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Mali Présentation

  • Vaste pays du Sahel, le Mali est une économie à faible revenu, peu diversifiée et exposée aux fluctuations des cours des matières premières. Sa forte croissance démographique (taux de fécondité de 5,88 enfants par femme en 2018 ) et le changement climatique menacent l’agriculture et la sécurité alimentaire.

    À 47,2 % entre 2011 et 2015 du fait de la crise sécuritaire, le taux d'extrême pauvreté a baissé à 42,3 % en 2019 grâce à l’exceptionnelle production agricole depuis 2014. Les crises sanitaire, sécuritaire, sociale, et politique de 2020 ont entraîné une augmentation de 5 % de la pauvreté. Les zones rurales du sud à forte densité démographique concentrent les 90% de pauvreté du pays.

    Situation politique

    Le Mali traverse une période d’instabilité et de conflit depuis le coup d’État militaire de 2012 et l’occupation du nord par des groupes armés. La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) intervient depuis juillet 2014.

    Ibrahim Boubacar Keïta, président depuis 2013 et réélu en 2018, a été renversé par un coup d’état militaire le 18 août 2020, après plusieurs semaines de manifestations. 

    Une médiation menée par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a permis d’instaurer une transition de 18 mois avec la désignation en septembre 2020, d’un président et d’un Premier ministre issus de la société civile. Un gouvernement de transition ainsi qu’un Conseil national de transition, faisant office d’Assemblée nationale ont été mis en place en attendant l’organisation d’élections démocratiques.

    Les négociations de paix entre le gouvernement et deux groupes rebelles (la « Plateforme » et la « Coordination ») avaient abouti en juin 2015 à la signature d’un accord prévoyant une décentralisation accrue, dotant le nord d’une zone de développement spécifique. Des difficultés sont rencontrées dans l’application de cet accord.

    Indispensable pour la reprise économique et la réduction de la pauvreté, la sécurité reste fragile, des groupes armés poursuivant leurs attaques contre les casques bleus, l’armée malienne et les civils, essentiellement dans le nord et le centre du pays.

    Situation économique

    La pandémie et la crise socio-politique suite au coup d’État ont plongé le Mali dans une récession économique. Le PIB réel se serait contracté de 2 % en 2020, reflétant la baisse de la demande mondiale, les difficultés d’approvisionnement, et les restrictions domestiques. S’y ajoutent la chute de la production cotonnière et la faible performance de la filière agricole, facteurs d’aggravation de la pauvreté, surtout en milieu rural.

    Importateur de pétrole, le Mali a profité de la baisse des cours du brut tandis que l’appréciation de l’or en 2020 a renchéri les recettes d’exportation. Cette amélioration des termes de change, combinée à la baisse de la demande des importations, a permis de réduire le déficit du compte courant en 2020, malgré le recul des transferts des migrants, la baisse des flux financiers et autres investissements extérieurs. 

    En réponse à la crise socio-économique de la Covid-19, les autorités maliennes ont adopté un plan de 214 milliards de francs CFA, occasionnant une hausse des dépenses budgétaires. La baisse des recettes fiscales a entraîné un déficit public à 5,5 % du PIB en 2020.

    Les marges de manœuvre budgétaire pour des politiques contracycliques se sont amenuisées, tandis que les besoins de dépenses au profit de la sécurité intérieure, des services de santé publique et d’éducation persistent. A court terme, les autorités devront accélérer les réformes au sein de l’administration fiscale, pour améliorer les performances de recouvrement et d’exécution des dépenses publiques.

    Dernière mise à jour: 19 avr. 2021

  • L’action du Groupe de la Banque mondiale au Mali est déterminée par un cadre de partenariat conçu pour faire face aux enjeux de l’après-crise de 2012 et 2020.

    L’Association internationale de développement (IDA), l’institution du Groupe de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète, finance actuellement 20 projets nationaux et neuf projets régionaux au Mali pour un montant total de 1,5 milliard de dollars (dons et prêts inclus). Ces projets soutiennent le développement de nombreux secteurs tels que :

    • l’énergie;
    • la reconstruction et le redressement économique ;
    • l’eau et l’assainissement ;
    • l’autonomisation des femmes ;
    • le dividende démographique ;
    • l’éducation;
    • la santé.

    Société financière internationale (IFC)

    L’IFC, le guichet du Groupe de la Banque mondiale pour le développement du secteur privé met en place des projets au cœur du développement du Mali. En collaboration avec la Banque mondiale et l’initiative régionale Sahel du Groupe de la Banque mondiale, l’IFC facilite les réformes favorisant l’essor du secteur privé. Pour attirer les investisseurs et réduire les risques liés à ces projets, elle apporte financement et assistance technique.

    Au Mali, l’équipe IFC travaille à mobiliser le secteur privé afin de soutenir la reprise économique et la résilience du pays. Pour la période 2021-2025, cette stratégie comprend les priorités suivantes :

    • Appui à la réponse à la Covid-19 en soutenant le secteur bancaire et les institutions de microfinance ;
    • Restructuration et restauration de la viabilité du secteur privé pour réduire l’impact de la crise sur les entreprises du secteur réel et les institutions financières en mettant l’accent sur les investissements dans le secteur énergétique et en soutenant les réformes dans le secteur des télécoms et de la finance digitale ;
    • Soutien à la relance et à la reconstruction de l’économie en encourageant les réformes pour améliorer l’environnement des affaires afin de dynamiser les investissements dans les infrastructures, dans l’agriculture et l’agro-industrie, promouvoir l’inclusion financière.

