col-xs-12
col-sm-12
col-md-1
col-lg-1
col-xs-12
col-sm-12
col-md-10
col-lg-10
col-xs-12
col-sm-12
col-md-1
col-lg-1
col-xs-12
col-sm-12
col-md-12
col-lg-12
2021 World Literacy Day
« Entre ces enfants et moi s’est développé un lien très fort, et je ne saurais le définir. Quand ils sont heureux, je suis apaisée. » Aissata Maiga, enseignante et directrice d’école au Niger. © Banque mondiale
col-xs-12
col-sm-12
col-md-3
col-lg-3
col-xs-12
col-sm-12
col-md-7
col-lg-7
  • font-medium
  • bg_blue_05

LES POINTS MARQUANTS

  • Au Niger 99 % des enfants de 10 ans ne savent ni lire ni comprendre une histoire simple.
  • Au printemps 2020, alors que le gouvernement annonçait la suspension des cours dans toutes les écoles du pays pour limiter la propagation du virus, aucune solution globale d’enseignement à distance n’était offerte aux jeunes Nigériens.
  • Le projet LIRE aidera le gouvernement à améliorer la qualité des services éducatifs, renforçant ainsi le capital humain du pays – un enjeu essentiel pour l’avenir du Niger.
col-xs-12
col-sm-12
col-md-2
col-lg-2
col-xs-12
col-sm-12
col-md-3
col-lg-3
col-xs-12
col-sm-12
col-md-7
col-lg-7
  • lp-body-content
  • first-letter

NIAMEY, Niger, le 8 Septembre 2021 — Plusieurs années se sont écoulées depuis les débuts de cette enseignante, mais la passion qui l’anime n’a en rien faiblit : « Entre ces enfants et moi s’est développé un lien très fort, et je ne saurais le définir. Quand ils sont heureux, je suis apaisée. Par contre, quand quelque chose leur arrive, je ressens un profond malaise », explique Aissata Maiga, une enseignante et directrice d’école du quartier de Haro Banda – sur la rive droite du fleuve Niger – dans la banlieue de Niamey, la capitale nigérienne. « C’est pourquoi je me battrais jusqu’au bout pour défendre leur bonheur. Et cela passe par une éducation de qualité. »

Voilà plusieurs années qu’Aissata Maiga vit dans ce quartier où elle a fondé une famille, à deux pas de son école. « Je ne peux pas séparer ma vie privée de ma vie professionnelle. Je considère mes enfants comme mes élèves, et inversement. Je suis très attachée aux enfants, que ce soit à l’école ou ailleurs. »

Aissata fait partie de ceux qui ont le métier dans le sang, comme on dit. « J’ai débuté ma carrière au début des années 2000. À l’époque, nous étions confrontés à de très importants défis. Classes surchargées, manque de formation des enseignants, manque de ressources : il fallait faire avec ces contraintes. ».

Vingt ans plus tard, le pays se trouve encore confronté à ces mêmes défis. Le système éducatif fait face à une forte croissance démographique, un nombre insuffisant d’inscriptions et des taux d’abandon scolaire élevés. Une situation encore plus alarmante pour les groupes vulnérables, en particulier les filles habitant en milieu rural et les enfants en situation de handicap.

En outre, la qualité de l’éducation au Niger fait l’objet d’un intense débat. Au cœur du problème, le manque de formation des enseignants. En 2017, selon une étude de l’UNICEF, seul un enseignant sur trois disposait d’un niveau de compétences acceptable. Le taux de réussite alarmant aux examens du secondaire, avec seulement 20,5 % des étudiants obtenant leur diplôme, confirme ce constat.

La crise sanitaire de la COVID-19 a encore aggravé la situation. Au printemps 2020, alors que le gouvernement annonçait la suspension des cours dans toutes les écoles du pays pour limiter la propagation du virus, aucune solution globale d’enseignement à distance n’était offerte aux jeunes Nigériens. Le gouvernement n’a pas développé à temps de solutions alternatives pour atteindre un grand nombre d’enfants. Seule une faible minorité, limitée à Niamey, a pu garder le contact avec l’école grâce au numérique.

