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Cisjordanie et Gaza - Présentation

  • L’engagement de la Banque mondiale dans les Territoires palestiniens remonte à novembre 1992. Les dons, abondés par les revenus propres de la Banque mondiale et complétés par des fonds fiduciaires alimentés par des donateurs, financent des projets de l’Autorité palestinienne dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, des services municipaux, de l’éducation et de la protection sociale. L’absence de perspectives claires de paix et de réconciliation pèse toujours lourdement sur la viabilité de la situation économique. 

    La dynamique observée dans les Territoires palestiniens au second semestre de 2018, avec une accélération de la croissance, a marqué le pas dès le début de l’année 2019. Le chômage reste élevé, avec une évolution contrastée : en Cisjordanie, le taux est passé de 17 % en 2018 à 15 % au deuxième trimestre 2019, tandis qu’à Gaza, le chômage a augmenté de 43 % à pratiquement 47 % sur la même période. 

    Entre mars et septembre 2019, l’Autorité palestinienne a déployé un plan de gestion de trésorerie d’urgence pour compenser les pertes de revenus engendrées par le différend sur les transferts de taxes provenant de l’État israélien. La Cisjordanie et Gaza occupent le 116e rang des 190 pays classés dans l’édition 2019 du rapport Doing Business de la Banque mondiale.

    Dernière mise à jour: 01 oct. 2019

  • Les Territoires palestiniens ne pourront s’engager sur une trajectoire de croissance durable qu’à la double condition de soutenir l’émergence d’un secteur privé capable de s’imposer sur les marchés régionaux et mondiaux, et d’augmenter leurs exportations de biens et de services. Sur la période 2018-2021, la stratégie du Groupe de la Banque mondiale s’attachera donc à créer des conditions propices à l’investissement privé dans les secteurs productifs de l’économie palestinienne, conforme à l’approche qu’il poursuit pour maximiser les financements au service du développement.

    Une hausse des investissements est à même de renforcer les capacités de l’économie, stimuler l’entrepreneuriat et créer les emplois qui font défaut, en particulier pour la masse des jeunes et des femmes au chômage. Il s’agit en outre de maintenir l’accent sur le partage de la prospérité, notamment pour pouvoir renouveler le contrat social entre la population et l’État, grâce à des mesures de protection sociale et l’amélioration des services publics. 

    La stratégie d’assistance de la Banque mondiale s’articule autour de trois axes :

    1. créer les conditions favorisant la hausse de l’investissement privé et la création d’emplois ;

    2. instaurer un mécanisme de promotion du secteur privé pour que les investissements privés se concrétisent ;

    3. répondre aux besoins des personnes vulnérables et renforcer les institutions pour centrer les services publics sur le citoyen.

    La Banque mondiale poursuit également un important programme de travaux analytiques. Son assistance technique dans le domaine des paiements dématérialisés porte notamment sur l’amélioration du cadre juridique et réglementaire, l’agrément accordé aux prestataires de services financiers non bancaires, les mesures de protection des transactions des consommateurs et le renforcement de la supervision globale des paiements.

    Dernière mise à jour: 01 oct. 2019

    • Un don à l’appui des politiques de développement pour le renforcement de la résilience budgétaire et de l’environnement des affaires a permis de consolider la gouvernance des entrées fiscales et l’administration foncière ; d’améliorer la pérennité et la solvabilité des prestataires locaux de services chargés de l’alimentation en eau et en électricité ; de rationaliser le régime de délivrance des permis d’activité ; et de poser les jalons de l’économie numérique.
    • Face à la crise de liquidités touchant Gaza, la Banque mondiale a réussi à mobiliser rapidement 17 millions de dollars en faveur du projet de soutien d’urgence aux initiatives de travail contre rémunération et d’auto-emploi, créant des emplois à court terme pour les jeunes vulnérables tout en procurant un filet de protection sociale. 
    • Le troisième projet de développement municipal a bénéficié d’un financement additionnel de 10 millions de dollars pour réhabiliter les infrastructures locales, mais aussi pour contribuer à la création d’emplois : 2 500 emplois environ ont ainsi été créés chaque année pour assurer des services municipaux à forte intensité de main-d’œuvre. 
    • Le projet d’amélioration de la performance du secteur de l’électricité a bénéficié d’un financement additionnel afin d’améliorer l’efficacité du système de distribution dans les zones ciblées et de tester un nouveau modèle commercial de services d’énergie solaire à Gaza.

    Dernière mise à jour: 01 oct. 2019

  • La Banque mondiale assure le secrétariat du Comité spécial de liaison des bailleurs de fonds auprès de l’Autorité palestinienne. Avant chaque réunion, elle présente un rapport tenant les partenaires informés des tendances économiques et financières et leur fournissant une analyse économique et institutionnelle.

    Depuis sa création, un fonds fiduciaire multidonateurs administré par la Banque mondiale a acheminé environ 1,5 milliard de dollars pour fournir un appui budgétaire au programme de réformes de l’Autorité palestinienne en matière de gestion des finances publiques et de renforcement des politiques macrobudgétaires. L’Australie, la France, le Japon, la Norvège et le Koweït se sont engagés à prolonger leur appui par le biais de ce fonds fiduciaire axé sur le plan palestinien de réforme et de développement.

    Lancé en 2012, le Partenariat pour le développement des infrastructures dans les Territoires palestiniens fournit un appui financier et technique en faveur du déploiement, de la qualité et de la pérennité des infrastructures. Ce fonds fiduciaire multidonateurs, qui privilégie des projets dans le secteur de l’eau, de l’urbanisation et de l’énergie, est doté de 170 millions de dollars de financement et bénéficie de la participation active de dix bailleurs de fonds (Australie, Croatie, Danemark, Finlande, France, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni et Suède).

    Le gouvernement norvégien coopère en outre avec la Banque mondiale à travers son fonds fiduciaire pour la bande de Gaza et la Cisjordanie, créé en 2014 et doté de 2 millions de dollars, dans le but de favoriser la coordination de l’aide et les travaux analytiques concernant l’énergie, l’éducation et le développement du secteur privé.

    Dernière mise à jour: 01 oct. 2019

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FINANCEMENTS

Cisjordanie et Gaza: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA


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