Mali Présentation

  • Vaste pays semi-aride et enclavé de la ceinture sahélienne, le Mali est une économie à faible revenu, peu diversifiée et exposée aux fluctuations des prix des matières premières. Sa forte croissance démographique (avec un taux de fertilité de 6 enfants par femme en 2017) et le changement climatique représentent des risques importants pour l’agriculture et la sécurité alimentaire du pays.

    Situation politique

    Le Mali traverse une période d’instabilité et de conflit depuis le coup d’État militaire de 2012 et l’occupation du nord du pays par des groupes armés. Une intervention militaire a été lancée en janvier 2013 sous l’égide de la France, avant que la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) ne prenne le relais en juillet 2014.

    Président depuis 2013, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) a été réélu pour un second mandat en août 2018. Prévues à l’automne 2018, les élections législatives ont été reportées au premier semestre 2019 et, le mandat des députés qui devait s’achever au 31 décembre 2018 a été prolongé de 6 mois par la Cour constitutionnelle.

    Les négociations de paix entre le gouvernement et deux groupes rebelles (la « Plateforme » et la « Coordination ») ont abouti à la signature d’un accord en mai et en juin 2015. Cet accord formalise la volonté d’une plus forte décentralisation, en dotant les régions du nord du Mali d’une zone de développement spécifique et en leur consacrant plusieurs projets dont le Programme de développement accéléré du Nord (PDAN) et le Programme d’urgence pour la relance du développement des régions du Nord (PURD/RN). Toutefois, cet accord de paix connait des difficultés d’application. Indispensable pour la reprise économique et la réduction de la pauvreté, la sécurité reste fragile, des groupes armés poursuivant leurs attaques contre les casques bleus, l’armée malienne et les civils, essentiellement dans le nord et le centre du pays.

    Face aux défis sécuritaires qu’il traverse, le Mali a constitué le G5 Sahel en février 2014 avec le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.

    Afin d’aider ces pays à stabiliser la région et accélérer leur développement, l’Union européenne, la France et l’Allemagne, le Programme des Nations Unies pour le développement, la Banque africaine de développement et la Banque mondiale ont fondé l’Alliance Sahel en juillet 2017. L’Espagne, l’Italie, le Royaume Uni et le Luxembourg ont rejoint l’Alliance dont l’ambition est de soutenir financièrement et de coordonner les efforts de développement et de stabilisation du G5 Sahel.

    Situation sociale

    L’indice de développement humain établi en 2018 par les Nations Unies classe le Mali au 182e rang sur 188 pays. Exacerbée par la sécheresse et la guerre, l’incidence de la pauvreté est beaucoup moins élevée dans les zones urbaines, les populations pauvres se concentrant à 90 % dans les zones rurales du sud du pays, où la densité démographique est la plus forte.

    Après avoir augmenté entre 2011 en 2013  du fait de la crise sécuritaire, le taux d’extrême pauvreté a baissé sensiblement à 42,7 % en 2017 grâce à la production agricole exceptionnelle de ces trois dernières années .

    Situation économique

    La croissance économique a ralenti pour la troisième année consécutive à 4,9% en 2018, en raison de la propagation de l'insécurité aux régions du centre et du sud du pays Et des incertitudes liées aux élections présidentielles. Du côté de la demande, l’investissement public a chuté de plus de 2 % du PIB à la suite d’une importante baisse de recettes du budget de l’État, tandis que la demande intérieure privée a mieux résisté.

    Malgré la hausse des prix internationaux du pétrole (23,2 %), l'inflation a peu augmenté, passant de 1,8 % en 2017 à 2,0 % en 2018. Le Mali faisant partie de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) qui sont responsables de la politique monétaire.

    Le déficit de la balance extérieure s'est creusé de 5,0 % à 7,4% du PIB en 2018, les bonnes performances des exportations de coton et d'or n’ayant pu compenser la hausse des importations de pétrole . On estime que la production d'or a augmenté de 21 % et que le pays a réalisé une récolte record de 705 000 tonnes de coton (croissance de 25 %). Le déficit de la balance courante a été financé par une combinaison d’investissements directs étrangers (60 %) et d’emprunts extérieurs (40%).

    Le déficit budgétaire est passé de 2,9% du PIB en 2017 à 4,8% en 2018 en raison d'un manque à gagner important et inattendu concernant les recettes fiscales qui sont passées de 15,2 % du PIB en 2017 à 11,9 % en 2018 et d’une hausse des subventions budgétaires pour réduire la hausse des prix à la pompe. En réponse, le gouvernement a entrepris de réduire les dépenses de plus de 2 % du PIB, principalement les investissements publics dans tous les secteurs, y compris la santé et l'éducation.

    À moyen terme, la croissance du Mali devrait rester soutenue, autour de 5 %.

    Dernière mise à jour: 06 juin 2019

  • L’action du Groupe de la Banque mondiale au Mali

    Le Groupe de la Banque mondiale met en œuvre un cadre de partenariat conçu pour faire face aux enjeux de l’après-crise (post 2012).

