Du 16 au 19 octobre : suivezles webconférences internationales des Assemblées annuelles.Voir le programme

Mali Présentation

  • Vaste pays semi-aride et enclavé de la ceinture sahélienne, le Mali est une économie à faible revenu, peu diversifiée et exposée aux fluctuations des prix des matières premières. Sa forte croissance démographique (avec un taux de fécondité de 6 enfants par femme en 2017) et le changement climatique représentent des risques importants pour l’agriculture et la sécurité alimentaire du pays.

    Situation politique

    Le Mali traverse une période d’instabilité et de conflit depuis le coup d’État militaire de 2012 et l’occupation du nord du pays par des groupes armés. Une intervention militaire a été lancée en janvier 2013 sous l’égide de la France, avant que la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) ne prenne le relais en juillet 2014.

    Président depuis 2013, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) a été réélu pour un second mandat en août 2018. Prévues à l’automne 2018, les élections législatives ont été reportées au premier semestre 2019 et, le mandat des députés qui devait s’achever au 31 décembre 2018 a été prolongé de 6 mois par la Cour constitutionnelle.

    Les négociations de paix entre le gouvernement et deux groupes rebelles (la « Plateforme » et la « Coordination ») ont abouti à la signature d’un accord en mai et en juin 2015. Cet accord formalise la volonté d’une plus forte décentralisation, en dotant les régions du nord du Mali d’une zone de développement spécifique et en leur consacrant plusieurs projets dont le Programme de développement accéléré du Nord (PDAN) et le Programme d’urgence pour la relance du développement des régions du Nord (PURD/RN). Toutefois, cet accord de paix connaît des difficultés d’application. Indispensable pour la reprise économique et la réduction de la pauvreté, la sécurité reste fragile, des groupes armés poursuivant leurs attaques contre les casques bleus, l’armée malienne et les civils, essentiellement dans le nord et le centre du pays.

    Face aux défis sécuritaires qu’il traverse, le Mali a constitué le G5 Sahel en février 2014 avec le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.

    Afin d’aider ces pays à stabiliser la région et accélérer leur développement, l’Union européenne, la France et l’Allemagne, le Programme des Nations Unies pour le développement, la Banque africaine de développement et la Banque mondiale ont fondé l’Alliance Sahel en juillet 2017. L’Espagne, l’Italie, le Royaume Uni et le Luxembourg ont rejoint l’Alliance dont l’ambition est de soutenir financièrement et de coordonner les efforts de développement et de stabilisation du G5 Sahel.

    Situation sociale

    L’indice de développement humain établi en 2019 par les Nations Unies classe le Mali au 182e rang sur 188 pays. Exacerbée par la sécheresse et la guerre, l’incidence de la pauvreté est beaucoup moins élevée dans les zones urbaines, les populations pauvres se concentrant à 90 % dans les zones rurales du sud du pays, où la densité démographique est la plus forte.

    Après avoir augmenté entre 2011 en 2013 du fait de la crise sécuritaire, on estime que le taux d'extrême pauvreté a légèrement baissé, passant de 43,4 % à 41,3 % entre 2017 et 2019, grâce à la production agricole exceptionnelle de ces trois dernières années.

    Situation économique

    La croissance économique a ralenti pour la troisième année consécutive à 4,7 % en 2018, en raison de la propagation de l'insécurité dans les régions du centre. L'incertitude entourant l’élection présidentielle a également joué un rôle. Néanmoins, la croissance est restée robuste grâce à une production aurifère satisfaisante et à une bonne campagne agricole. Du côté de la demande, l’investissement public a diminué de 2,4 points de pourcentage du PIB, le gouvernement ayant dû consolider ses dépenses en raison de la chute des recettes.

    L'inflation a légèrement diminué, passant de 1,8 % en 2017 à 1,7 % en 2018, sous l'effet de conditions météorologiques favorables et de la bonne production agricole qui en a résulté.

    Le déficit de la balance courante extérieure est passé de 7,3 % du PIB en 2017 à 3,7 % en 2018, grâce à la bonne tenue des exportations de coton et d'or. Par ailleurs, le Mali a enregistré une récolte de coton record, ce qui a entraîné une augmentation significative de ses exportations de coton (+ 28 %), tandis que la production aurifère a augmenté de façon exceptionnelle (+ 21 %) à la suite de la mise en place de nouveaux projets d'exploitation aurifère. Le déficit a été financé à la fois par des IDE (20 %) et des emprunts extérieurs concessionnels (80 %).

