Égypte - Présentation

  • Le gouvernement égyptien déploie actuellement un ambitieux train de réformes qui ont pour but de s’atteler à des problèmes profondément enracinés et qui s’inscrivent dans le double objectif du Groupe de la Banque mondiale visant à mettre fin à l’extrême pauvreté et à promouvoir une prospérité partagée. Soutenues par le cadre de partenariat de la Banque avec l’Égypte, ces réformes concourent à la stabilisation de l’économie. 

    Sur l’exercice 2018, le PIB réel a progressé de 5,3 %, contre une moyenne annuelle de 4,3 % les trois années précédentes. Les investissements publics, la consommation privée et les exportations de biens et de services expliquent ce redémarrage tandis que la réaction du secteur privé se fait attendre. Toujours élevée, l’inflation cède du terrain depuis 18 mois, puisqu’elle est passée d’un taux record de 33 % mi-2017 à 12,7 % en janvier 2019. Bénéficiant des réformes macroéconomiques et politiques engagées, la position extérieure de l’Égypte s’est nettement améliorée. Le déficit courant a été ramené à 2,4 % du PIB sur l’exercice 2018, contre 6,0 % l’année précédente, grâce en particulier à l’excellente tenue des transferts de fonds des migrants et à la reprise du tourisme. Les flux d’investissements de portefeuille et les apports des institutions financières internationales ont soutenu le compte de capital et d’opérations financières. Des réformes budgétaires importantes, du côté des dépenses et des recettes, ont conduit à la résorption progressive du déficit mais le taux d’endettement public reste élevé. Depuis trois ans, le déficit budgétaire global a reculé de 3 points de pourcentage, pour atteindre 9,7 % du PIB sur l’exercice 2018 tandis que, sur la même période et pour la première fois depuis 15 ans, le pays affiche un excédent du solde primaire, en hausse de 3,6 points. Le nouveau système de taxe sur la valeur ajoutée, introduit en septembre 2016, a dopé les recettes fiscales tandis que les réformes des subventions à l’énergie et les mesures visant à maîtriser la masse salariale ont fait reculer la part des dépenses dans le PIB. Pour autant, le taux d’endettement reste élevé sur l’exercice 2018, à 98,7 % du PIB. 

    Soucieux de contrecarrer les effets négatifs des réformes économiques sur les populations pauvres et vulnérables, et d’accroître les investissements dans le capital humain égyptien, le gouvernement a renforcé ses mesures sociales d’atténuation et de protection à court terme, à travers notamment une hausse des allocations pour les coupons alimentaires et des programmes de transferts monétaires ciblés, assortis ou non de conditions. Pour que les mesures de protection sociale permettent effectivement de renforcer le capital humain, ces conditions portent sur des objectifs liés à la santé et à l’éducation. Les programmes de transferts monétaires sont complétés par des réformes ambitieuses lancées dans ces deux secteurs, afin d’augmenter la demande et d’améliorer les performances de l’Égypte sur le front du capital humain. Les subventions générales à l’énergie et à l’alimentation sont abandonnées au profit de programmes ciblés mieux intégrés de lutte contre la pauvreté au service du développement humain. Pour réduire le chômage, l’un des enjeux va consister à créer les emplois indispensables pour absorber environ 700 000 nouveaux entrants par an au cours des cinq prochaines années, en particulier pour la jeunesse du pays. 

    Dernière mise à jour: 01 avr. 2019

  • La collaboration du Groupe de la Banque mondiale avec l’Égypte repose actuellement sur un cadre de partenariat couvrant la période 2015-19 (a), articulé autour de la lutte contre la pauvreté et les inégalités. Ce cadre est le fruit d’une analyse rigoureuse des principaux freins à la réduction de la pauvreté et à une prospérité partagée ainsi que de vastes consultations avec le gouvernement, le secteur privé, les milieux académiques, les organisations de la société civile et les groupes de jeunesse. Le cadre de partenariat comporte trois axes stratégiques interdépendants et conformes à la stratégie de développement à plus long terme du gouvernement : 1) améliorer la gouvernance, en encourageant la transparence et l’efficacité budgétaires, en promouvant la participation des citoyens et des usagers et en renforçant les institutions en charge de l’inclusion sociale ; 2) développer les perspectives de création d’emplois dans le secteur privé, à travers la réforme du cadre réglementaire pour favoriser les investissements privés, le renforcement des capacités de production efficiente d’énergie, la consolidation des infrastructures et des services de transport clés, l’élargissement de l’accès à des services agricoles et d’irrigation optimisés et l’extension de l’accès au financement pour les micro, petites et moyennes entreprises ; 3) renforcer l’inclusion sociale, grâce à l’amélioration de l’accès à des débouchés rémunérateurs de court terme pour les pauvres, l’extension du système de protection sociale, l’optimisation des services de santé et d’éducation, la promotion de logements pour les ménages démunis, le renforcement des services d’assainissement et de collecte des eaux usées dans les zones rurales et l’extension des raccordements au gaz. 