Les enfants des zones rurales, eux, n’ont pas pu poursuivre leur scolarité, ce qui a renforcé la crise éducative du pays où 99 % des enfants de 10 ans ne peuvent ni lire ni comprendre une histoire simple.

videoType
you-tube
videoUrl
95ihNX1UKSY
title
Niger: Education will Help us Face the Future with Confidence
keyFrameImage
https://i.ytimg.com/vi/95ihNX1UKSY/maxresdefault.jpg
description
In Niger, 99% of 10-year-olds cannot read or understand a short story and more than half of children between the ages of 7 and 12 are not in school due to a lack of facilities and resources. The LIRE project (Learning Improvement for Results in Education)—financed by the World Bank’s International Development Association or IDA—supports Niger's efforts to strengthen its education system. It will help improve the working conditions of teachers and the quality of learning in fragile regions so that all girls and boys are able to reach their full potential through a quality education. Learn more about how #IDAworks for Niger: https://www.worldbank.org/en/country/niger?cid=ECR_YT_Worldbank_EN_EXT ABOUT THE WORLD BANK GROUP 🌐 The World Bank Group is one of the world’s largest sources of funding and knowledge for low-income countries. Its five institutions share a commitment to reducing poverty, increasing shared prosperity, and promoting sustainable development. http://www.worldbank.org FOLLOW US ► ► ► YouTube: http://wrld.bg/x4SB50x47Lu Facebook: http://www.facebook.com/worldbank Twitter: http://www.twitter.com/worldbank Instagram: http://www.instagram.com/worldbank LinkedIn: https://www.linkedin.com/company/the-world-bank/ Events: http://live.worldbank.org Immersive Stories: https://www.worldbank.org/en/who-we-are/news/biggerpicture Newsletter: https://www.worldbank.org/en/newsletter-subscription
showTimestampAndTranscript
no
duration
288
lastUploadedDate
2021-06-09T18:58:02Z

Pour répondre à ces défis, la Banque mondiale appuiera le système d’Éducation nationale par le biais du projet LIRE. Ce programme vise à aider le gouvernement à améliorer la qualité des services éducatifs, dans le but de renforcer le capital humain – un enjeu essentiel pour l’avenir du Niger. Avec un budget de 140 millions de dollars à la clé, le projet s’attachera à améliorer la qualité de l’enseignement et des conditions d’apprentissage par le biais de plusieurs interventions.

Il s’appuiera sur l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) pour améliorer la formation des enseignants du secondaire. Les TIC permettront également d’étendre les initiatives de mentorat au sein des écoles, et d’assurer la supervision et le suivi des services d’éducation par les autorités régionales. Enfin, le projet développera une plateforme nationale d’éducation en ligne.

Aissata est convaincue que l’éducation est la clé d’un avenir meilleur pour le Niger et elle compte bien sur ce projet pour changer la donne. « Je me souviens de mes débuts, en tant que remplaçante, nous arrivions tout juste à être payés. J’habitais dans une zone rurale, loin de ma famille, et je devais aller faire du porte-à-porte pour convaincre les parents qui hésitaient à scolariser leurs enfants. Ce n’était pas mon idée de la profession, mais il a bien fallu le faire. Et je ne le regrette pas un instant. »

Il semble que les efforts d’Aissata aient été payants. Au cours des dernières années, une nouvelle tendance lui donne de l’espoir. Elle constate qu’un plus grand nombre de filles rejoignent les rangs de ses élèves, comme Rafia et Chahira, âgées de 11 ans. Toutes deux partagent de nombreux points communs, mais surtout le goût d’apprendre. Elles sont aussi les meilleures élèves de leur classe et ont la ferme intention de devenir médecins, afin d’aider leur communauté. « Je vois de plus en plus de filles déterminées à réussir. Elles obtiennent souvent les meilleurs résultats et se motivent entre elles. Cela me remplit de joie et me conforte dans mon choix de carrière », s’exclame Aissata avec un grand sourire.

LIENS UTILES

lp-heading-top-medium
lp-heading-bottom-medium
col-xs-12
col-sm-12
col-md-2
col-lg-2
  • lp-body-content
  • first-letter