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COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Le Président du Groupe de la Banque mondiale, M. Zoellick, Rencontrera les chefs de Gouvernement des Caraïbes à la Dominique le 11 Mars

10 mars 2010




WASHINGTON, 10 mars 2010 – Le Président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, se rendra à la Dominique pour rencontrer, le 11 mars, les chefs de gouvernement des pays membres de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) en vue de discuter des répercussions de la crise économique mondiale sur la région, du changement climatique et d’autres dossiers importants du développement.
 
« Les pays de la  CARICOM ont été frappés de plein fouet par la crise mondiale. Le pire est peut-être passé, mais 2010 sera une année de tous les défis, avec une reprise mondiale lente et inégale, » a déclaré Zoellick. « Le Groupe de la  Banque mondiale est déterminé à aider les pays des Caraïbes à faire face aux difficultés qui caractérisent les petits pays insulaires. Je remercie le peuple dominicain pour avoir bien voulu accueillir nos réunions et je me réjouis à l’idée d’avoir des discussions fructueuses en vue de mettre au point les moyens d’aider les pays de la CARICOM. »
 
La réunion de la Dominique fait suite à une précédente rencontre entre M. Zoellick et les pays de la CARICOM, tenue à Istanbul en octobre 2009 à la faveur des Assemblées annuelles de la Banque mondiale. La réunion de cette semaine aura lieu en marge de la Vingt-unième réunion intersessions de la Conférence des chefs de gouvernement de la CARICOM.
 
Le portefeuille actuel de la Banque mondiale dans les pays de la CARICOM comprend 45 opérations se chiffrant au total à 733,7 millions de dollars et portant essentiellement sur les politiques économiques, le développement urbain et l’éducation, entre autres domaines. La Banque gère en outre plus de 70 fonds fiduciaires actifs d’un montant équivalent à 89,6 millions de dollars de dons. Dans le portefeuille des Caraïbes figurent également six projets régionaux consacrés à la modernisation du secteur public, aux télécommunications, à l’assurance contre les risques de catastrophe et à la gestion des risques de catastrophe, à la prévention et la lutte contre le VIH/sida, à la préservation de la biodiversité et à la gestion des effets du changement climatique.
 
La Société financière internationale (IFC), l’institution du Groupe de la Banque mondiale qui poursuit ses activités dans le secteur privé, a renforcé les opérations d’investissement et de conseil dans les Caraïbes au cours des trois dernières années, avec l’appui des bailleurs de fonds et en tenant compte des priorités des gouvernements concernés, afin de s’assurer que sa démarche contribue à faire face aux difficultés rencontrées dans la région. Depuis juillet 2008, IFC a investi plus de 133 millions de dollars et a plus que doublé le nombre de projets dans la région des Caraïbes, qui sont passés à 21 et revêtent notamment la forme d’investissements et de services de conseil. En outre, le Conseil d’administration d’IFC a approuvé récemment un montant de 35 millions de dollars de financement d’urgence pour aider des sociétés privées en Haïti à reprendre les opérations et créer des emplois, au lendemain du tremblement de terre qui a ravagé le pays au mois de janvier.
 
Aperçu des opérations du Groupe de la Banque mondiale dans les pays de la CARICOM
 
Belize

La Banque mondiale a récemment repris ses opérations à Belize et finance actuellement des activités d’amélioration de la prestation de services dans plusieurs municipalités.

Guyana

L’Initiative pour la mise en œuvre accélérée du programme Education pour tous (12,2 millions de dollars) vise à permettre, à l’horizon 2015, à tous les enfants de terminer l’enseignement primaire. La Banque finance le Projet d'adaptation de Conservancy (3,8 millions de dollars), qui a pour objectif de réduire la vulnérabilité aux inondations catastrophiques des plaines côtières menacées par le relèvement du niveau de la mer.
 
Haïti

Lors d’une réunion tenue le mardi 9 mars à Washington avec le Président haïtien René Préval, M. Zoellick a exprimé ses condoléances pour les pertes tragiques en vies humaines provoquées par le tremblement de terre de janvier. Il a annoncé, à cette occasion, que le Groupe de la Banque mondiale continuera d’accompagner les actions menées sous la direction du gouvernement pour la reconstruction du pays.
 
La Banque mondiale entretient des relations étroites de partenariat avec Haïti. La Banque compte 14 projets actifs en Haïti consacrés surtout à des domaines comme la gestion des risques de catastrophe, les infrastructures, le développement de proximité, l’éducation et la gouvernance économique. Tous les financements accordés par la Banque mondiale à Haïti sont actuellement sous forme de dons.