    Conçu pour être flexible afin de pouvoir répondre à l’évolution des besoins du pays, le cadre de partenariat avec l’Égypte apporte des solutions intégrées de développement adaptées à la spécificité du contexte local et bénéficiant d’une expertise de classe mondiale. Il a fait l’objet d’un examen des progrès et des enseignements obtenus jusqu’ici, qui sera discuté par le Conseil des administrateurs le 30 avril 2019 et qui préconise une extension de deux ans du programme. Ce prolongement permettrait au Groupe de la Banque mondiale de soutenir la transition de l’Égypte vers une économie numérique et des services publics en ligne, d’accélérer les mesures prises pour renforcer le capital humain sur le plan de la santé, de l’éducation et de la protection sociale, mais également de lancer des interventions communes aux trois axes stratégiques afin de réduire les inégalités territoriales, de stimuler la création d’emplois et d’améliorer la gouvernance.

    Dernière mise à jour: 01 avr. 2019

  • Avec le soutien du Groupe de la Banque mondiale, le gouvernement égyptien a obtenu des résultats significatifs dans les trois axes stratégiques couverts par le cadre de partenariat. Parmi les résultats obtenus : 

    Un programme de financement à l’appui des politiques de développement, doté de 3,15 milliards de dollars pour trois opérations sur trois ans (2015-17), est venu soutenir les réformes élaborées par le gouvernement égyptien pour renforcer l’économie, créer des emplois et installer une croissance durable, notamment dans le secteur de l’énergie. La loi relative à l’impôt sur le revenu a permis d’augmenter les recettes de l’État tandis que les dépenses publiques sont désormais sous contrôle, notamment pour les salaires, grâce à l’introduction d’instructions budgétaires annuelles et l’automatisation de la paie, et pour les subventions à l’énergie, avec des ajustements annuels du tarif du gaz et de l’électricité. Le climat d’investissement a été renforcé par les amendements apportés à la loi sur l’investissement, l’introduction de la loi sur la concurrence et la réforme du régime d’octroi de permis industriels, qui a induit une réduction de 80 % des délais pour les industries à faible risque. 

    La collaboration entre la BIRD, la Société financière internationale et l’Agence multilatérale de garantie des investissements a attiré des investissements privés dans le secteur de l’énergie. Le programme de subventionnement du tarif de l’énergie solaire photovoltaïque a bénéficié d’une intervention programmatique du Groupe de la Banque mondiale dans le but d’atténuer les risques intérieurs, sectoriels et liés au projet à travers des réformes, une assistance technique, des investissements et des instruments de diminution des risques. L’efficacité globale du secteur s’est nettement améliorée et des travaux sont en cours pour soutenir le démantèlement et la restructuration des compagnies nationales d’énergie afin de garantir leur pérennité financière une fois autonomes. Les initiatives conjointes du Groupe de la Banque mondiale ont permis de créer le Forum du gaz de la Méditerranée orientale, basé au Caire, complété par l’Initiative de plateforme régionale panarabe d’échange d’énergie censée favoriser la coopération entre pays arabes et renforcer le commerce de gaz et d’électricité, ce qui permettra à terme à l’Égypte de s’affirmer comme un pôle énergétique régional. Les réformes macro budgétaires ont favorisé la réallocation des dépenses publiques en faveur de la protection sociale et du développement du capital humain. Le Groupe de la Banque mondiale soutient le programme d’investissements dans le capital humain du gouvernement égyptien, conçu pour améliorer le quotidien et le bien-être de la population. Ce programme prévoit des réformes dans les secteurs de l’éducation et de la santé, un programme de financement du logement pour tous ainsi que le raccordement aux réseaux de gaz naturel et aux services d’assainissement des zones rurales et des régions en retard. 

    Les exemples suivants illustrent l’impact des opérations du Groupe de la Banque mondiale en Égypte :

    • 2 268 801 ménages (soit pratiquement 10 millions d’Égyptiens) ont bénéficié des programmes de transferts monétaires Takaful et Karama, dont 67 % vivent en dessous du seuil de pauvreté et 88 % sont dirigés par des femmes. Ces programmes couvrent 27 gouvernorats, 345 districts, 5 630 villages et 2 636 unités sociales.
    • En mars 2019, 41,5 millions d’Égyptiens avaient bénéficié du projet de transformation du système de santé (a) grâce à un dépistage systématique de l’hépatite C et des maladies non infectieuses. La campagne de dépistage, en trois phases, se déroulera jusqu’à fin avril 2019. L’objectif est de dépister 55 millions de citoyens et de traiter près de 1,5 million de patients atteints d’hépatite C. Après l’achèvement des deux premières phases, 40 millions de dollars de médicaments contre cette infection ont été fournis aux centres départementaux de santé.
    • Grâce au programme de logements inclusifs (a), 205 538 Égyptiens démunis ont pu accéder à la propriété ou louer un logement, dont 39 728 femmes.
    • Le projet de promotion des innovations pour l’inclusion financière a aidé 169 041 Égyptiens à créer leur propre entreprise avec, à la clé, 294 784 emplois créés.
    • Le programme pour des services d’assainissement durables en milieu rural a permis de raccorder 5 000 foyers dans les zones rurales d’Égypte. L’opération cherche à décentraliser les services d’assainissements afin de les rendre plus efficaces et plus responsables vis-à-vis des citoyens avec, à l’horizon 2022, le raccordement de 167 000 ménages ruraux.

    Dernière mise à jour: 01 avr. 2019

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FINANCEMENTS

Égypte (République arabe d’): Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA


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