l’utilisation du gaz naturel constituent une contribution concrète à l’efficacité énergétique et à l’atténuation du changement climatique. »

Sam Nader, directeur de l’unité de gestion du carbone de Masdar, ajoute : « Ce forum, le premier de ce genre au Moyen-Orient, nous permettra d’examiner les obstacles réglementaires et commerciaux qui freinent la mise en œuvre des projets de réduction des gaz torchés. Il mettra également en lumière les meilleures pratiques et des études de cas pour surmonter les obstacles liés à la récupération et à l’utilisation du gaz naturel, et notamment le rôle du Mécanisme de développement propre pour accroître la viabilité de tels projets. »

Le torchage ou le brûlage du gaz naturel est souvent effectué dans des zones éloignées où il n’y a pas d’infrastructures pour le transport du gaz naturel ni de marchés locaux de gaz naturel. Depuis son lancement en 2002, le Partenariat mondial pour la réduction des gaz torchés de la Banque mondiale (GGFR) a encouragé des efforts plus soutenus pour éliminer le torchage des gaz, notamment la réinjection du gaz naturel dans le sol pour stimuler la production de pétrole, sa conversion en gaz naturel liquéfié (GNL) pour le transport, son transport vers les marchés grâce à des pipelines ou encore son utilisation sur le site pour produire de l’électricité.

Ce forum régional, qui est également soutenu par les autorités du Sultanat d’Oman et parrainé par diverses entreprises, servira de plateforme pour le dialogue, l’échange de bonnes pratiques et la recherche de possibilités commerciales aux parties prenantes concernées. Au nombre des parrains de cet évènement, il y a : Petroleum Development Oman, Oman LNG, Qalhat LNG et PricewaterhouseCoopers.


Information sur le sujet :

À propos de Masdar
Masdar est l’initiative à multiples facettes d’Abu Dhabi pour le développement, la commercialisation et le déploiement de technologies et de solutions relatives aux énergies renouvelables et de remplacement. Masdar est gérée par l’Abu Dhabi Future Energy Company (ADFEC), une société entièrement détenue par le gouvernement d’Abu Dhabi par le biais de la Mubadala Development Company.

À propos de la Banque mondiale
Composée de 185 gouvernements d’États membres, la Banque mondiale a pour principale mission d’aider les personnes et pays les plus pauvres du monde. La Banque mondiale utilise ses ressources financières, son personnel et sa vaste expérience pour aider les pays en développement à réduire leur pauvreté, à accroître leur croissance économique et à améliorer les conditions de vie de leurs habitants.

À propos du GGFR
Lancé lors du Sommet mondial sur le développement durable en août 2002, le Partenariat mondial pour la réduction des gaz torchés de la Banque mondiale (GGFR) est un partenariat public-privé qui rassemble autour de la table des représentants des pays producteurs de pétrole, des sociétés d’État et des grandes entreprises pétrolières afin qu’ensemble ils puissent surmonter les obstacles qui freinent la réduction des gaz torchés. Pour ce faire, ils partagent les meilleures pratiques internationales et mettent en place des programmes adaptés à chaque pays grâce au financement fourni par l’Union européenne, la Banque mondiale, les sociétés pétrolières et les pays donateurs.

Les partenaires et donateurs du GGFR
Le Partenariat mondial pour la réduction des gaz torchés de la Banque mondiale (GGFR), qui est géré et promu par une équipe de la Banque mondiale située à Washington, bénéficie de l’appui des partenaires suivants : l’Algérie (Sonatrach), l’Angola (Sonangol), l’Azerbaïdjan, le Cameroun, le Canada (ACDI), le Tchad, l’Équateur (PetroEcuador), la Guinée équatoriale, la France, le Gabon, l’Indonésie, l’Irak, le Kazakhstan, Khanty-Mansijsysk (Russie), le Mexique, le Nigeria, la Norvège, le Qatar, les États-Unis (département de l’Énergie) et l’Ouzbékistan ; BP, Chevron, ConocoPhillips, ENI, ExxonMobil, Marathon Oil, Maersk Oil & Gas, Shell, Statoil, TOTAL, Qatar Petroleum, Pemex ; le Secrétariat de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), l’Union européenne, Masdar, la Banque mondiale et la Société financière internationale (IFC).

 

Contacts médias
À Washington
Mauricio Ríos
Téléphone : (202) 458-2458
mrios@worldbank.org
À Abu Dhabi
Lesley Snyman
Téléphone : +971 2 653 6015
lsnyman@masdar.ae


COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° :
2010/378/SDN

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