Depuis janvier 2005, l’Association internationale de développement a accordé au total à Haïti une enveloppe de 308 millions de dollars. En outre, des fonds fiduciaires administrés par la Banque mondiale ont fourni, depuis 2003, plus de 55 millions de dollars. Ces montants ne comprennent pas les 100 millions de dollars sous forme de dons annoncés le 13 janvier 2010, en réponse au tremblement de terre.
 
En juin 2009, la Banque mondiale, conjointement avec le FMI et d’autres bailleurs de fonds, a accordé à Haïti un montant de 1,2 milliard de dollars d’allégement de dette au titre de l’initiative pour les pays pauvres très endettés et de l’Initiative d’allégement de la dette multilatérale. Depuis 2005, les apports financiers de la Banque mondiale à Haïti revêtent la forme de dons. IFC a annoncé récemment un investissement d’urgence de 35 millions de dollars en Haïti pour appuyer les activités de création d’emplois.
 
Jamaïque

Un prêt de 20 millions de dollars approuvé récemment en faveur du soutien budgétaire vise à améliorer la viabilité du budget et de la dette, renforcer l’efficacité de la gestion des finances publiques et des processus budgétaires et augmenter les recettes fiscales grâce à l’amélioration de l’administration fiscale.

Le projet Inner City Basic Services (29,3 millions de dollars) contribue à améliorer les conditions sociales, économiques et physiques des populations des centres-villes en fournissant l’accès aux infrastructures de base (routes, eau, assainissement, drainage) et des possibilités d’emploi.

Aéroport de Montego Bay : IFC a accordé 21,2 millions de dollars pour le réaménagement et l’expansion de l’aéroport international de Sangster à Montego Bay, le principal point de passage vers les stations touristiques de la Jamaïque. À la fin du projet, la capacité de prise en charge annuelle de l’aéroport passera à 7 millions de passagers par an, ce qui lui permettra de ne plus connaître de difficultés de capacité pour un avenir prévisible et de soutenir les activités commerciales et touristiques.

Organisation des États des Caraïbes orientales (Antigua-et-Barbuda, Dominique, Grenade, Montserrat, Saint-Kitts-et- Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les Grenadines)

Le Programme de e-gouvernement de l'OECO pour l'intégration régionale contribue à harmoniser les systèmes et les applications de e-gouvernement à travers la région, ce qui se traduit par des économies de temps et de coûts pour les gouvernements, les entreprises et le public.
 
Le projet de Réforme des télécommunications de l'OECO financera la mise en place d’un secteur de télécommunications compétitif et l’amélioration de l’offre de compétences liées à l’informatique à la Dominique, à la Grenade, à Saint-Kitts-et-Nevis, à Sainte-Lucie et à Saint-Vincent-et-les Grenadines.

Programme régional des Caraïbes

Digicel-Caribbean: Grâce à l’appui d’IFC, la compagnie Digicel est devenue le plus grand opérateur de services de télécommunications mobiles des Caraïbes, comptant plus de 7 millions d’abonnés sur 24 marchés. Digicel fournit des services de téléphonie cellulaire à des zones qui n’avaient jamais eu de liaisons téléphoniques auparavant et couvre même une distance pouvant atteindre 35 kilomètres au large des côtes, ce qui permet aux pêcheurs de vendre leur prise avant de regagner le port.
 
Trinité-et-Tobago

Le Projet de prévention et de lutte contre le VIH/sida (20 millions de dollars) vise à limiter la propagation de nouvelles infections au VIH et à fournir un traitement et des soins aux personnes atteintes de VIH/sida ou qui sont touchées par cette maladie.
 
En plus des exemples présentés plus haut, la Banque établit des rapports périodiques adaptés aux besoins. Au nombre des plus récents figurent les suivants :
 
A Time to Choose: Caribbean Development in the 21st Century
Caribbean: Accelerating Trade Integration – Policy Options for Sustained Growth, Job Creation, and Poverty Reduction
Criminalité, violence et développement: tendances, coûts et options stratégiques dans les Caraïbes
The Nurse Labor and Education Markets in the English-Speaking CARICOM: Issues and Options for Reform
HIV/AIDS in the Caribbean: Issues and Options
Caribbean Youth Development: Issues and Policy Directions
OECS: Towards a New Growth Agenda

Contacts médias
Sergio Jellinek
Téléphone : (202) 294-6232
sjellinek@worldbank.org


COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° :
2010/291/LAC

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