    L’IFC au Mali concerne également des projets d’assistance technique destinés à améliorer les opérations des petites et moyennes entreprises et le climat des affaires, en collaboration avec la Banque mondiale.

    Au 31 décembre 2020, les engagements de l’IFC au Mali totalisaient 40 millions de dollars et comprenaient des investissements dans les secteurs des finances, des infrastructures et de l’agro-industrie.

    Dernière mise à jour: 19 avr. 2021

  • Voici des résultats obtenus grâce au soutien du Groupe de la Banque mondiale :

    Adaptation au changement climatique, élevage et sécurité alimentaire

    Financé à hauteur de 248 millions de dollars par la Banque mondiale, par le biais de l’Association internationale de développement (IDA), et coordonné par le Comité permanent inter-États de lutte contre la sècheresse dans le Sahel (CILSS), le  Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS) vise à préserver les systèmes pastoraux, notamment en atténuant les conflits, en améliorant la gestion des ressources et la santé animale, en facilitant l’accès aux marchés et en diversifiant les sources de revenus de ménages pastoraux. Entre 2015 et 2020, le PRAPS a permis d’établir et d’améliorer la gestion de plus de cinq millions d’hectares d’unités pastorales, 181 points d’eau, 66 marchés à bétail et de baliser 1 414 km de couloirs de transhumance. Il a également soutenu l’activité économique de 20 700 personnes dont 88 % de femmes.

    Filets sociaux

    Le Projet d'urgence de filets sociaux « Jigisemejiri » (arbre de l’espoir) vise à atténuer la pauvreté et l’insécurité alimentaire. Ainsi de 2013 à janvier 2020 :

    • 82 722 familles ont bénéficié de transferts monétaires trimestriels dans les régions de Gao, Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, et dans le district de Bamako. Le projet a introduit le paiement mobile en début  2021 dans toutes ses zones d’intervention et 6 000 ménages reçoivent ainsi des transferts monétaires trimestriels via ce canal dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et Mopti.  
    • 105 000 personnes ont reçu des suppléments nutritionnels (70 % d’enfants de moins de 5 ans et 30 % de femmes enceintes) ;
    • 10 000 ménages ont pu subvenir à leurs besoins grâce à des activités génératrices de revenus (petit commerce, transformation des produits agricoles, élevage, maraîchage etc.) ;
    • Les bénéficiaires du projet ont également accès à des soins de santé gratuits fournis par le Régime d’assistance médicale (RAMED) mis en œuvre par l'Agence nationale d'assistance médicale (ANAM) ;
    • Le Registre social unifié a identifié 381 000 ménages vulnérables éligibles aux prestations des programmes contributifs et non contributifs ;
    • 60 chantiers de travaux publics communautaires à haute intensité de main d’œuvre ont été menés (construction de digues, de mini-barrages, réhabilitation de centres de santé communautaires (CSCOM) et de salles de classe.)

    Projet d’alimentation en eau potable en milieu urbain

    En 2019, 65% des habitants de Bamako n’avaient pas accès à l’eau potable chez eux, tandis que les abonnés subissaient d’importantes pénuries. Dans le cadre d’un programme multi-bailleurs, le projet d’alimentation en eau potable de Bamako à partir de Kabala vise à fournir un service d’eau potable de qualité à 95 % de la population d’ici 2025 :

    • Les nouveaux ouvrages de production et stockage ont déjà permis de réduire sensiblement les pénuries pour plus de 600 000 personnes bénéficiant désormais d’un service en continu ;
    • Lancé en juin 2019, le programme de 110 000 branchements sociaux, dont 40 000 financés par la Banque mondiale, a déjà permis de donner accès à l’eau potable à domicile à plus de 628 000 personnes, dont 202 000 sur financement IDA, lequel permettra encore de connecter près de 200 000 personnes d’ici la fin 2021 ;
    • Il permettra aussi à près de 400 000 personnes de s’approvisionner en eau potable à travers plus de 1 200 bornes-fontaines, dont 25 % sur financement IDA. D’ici 2022, le programme bénéficiera au total à plus de 1,6 million de personnes à Bamako.

    Le financement IDA vise aussi à renforcer les systèmes d’approvisionnement en eau potable à Gao (région de Gao), Bougouni et Sélingué (région de Sikasso), Markala (région de Ségou), Kita et Nioro du Sahel (région de Kayes). Il permettra à 356 000 personnes additionnelles d’accéder à des services d’eau de qualité.

    Dernière mise à jour: 19 avr. 2021

  • Le Groupe de la Banque mondiale collabore avec les autres partenaires techniques et financiers du Mali (donateurs bilatéraux et multilatéraux et système des Nations Unies sur place). Il travaille en étroite concertation avec le secteur privé, la société civile, les municipalités et les universités.

    En juillet 2017, l’Allemagne, la Banque africaine de développement, la Banque mondiale, la France, l’Union européenne et le Programme des Nations Unies pour le développement ont lancé l’Alliance Sahel afin d’apporter une réponse coordonnée et adaptée aux défis rencontrés par les pays membres du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad). Depuis lors, le Danemark, l’Espagne, l’Italie, le Luxembourg, le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont rejoint l’Alliance.

    Dernière mise à jour: 19 avr. 2021

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FINANCEMENTS

Mali: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA


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