    Société financière internationale (IFC)

    En juin 2018, les engagements d’IFC, le guichet du Groupe de la Banque mondiale pour le secteur privé, totalisaient 31,2 millions de dollars. Ces engagements comprennent des investissements dans les secteurs financiers, infrastructures, et agro-industrie. Les activités d’IFC au Mali comprennent également des projets d’assistance technique contribuant à l’amélioration du financement des petites et moyennes entreprises (PME) et, en collaboration avec la Banque mondiale, du climat des affaires.

    Afin d’accompagner le développement du secteur privé, IFC s’attache à :

    • soutenir la transformation du secteur agricole grâce au développement de chaînes de valeur mieux organisées et de l’agro-industrie ;
    • fournir des produits financiers adéquats aux institutions financières locales et renforcer les capacités des institutions financières pour améliorer l'accès au financement des segments mal desservis ;
    • développer des infrastructures énergétiques renouvelables et à moindre coût ; et
    • améliorer l'environnement des affaires dans des domaines choisis tels que le transport, la logistique et l'agroalimentaire.

    Dernière mise à jour: 06 juin 2019

  • Le soutien du Groupe de la Banque mondiale a contribué à obtenir des résultats dans les secteurs suivants :

    Agriculture

    Le Projet d’accroissement[HG1]  de la productivité agricole au Mali  (PAPAM) a permis la mise en valeur agricole de 2 200 hectares à Sabalibougou dans la zone Office du Niger (région de Ségou). 668 exploitations agricoles, soit 4 300 producteurs dont 500 femmes et jeunes en ont bénéficié. La productivité agricole s’est améliorée grâce aux divers appuis du projet. Le rendement moyen de riz en maîtrise totale de l’eau à Sabalibougou a évolué comme suit :

    • campagne agricole 2015/2016 :  5,56 tonnes/hectare soit 12 170 tonnes ;
    • campagne agricole 2016/2017 :  7,53 tonnes/hectare  soit 16 566 tonnes ;
    • campagne agricole 2017/2018 : 7 tonnes/hectare  soit 15 400 tonnes.

    La production totale des trois campagnes est estimée à 44 136 tonnes.

    Urbanisation

    Le projet d’appui aux communes urbaines du Mali (PACUM) est mis en œuvre à Bamako et 9 villes secondaires à travers le pays : Bla, Gao, Kayes, Kita, Koulikoro, Mopti, Niono, Ségou et Sikasso.

    Le projet a directement bénéficié à 205 004 personnes (dont 50,62 % de femmes).

    La perception des populations par rapport à la gestion urbaine et le niveau d’engagement citoyen dans les communes participantes est en amélioration constante (environ 50 %) avec des capacités renforcées au niveau des conseils communaux, des services municipaux et de la société civile pour davantage de transparence et d’imputabilité dans l’action communale.

    Le PACUM a permis de tester et confirmer un système de dotations d’investissement basé sur la performance des communes et un dispositif d’évaluation annuelle des performances des communes. Ces mécanismes sont en train d’être institutionnalisés à l’échelle nationale.

    Filets sociaux

    De 2013 à fin 2017, le Projet d'urgence de filets sociaux (Jigisemejiri) a contribué à réduire de 21 % l’indice de pauvreté des ménages bénéficiaires. Ainsi :

    • 76 125 familles, représentant 447 308 personnes (92 599 enfants de 0-5 ans, 115 981 enfants de 6-14 ans et 36 139 personnes âgées de 60 ans et plus) ont bénéficié de transferts monétaires trimestriels dans les régions de Gao, Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, et dans le district de Bamako ;
    • 105 000 personnes ont reçu des suppléments nutritionnels (70 % sont des enfants de moins de 5 ans et 30 % des femmes enceintes) ;
    • 10 000 ménages ont pu subvenir à leurs besoins grâce à des activités génératrices de revenus (petit commerce, transformation des produits agricoles, élevage, maraîchage etc.)
    • Les bénéficiaires du projet ont également accès à des soins de santé gratuits fournis par le Régime d’assistance médicale (RAMED) mis en œuvre par l'Agence nationale d'assistance médicale (ANAM).

     

    Dernière mise à jour: 06 juin 2019

  • Les partenaires techniques et financiers du Mali (donateurs bilatéraux et multilatéraux et système de l’ONU sur place) se coordonnent dans le cadre du Groupe exécutif de coopération (GEC), piloté par la Banque mondiale et assisté par la MINUSMA, et de dix groupes thématiques sectoriels.

    Pour accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre du nouveau CREDD (2019-2023), le GEC a élaboré un Code de conduite pour la Concertation des partenaires techniques et financiers du Mali (TRIPLE C) qui définit les domaines prioritaires de coopération et coordonne l’aide. Un groupe technique appuie ce mécanisme dont la Banque mondiale est un acteur clé. Par ailleurs, le Groupe de la Banque mondiale travaille en étroite concertation avec le secteur privé, la société civile, les municipalités et les universités.

    Dernière mise à jour: 06 juin 2019

Api


FINANCEMENTS

Mali: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA


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31 oct. 2017

Doing Business au Mali (a)

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