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Le nouveau visage de Kampala : une capitale agréable et facile à vivre

19 août 2014


World Bank Group

LES POINTS MARQUANTS
  • Grâce au Projet de développement des institutions et des infrastructures de Kampala, les autorités municipales ont pu effectuer les réhabilitations tant attendues et améliorer les services à la population
  • Doté d’une enveloppe de 33,6 millions de dollars de la Banque mondiale, ce projet vise à renforcer la municipalité sur le plan institutionnel et financier
  • Parmi les avancées obtenues, l’amélioration des systèmes de drainage pour limiter les inondations, la remise en état de routes et l’agrandissement de la décharge de Kitezi

KAMPALA, 19 août 2014 – En 2010, la ville de Kampala était dans un état de délabrement avancé. La plupart des routes qui traversent la capitale étaient truffées de nids-de-poule, l’éclairage public était en panne et la corruption des élus locaux limite les ressources disponibles pour l’amélioration des infrastructures urbaines et des services.

Au regard de cette situation, le conseil municipal de la capitale et la Banque mondiale ont mis en œuvre le Projet de développement des institutions et des infrastructures de Kampala. D’une durée de trois ans et doté de 33,6 millions de dollars par le Groupe de la Banque mondiale, le projet cherche à renforcer les compétences financières de la municipalité et son fonctionnement institutionnel. Il s’agit également de poser les bases d’une ville résistante aux chocs, durable et bien organisée.

Jennifer Musisi est la directrice exécutive de l’Administration de la ville-capitale de Kampala, une nouvelle structure administrative qui a comme but d’optimiser l’action de la municipalité et dont le projet a soutenu les initiatives. Mme Musisi estime que sans le projet, la municipalité aurait mis un certain nombre d’années à obtenir les améliorations apportées aux infrastructures. 



« Le projet correspond à la première phase d’un programme évolutif qui en compte trois, pour appuyer le déploiement du plan de développement à long terme de l’autorité de la ville. Ceci passe par une réforme progressive des politiques et le renforcement graduel des institutions »
Moustapha Ndiaye

Moustapha Ndiaye

Responsable des opérations pour l’Ouganda


« Conçu pour étayer le processus de réforme, les activités ont été planifiées de manière échelonnée. La première étape de renforcement des institutions permettra de poser des bases solides pour les investissements dans les infrastructures prévus dans un second temps », souligne Moustapha Ndiaye, responsable des opérations pour l’Ouganda.

Le projet s’articule autour de deux volets, les institutions et les infrastructures. Un certain nombre d’avancées ont été obtenues sur le plan institutionnel :

  • Un soutien au développement organisationnel et à la gouvernance de l’Administration de la ville-capitale de Kampala, qui a permis d’introduire une approche globale du développement de la municipalité ;
  • Une réduction de l’endettement de la ville, ramené de 8 à 3 milliards de shillings ougandais ;
  • Une augmentation, de 10 à 30 % , de la part des recettes de l’administration consacrées à la délivrance des services ;
  • Une augmentation des recettes en propre de l’administration municipale, de 22 à 30 milliards de shillings ougandais ;
  • Une amélioration de la satisfaction des résidents vis-à-vis des axes routiers (de 18 à 50 % ), des systèmes d’évacuation des eaux (de 22 à 31 % ) et de la gestion des déchets solides (de 44 à 60 % ).

La priorité accordée aux performances institutionnelles a également été confirmée par les différents critères déclencheurs du prêt, avec l’introduction d’un nouveau système d’organisation opérationnel et la mise en place d’un processus officiel de consultation du public.

Dans le cadre du volet infrastructurel, le projet a soutenu des activités visant à améliorer l’offre de services municipaux essentiels dans les cinq domaines prioritaires définis comme tels pour restaurer la confiance du public. Il s’agit notamment d’optimiser la gestion des systèmes d’évacuation des eaux, des déchets solides et du trafic ou encore l’entretien et la rénovation des routes – autant d’initiatives qui ont contribué à l’essor économique et commercial de la ville.

L’extension du réseau primaire de drainage de Lubigi, à 4 km, a permis de réduire les périodes d’inondations massives de la ville à quelques heures seulement, au lieu de 3 à 4 jours auparavant.

« Grâce aux mesures correctives apportées au niveau de quatre ‘points noirs’ du réseau tertiaire de la ville et au prolongement de 3,6 à 4 km des réseaux secondaires de Lubigi, dont le tracé a été revu, on constate une diminution impressionnante des inondations », indique Charles Tumwebaze, coordinateur du projet.

Quant à la circulation, Martin Onyach-Olaa, chef d’équipe du projet à la Banque mondiale, rappelle à quel point la ville était embouteillée. En cause, des réseaux routiers inadaptés, des systèmes de contrôle aux carrefours inexistants et un nombre insuffisant d’axes pour permettre l’écoulement du trafic.

« La ville compte plus de 1 200 km de chaussées, dont 300 km seulement sont revêtues – et la circulation est très dense sur une part importante du réseau non asphalté, avec plus de 300 véhicules par jour », explique-t-il. « Pour remédier à cette situation, le projet a financé la reconstruction de 5 grands axes dans Kampala ».

Le projet a également permis de rénover des infrastructures prioritaires, avec la construction et l’entretien de 26 km de routes goudronnées et la pose d’une couche d’asphalte sur 14 km de pistes jugées vitales pour la productivité et le bien-être des habitants de la ville, sur les axes Ttula-kawempe, Kimera – Kasubi, Kalerwe – Kawempe, Bukoto – Kisasi et Soweto – Kasanga.

« Cette intervention sur les 5 axes prioritaires a permis d’améliorer le trafic, grâce à l’installation de rails de protection et de panneaux de signalisation et grâce à l’aménagement des carrefours, désormais élargis et équipés de signaux adaptés », ajoute Charles Tumwebaze.

Pour ce qui concerne la gestion des déchets, le projet a financé l’extension du site de Kitezi, la plus grande décharge de la ville.

« La décharge était pratiquement arrivée à saturation mais, grâce à l’aide de la Banque mondiale, nous avons pu récupérer 24 000 m² supplémentaires, qui vont permettre au site de tenir encore 3 ans », précise le coordinateur. 



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