    Le déficit budgétaire est passé de 2,9 % à 4,7 % du PIB entre 2017 et 2018 et les recettes ont chuté de 4,5 % du PIB. Cela peut être attribué à une contraction du recouvrement des impôts due à la détérioration de la situation sécuritaire, à l’évasion fiscale et à une exonération accrue de la taxe sur les carburants résultant de la hausse des prix internationaux du pétrole. La croissance ralentie et les retards dans la délivrance d'une nouvelle licence de télécommunication ont également joué un rôle. En réponse, le gouvernement a ramené les dépenses publiques de 23 % du PIB en 2017 à 20,2 % en 2018. Le déficit a néanmoins augmenté et était en grande partie financé par des émissions d'obligations régionales, en raison d'un soutien extérieur insuffisant.

    À moyen terme, la croissance devrait avoisiner les 5 % ce qui correspond au taux de croissance potentiel du Mali. Le secteur tertiaire sera l'un des principaux moteurs de la croissance, surtout les industries des télécommunications et du transport et, dans une moindre mesure, les services commerciaux et financiers.

    Dernière mise à jour: 10 oct. 2019

  • L’action du Groupe de la Banque mondiale au Mali

    Le Groupe de la Banque mondiale met en œuvre un cadre de partenariat conçu pour faire face aux enjeux de l’après-crise (post 2012). La Banque mondiale finance actuellement 22 projets nationaux et 8 projets régionaux au Mali pour un montant total de 1,5 milliard de dollars (dons et prêts inclus). Ces projets soutiennent le développement de nombreux secteurs tels que l’énergie, la reconstruction et le redressement économique, l’eau et l’assainissement, l’autonomisation des femmes et le dividende démographique ainsi que l’éducation.

    Société financière internationale (IFC)

    En juin 2019, les engagements d’IFC, le guichet du Groupe de la Banque mondiale pour le secteur privé, totalisaient 34,3 millions de dollars. Ces engagements comprennent des investissements dans les secteurs financiers, infrastructures, et agro-industrie. Les activités d’IFC au Mali comprennent également des projets d’assistance technique destinés à améliorer le financement des petites et moyennes entreprises (PME) et le climat des affaires, en collaboration avec la Banque mondiale.

    Afin d’accompagner le développement du secteur privé, IFC s’attache à :

    • soutenir la transformation du secteur agricole grâce au développement de chaînes de valeur mieux organisées et de l’agro-industrie, a l’instar de son récent investissement dans une usine de transformation d’amandes de karité ;
    • proposer des produits financiers adéquats aux institutions financières locales et renforcer leurs capacités pour améliorer l'accès au financement des segments mal desservis ;
    • développer des infrastructures énergétiques renouvelables et à moindre coût ; et
    • améliorer l'environnement des affaires dans des domaines ciblés tels que le transport, la logistique et l'agroalimentaire.

    Dernière mise à jour: 10 oct. 2019

  • Le soutien du Groupe de la Banque mondiale a contribué à obtenir des résultats dans les secteurs suivants :

    Agriculture

    Le Projet d’accroissement de la productivité agricole au Mali  (PAPAM) a permis la mise en valeur agricole de 2 200 hectares à Sabalibougou dans la zone Office du Niger (région de Ségou). 668 exploitations agricoles, soit 4 300 producteurs dont 500 femmes et jeunes en ont bénéficié. La productivité agricole s’est améliorée grâce aux divers appuis du projet. Le rendement moyen de riz en maîtrise totale de l’eau à Sabalibougou a évolué comme suit :

    • campagne agricole 2015/2016 :  5,56 tonnes/hectare soit 12 170 tonnes ;
    • campagne agricole 2016/2017 :  7,53 tonnes/hectare  soit 16 566 tonnes ;
    • campagne agricole 2017/2018 : 7 tonnes/hectare  soit 15 400 tonnes.

    La production totale des trois campagnes est estimée à 44 136 tonnes.

    Le PAPAM a également permis de valoriser 500 hectares de terres agricoles à M’Bewani, toujours dans la zone Office du Niger. Les 135 ménages bénéficiaires de ce projet ont pu semer en juillet 2019 et espèrent récolter 7 tonnes/hectare en novembre, soit environ 3 318 tonnes.

