COVID-19 : Comment le Groupe de la Banque mondiale aide-t-il les pays à faire face à la pandémie ? Suivez notre actualité

Cisjordanie et Gaza - Présentation

  • L’engagement de la Banque mondiale dans les Territoires palestiniens remonte à novembre 1992. Les dons, abondés par les revenus propres de la Banque mondiale et complétés par des fonds fiduciaires alimentés par des donateurs, financent des projets de l’Autorité palestinienne dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, des services municipaux, de l’éducation et de la protection sociale. 

    L’absence de perspectives claires de paix et de réconciliation pèse toujours lourdement sur la viabilité de la situation économique. La dynamique de l’économie palestinienne a marqué le pas en 2019, sous l’effet d’un repli de la consommation publique et privée et des investissements. Les pressions budgétaires se sont considérablement accrues en 2019, à cause de la question des recettes douanières (perçues dans un premier temps par Israël avant d’être reversées à l’Autorité palestinienne). 

    Et en mars 2020, comme partout ailleurs dans le monde, la Cisjordanie et Gaza se sont retrouvées confrontées à la crise sanitaire liée à la pandémie de coronavirus (COVID-19). Après avoir déclaré l’état d’urgence le 6 mars pour une période de 30 jours, les autorités ont fermé les établissements éducatifs, limité les déplacements et interdit les grands rassemblements, afin d’instituer des pratiques de distanciation sociale. Les mouvements transfrontaliers sont pratiquement à l’arrêt.

    Dernière mise à jour: 15 avr. 2020

  • Les Territoires palestiniens ne pourront s’engager sur une trajectoire de croissance durable qu’à la double condition de soutenir l’émergence d’un secteur privé capable d’augmenter ses exportations de biens et de services et de s’imposer sur les marchés régionaux et mondiaux. Sur la période 2018-2021, la stratégie du Groupe de la Banque mondiale s’attachera donc à créer des conditions propices à l’investissement privé dans les secteurs productifs de l’économie palestinienne, conforme à l’approche qu’il poursuit pour maximiser les financements au service du développement.

    Une hausse des investissements est à même de renforcer les capacités de l’économie, stimuler l’entrepreneuriat et créer les emplois qui font défaut, en particulier pour la masse des jeunes et des femmes au chômage. Il s’agit en outre de maintenir l’accent sur le partage de la prospérité, notamment pour pouvoir renouveler le contrat social entre la population et l’État, grâce à des mesures de protection sociale et l’amélioration des services publics.

    La stratégie d’assistance de la Banque mondiale s’articule autour de trois axes :

    1. créer les conditions favorisant la hausse de l’investissement privé et la création d’emplois ;
    2. instaurer un mécanisme de promotion du secteur privé pour que les investissements privés se concrétisent ;
    3. répondre aux besoins des personnes vulnérables et renforcer les institutions pour centrer les services publics sur le citoyen.

    En plus de promouvoir les investissements, la Banque mondiale a poursuivi son important programme de travaux analytiques, qui recouvre depuis peu une assistance au secteur financier palestinien : un volet de ces travaux a porté sur la stabilité, l’accessibilité et le développement durable du secteur, tandis qu’un autre a permis à l’Autorité monétaire palestinienne d’élaborer un cadre stratégique pour la microfinance (2019-2023). La Banque mondiale accompagnera la mise en place de ce cadre pour favoriser l’inclusion financière des femmes et des communautés marginalisées, à travers une diversification de l’offre de produits, une efficacité accrue et l’introduction de nouvelles réglementations.

    Dernière mise à jour: 15 avr. 2020

  • Grâce à l’engagement de la Banque mondiale en faveur du développement municipal, 85 % des 148 villes que comptent les Territoires palestiniens sont parvenues en 2018 à mobiliser, sur leurs ressources propres, au moins 50 nouveaux shekels israéliens par habitant ou ont fait état d’une hausse des revenus qu’elles collectent par rapport à l’année précédente. Par ailleurs, 76 % ont mis en place des mécanismes de traitement des plaintes dans les centres d’accueil des citoyens pour pouvoir gérer les doléances, les inquiétudes et les suggestions relatives aux services qu’elles proposent. 

    La Banque mondiale a également contribué au renforcement des organisations opérant dans le secteur de l’énergie : la Palestinian Electricity Transmission Company Ltd. (PETL) peut désormais régler en totalité ses factures d’importation d’électricité auprès de Israel Electricity Company, via la sous-station de Jénine.  

    Enfin, sur le plan de la gestion des déchets solides, une décharge récente qui affiche une capacité de 2,2 millions de mètres cubes permet de gérer de manière optimale les déchets de 46 % des habitants de Gaza.

    Dernière mise à jour: 15 avr. 2020

  • La Banque mondiale assure le secrétariat du Comité spécial de liaison des bailleurs de fonds (AHLC) auprès de l’Autorité palestinienne. Avant chaque réunion, elle présente un rapport (a) tenant les partenaires informés des tendances économiques et financières et leur fournissant une analyse économique et institutionnelle.

    Depuis sa création, le fonds fiduciaire multidonateurs pour le Plan de réforme et de développement palestinien (a), administré par la Banque mondiale, a acheminé environ 1,5 milliard de dollars pour fournir un appui budgétaire au programme de réformes de l’Autorité palestinienne en matière de gestion des finances publiques et de renforcement des politiques macro-budgétaires. La France, le Japon, la Norvège et le Koweït ont affiché leur détermination à prolonger leur appui par ce biais.

    Lancé en 2012, le fonds fiduciaire multidonateurs du Partenariat pour le développement des infrastructures en Cisjordanie et à Gaza (a) fournit un appui financier et technique en faveur du déploiement, de la qualité et de la pérennité des infrastructures. Privilégiant les projets dans le secteur de l’eau, de l’urbanisation et de l’énergie, ce fonds est doté de 271 millions de dollars et bénéficie de la participation active de dix donateurs (Australie, Croatie, Danemark, Finlande, France, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni et Suède).

    En plus de son soutien à ces fonds fiduciaires multidonateurs, le gouvernement norvégien coopère avec la Banque mondiale à travers son fonds fiduciaire pour la bande de Gaza et la Cisjordanie, créé en 2014 et administré par la Banque mondiale avec des promesses d’engagement s’élevant à 2 millions de dollars. Ce fonds fiduciaire a pour but de favoriser la coordination de l’aide ainsi que les travaux analytiques concernant l’énergie, l’éducation et le développement du secteur privé. La Norvège préside par ailleurs le Comité spécial de liaison des bailleurs de fonds dont le secrétariat est assuré par la Banque mondiale, un organe politique qui se réunit deux fois par an pour permettre aux représentants de la Banque mondiale, du FMI, des Nations Unies, du gouvernement américain et d’autres partenaires, ainsi qu’aux représentants de l’Autorité palestinienne et d’Israël, de discuter de l’aide au développement destinée aux Palestiniens.

    Dernière mise à jour: 15 avr. 2020

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FINANCEMENTS

Cisjordanie et Gaza: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA