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Pour une contribution efficace à la croissance économique : de nouveaux projets misent sur l’agriculture au Bénin

26 mars 2012


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LES POINTS MARQUANTS
  • Deux programmes récemment lancés ont pour objectif d’accroître la production agricole, le partage des connaissances et l’utilisation de la technologie.
  • Ils appuient la stratégie nationale du gouvernement béninois qui tend à améliorer la diversification et la productivité agricoles.
  • L’un des programmes, le Projet d’appui à la diversification agricole, bénéficiera directement à 165 000 personnes, dont 40 % de femmes.

COTONOU, le 26 mars 2012. Deux nouveaux projets conçus pour stimuler la diversification et la productivité agricoles au Bénin ont été officiellement lancés. Une meilleure utilisation des connaissances et des technologies agricoles va permettre à ce pays d’Afrique de l’Ouest d’améliorer sa sécurité alimentaire.

Près de 200 personnes se sont associées à Sabai Kate, le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, pour le lancement du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO-Bénin) et du Projet d’appui à la diversification Agricole (PADA). Olivier Fremond, le directeur des opérations de la Banque mondiale au Bénin, et de nombreux acteurs locaux, régionaux et nationaux du monde agricole ont également participé à la cérémonie.

Cofinancés par la Banque mondiale, un fonds fiduciaire multidonateurs et le gouvernement du Bénin, le PPAAO-Bénin et le PADA sont deux projets complémentaires. Le PPAAO-Bénin est un programme régional destiné à accroître de façon efficiente et durable la productivité des cultures prioritaires en Afrique de l’Ouest, et notamment celle du maïs. D’un montant de plus de huit milliards de francs CFA et prévu sur cinq ans, ce projet vise également à soutenir la coopération régionale, promouvoir la recherche et diffuser les connaissances en matière d’agriculture.

Le principal objectif du PADA consiste à restaurer et stimuler la productivité, ainsi qu’à renforcer les chaînes de valeur du riz, du maïs, de l’ananas, de la noix de cajou et de la pisciculture. Grâce au PADA, plus de 165 000 bénéficiaires directs (dont 40 % de femmes) seront en mesure d’utiliser les technologies agricoles améliorées pour les principales filières ciblées. Parmi d’autres résultats attendus du projet figurent une production annuelle supplémentaire de 60 000 tonnes de riz décortiqué, une augmentation de plus de 80 % des exportations de noix de cajou (de 25 000 à 44 000 tonnes) et une hausse de 20 % du rendement de la culture de l’ananas, de 50 000 à 60 000 tonnes par hectare dans les zones couvertes par le projet.

Le PADA soutient également la mise en œuvre de la stratégie nationale d’amélioration de la productivité et de renforcement de la diversification agricole. Le projet contribuera à accroître l’accès des bénéficiaires (agriculteurs, pisciculteurs, pêcheurs, éleveurs, secteur agro-industriel, organisations professionnelles et interprofessionnelles) à des technologies améliorées, à des infrastructures de production (systèmes d’irrigation à petite échelle) et à des infrastructures de marché (entrepôts et chambres froides). Toutes les activités du projet seront conduites par des structures publiques ou privées à travers des conventions de partenariat ou des contrats.

La cérémonie de lancement a été suivie d’un atelier technique dirigé par le Programme-cadre d’appui à la diversification agricole (ProCAD), l’unité de gestion des deux nouveaux projets. Cet atelier a réuni l’ensemble des acteurs du monde agricole : les représentants des organisations de producteurs, les directeurs des Centres régionaux pour la promotion agricole, les représentants d’organisations de la société civile et d’ONG intervenant dans le secteur agricole, les directions techniques du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, ainsi que le secteur privé marchand.

« Les activités agricoles ne se font pas au bureau, mais sur le terrain », a déclaré Pamphile TOBADA, au nom des Centres régionaux pour la promotion agricole. « Le lancement technique des projets PPAAO et PADA nous ont permis de savoir tout le sérieux dont il convient de faire preuve, afin que le PPAAO et le PADA ne soient pas vus comme des projets de plus. »

Grâce à l’atelier, les participants ont pu mieux comprendre les objectifs et les résultats de chacun de ces deux projets, leurs principes, stratégies et outils de mise en œuvre, ainsi que leurs principales composantes. De même, le cadre institutionnel des deux projets, leurs systèmes de suivi et d’évaluation, les règles de passation de marchés ainsi que les clauses de sauvegarde environnementale et sociale ont été passés en revue.

« Au nom de toutes les faîtières des filières ananas, riz, maïs, anacarde, pisciculture, nous remercions le ProCAD de nous avoir associé depuis la phase de préparation », a pour sa part indiqué Athanase AKPOE, producteur d’ananas et secrétaire général de la Plateforme nationale des organisations paysannes et de producteurs au Bénin. « En ce moment où se mène la réflexion sur les modalités de mise en œuvre des projets, notre participation au lancement technique est une occasion rêvée pour nous de préciser nos idées quant à l’appui que les organisations paysannes et les organisations de producteurs entendent apporter pour l’atteinte des objectifs des deux projets sous le ProCAD. »


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