    Urbanisation

    Le projet d’appui aux communes urbaines du Mali (PACUM) est mis en œuvre à Bamako et 9 villes secondaires à travers le pays : Bla, Gao, Kayes, Kita, Koulikoro, Mopti, Niono, Ségou et Sikasso.

    Le projet a directement bénéficié à 205 004 personnes (dont 50,62 % de femmes).

    La perception des populations par rapport à la gestion urbaine et le niveau d’engagement citoyen dans les communes participantes est en amélioration constante (environ 50 %) avec des capacités renforcées au niveau des conseils communaux, des services municipaux et de la société civile pour davantage de transparence et d’imputabilité dans l’action communale.

    Le PACUM a permis de tester et confirmer un système de dotations d’investissement basé sur la performance des communes et un dispositif d’évaluation annuelle des performances des communes. Ces mécanismes sont en train d’être institutionnalisés à l’échelle nationale.

    Filets sociaux

    Afin d’atténuer la pauvreté et l’insécurité alimentaire, un Projet d'urgence de filets sociaux « Jigisemejiri » (arbre de l’espoir) a été mis en place. De 2013 à juin 2019, les résultats suivants ont été obtenus dans le cadre de sa mise en œuvre :

    • 79 168 familles ont bénéficié de transferts monétaires trimestriels dans les régions de Gao, Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, et dans le district de Bamako ;
    • 105 000 personnes ont reçu des suppléments nutritionnels (70 % sont des enfants de moins de 5 ans et 30 % des femmes enceintes) ;
    • 10 000 ménages ont pu subvenir à leurs besoins grâce à des activités génératrices de revenus (petit commerce, transformation des produits agricoles, élevage, maraîchage etc.)
    • Les bénéficiaires du projet ont également accès à des soins de santé gratuits fournis par le Régime d’assistance médicale (RAMED) mis en œuvre par l'Agence nationale d'assistance médicale (ANAM).
    • Le Registre social unifié contient des informations de 350 000 ménages bénéficiaires des prestations des programmes contributifs et non contributifs.   

    Dernière mise à jour: 10 oct. 2019

  • Les partenaires techniques et financiers du Mali (donateurs bilatéraux et multilatéraux et système de l’ONU sur place) se coordonnent dans le cadre du Groupe exécutif de coopération (GEC), piloté par la Banque mondiale et assisté par la MINUSMA, et de dix groupes thématiques sectoriels.

    Pour accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre du nouveau CREDD (2019-2023), le GEC a élaboré un Code de conduite pour la Concertation des partenaires techniques et financiers du Mali (TRIPLE C) qui définit les domaines prioritaires de coopération et coordonne l’aide. Un groupe technique appuie ce mécanisme dont la Banque mondiale est un acteur clé. Par ailleurs, le Groupe de la Banque mondiale travaille en étroite concertation avec le secteur privé, la société civile, les municipalités et les universités.

    Dernière mise à jour: 10 oct. 2019

Api


FINANCEMENTS

Mali: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA


GALERIE PHOTO

Plus de photos Arrow

POUR APPROFONDIR

La croissance ne décolle pas

Attendue à 2,6 % en 2019, la croissance africaine continue de pâtir d’une conjoncture internationale incertaine.

Booster le potentiel de l’Afrique

Découvrez en quoi consiste notre plan pour aider les pays africains à investir davantage et mieux dans leur population.

L’Association internationale de développement en Afrique

Des millions d’Africains sont sortis de la pauvreté grâce au soutien de l’IDA qui a permis de créer des emplois, améliorer le capital humain et de fournir des services essentiels.

Vidéos de la Banque mondiale Région Afrique

Consultez les dernières vidéos, podcasts et photos qui illustrent le travail de la Banque mondiale en Afrique.

Évaluation des politiques et des institutions publiques

La qualité des politiques publiques et des cadres institutionnels des pays les plus pauvres d’Afrique s’est peu, voire pas du tout, améliorée ces dernières années.

Autres ressources:

Coordonnées du bureau-pays

Point de contact principal
Bureau de la Banque mondiale au Mali
B.P. 1864
Immeuble Waly Diawara
Avenue du Mali
Hamdallaye ACI 2000
Bamako, Mali
+223 20 70 22 00
Informations générales et renseignements
Habibatou Gologo
Chargée de communication
+223 20 70 22 06
hgologo@worldbank.org
Plaintes et problèmes liés aux projets
malialert@worldbank.org