COVID-19 : Comment le Groupe de la Banque mondiale aide-t-il les pays à faire face à la pandémie ? Suivez notre actualité

Skip to Main Navigation
ARTICLE 20 avril 2018

Moderniser l’enseignement supérieur pour soutenir la croissance économique

Image

Des étudiants du Chancellor College à Zomba travaillent dans un laboratoire équipé grâce au Projet de développement des compétences.

Photo : Centre TIC, Chancellor College


Sans main-d’œuvre qualifiée, les pays ne peuvent pas réussir leur transformation. Pour développer les compétences indispensables à son expansion économique, le Malawi investit dans les universités publiques et facilite l’accès à l’enseignement supérieur.

Le Malawi manque d’universités financièrement accessibles par rapport au nombre d’étudiants qui veulent s’y inscrire et ces établissements restent hors de portée de la plupart des diplômés du secondaire. Le taux de scolarisation dans l’enseignement tertiaire est faible mais de plus en plus de Malawiens rêvent de faire des études supérieures. Leurs perspectives se sont améliorées grâce à un financement de l’IDA, le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres.

Doté de 51 millions de dollars, le Projet de développement des compétences (a) aide les universités publiques à améliorer et étendre l’accès à des programmes axés sur des secteurs vitaux pour la croissance du Malawi : ingénierie, extraction des ressources naturelles, agriculture, construction, services de santé, tourisme et hôtellerie notamment.


« J’ai choisi le système en ligne pour la flexibilité du cursus. Ainsi, je peux mener de front mes activités et mes études. C’est formidable.  »
Joe Mwenye
Enseignant à Ngabu dans le disctrict de Chikwawa et étudiant en ligne

En plus d’avoir financé la création du Conseil national pour l’enseignement supérieur, le projet soutient toute une série d’activités au sein des universités, comme l’amélioration des cursus proposés et le renforcement des compétences du personnel, la rénovation des infrastructures ou la création de structures satellites.

Cours adaptés aux attentes du marché

Afin d’étendre la gamme des compétences scientifiques et d’étoffer le vivier de techniciens de niveau intermédiaire indispensables pour stimuler la croissance du Malawi, 39 nouveaux programmes ont été élaborés par les universités en concertation avec le secteur privé pour garantir leur adéquation aux besoins des acteurs du marché. En 2017, 44 % des nouveaux étudiants dans les universités publiques s’inscrivaient dans ces programmes.

Les cursus menant à un diplôme ont également été renforcés pour améliorer la formation des profils intermédiaires dans les différents secteurs d’activité. Ainsi, la faculté polytechnique de l’université du Malawi propose désormais dix parcours diplômants pour des techniciens en ingénierie qui pourront faire carrière dans les mines, les télécommunications ou la santé par exemple. En 2019, ces programmes devraient avoir séduit 750 étudiants en quête de diplômes.

Modernisation des installations

Le manque d’espace constituait l’un des principaux freins à la hausse du nombre d’étudiants dans les universités publiques. Dans le cas du Chancellor College, qui forme la plupart des enseignants du secondaire en sciences, l’extension et la rénovation des infrastructures devraient augmenter le nombre d’étudiants inscrits de 65 %. La modernisation des laboratoires et la construction de quatre nouveaux amphithéâtres pouvant accueillir 350 étudiants chacun sont à l’ordre du jour.

Ce faisant, le système pourra faire face à une augmentation de la demande d’enseignants scientifiques consécutive à la décision de séparer les cours de physique et de chimie dans le secondaire.

Avec la construction d’une structure dédiée au tourisme et à l’hôtellerie, qui formera des diplômés répondant aux attentes de la filière touristique, l’université Mzuzu devrait devenir le pôle d’excellence du pays dans ce domaine.

Apprentissage en ligne et à distance

En introduisant l’apprentissage en ligne et à distance, l’université d’agriculture et des ressources naturelles de Lilongwe (LUANAR) et l’université de Mzuzu ont réussi à augmenter leurs effectifs. Les étudiants en ligne de la LUANAR représentent 10 % de la population estudiantine totale. Entre 2014 et 2016, l’université de Mzuzu a vu ses effectifs en ligne être multipliés par dix. Grâce à des frais de scolarité moindres et une plus grande flexibilité, l’apprentissage en ligne et à distance a permis à de nombreux Malawiens dans le pays d’accéder à l’enseignement supérieur.

« J’ai choisi le système en ligne pour la flexibilité du cursus. Ainsi, je peux mener mes activités et mes études. C’est formidable », se réjouit Joe Mwenye, un enseignant de 45 ans père de cinq enfants qui travaille à Ngabu, dans le district de Chikwawa. Il s’est inscrit à la LUANAR pour obtenir une licence scientifique en vulgarisation agricole.

Cette université dispose de trois centres pour l’apprentissage en ligne et à distance : dans la ville de Mzuzu, à Lilongwe et à Blantyre. L’université de Mzuzu ouvre quant à elle des centres satellites à Balaka, Karonga, Mulanje et Lilongwe.



Api
Api