Vue d'ensemble

  • Le commerce extérieur est un moteur de la croissance : il crée des emplois, réduit la pauvreté et ouvre des perspectives économiques. Depuis 1990, plus d'un million de personnes sont sorties de la pauvreté grâce à une croissance économique soutenue par le libre-échange et l’ouverture du commerce. Le Groupe de la Banque mondiale promeut la mise en place d’un système commercial international ouvert, réglementé et prévisible.

    En rendant les biens et services plus abordables, le libre-échange bénéficie aussi aux ménages pauvres, un avantage important bien que souvent ignoré. Pour les personnes vivant dans l'extrême pauvreté, en particulier, le commerce extérieur contribue à abaisser le prix des denrées alimentaires. En outre, il crée des emplois accessibles aux femmes et encourage la scolarisation des filles.

    Les pays en développement se heurtent fréquemment à des obstacles indirects qui entravent leur accès aux marchés mondiaux : pratiques anticoncurrentielles, réglementations pesant sur l’investissement et la croissance des entreprises ou infrastructures inadaptées. Même les pays qui appliquent une politique commerciale libérale et transparente rencontrent des difficultés si leurs marchés ne sont pas suffisamment intégrés. En outre, bon nombre des personnes les plus pauvres de la planète vivent dans des régions enclavées, isolées ou sans voie d’accès aux échanges internationaux. Le Groupe de la Banque mondiale aide ses pays clients à surmonter ces obstacles afin d'améliorer leur accès aux marchés des pays développés et d'accroître leur participation à l’économie mondiale.

    Cependant, malgré les bénéfices économiques potentiels liés au commerce, tout le monde ne profite pas des avantages de la mondialisation. Ainsi, les gains de productivité et les progrès technologiques qui accompagnent le développement des échanges peut détruire des emplois dans certaines régions ou certains secteurs. La Banque mondiale s'attache à mettre en œuvre des politiques qui aident tous les pays à tirer profit des possibilités qu'offrent le commerce et l'évolution technologique. Il s'agit notamment de mesures à court terme, comme des programmes de formation et d'aide à la recherche d'emploi, mais aussi de solutions à long terme permettant de bâtir des économies plus résilientes. De solides filets de protection sociale, un accès à l'éducation qui prépare les jeunes aux emplois de demain et des politiques qui favorisent la mobilité des travailleurs sont des composantes essentielles de ces solutions.

    Le monde doit renforcer le système d'échanges international pour susciter une plus grande intégration et aider les pays en développement à surmonter les obstacles à la croissance liés au commerce. Le système mondial de réglementation des échanges qui a favorisé une croissance économique sans précédent pendant plusieurs générations est aujourd'hui en proie à des tensions. Celles-ci ne doivent toutefois pas nous empêcher d'examiner les avantages inestimables pour l'économie mondiale de la poursuite des réformes commerciales.

    Dernière mise à jour: mars 13, 2019

  • Le Groupe de la Banque mondiale promeut la mise en place d’un système d'échanges multilatéral ouvert, réglementé et prévisible, et a notamment pour objectif d’aider les pays à prendre part à ce système et à en bénéficier. Pour cela, il s’attache à soutenir la conclusion d’accords commerciaux, à placer les échanges et la compétitivité au centre des stratégies nationales de développement, et à promouvoir des réformes grâce à des programmes d’aide au commerce efficaces.

    Le Groupe de la Banque mondiale aide les pays à formuler et appliquer des politiques destinées à optimiser leur compétitivité dans le domaine du commerce des biens et des services. Les interventions du Groupe de la Banque mondiale en faveur du commerce extérieur comportent quatre volets :

    • Politique et intégration commerciales : Fournir des analyses et des conseils pour aider les pays à supprimer les mesures non tarifaires inutiles | Moderniser la réglementation et le commerce des services | Atténuer les effets délétères des politiques et chocs commerciaux sur les populations pauvres et sur la main-d’œuvre | Soutenir l’intégration mondiale et régionale, y compris la négociation d’accords de libre-échange, ainsi que l’adhésion et la participation à l’Organisation mondiale du commerce.
    • Performances commerciales : Aider les pays à formuler et appliquer des politiques destinées à optimiser leur compétitivité dans le domaine du commerce des biens et des services | Contribuer à instaurer un cadre général de politiques publiques qui influera sur les capacités et les incitations dont les entreprises ont besoin pour leurs activités d’import-export | Aider les pays à tirer profit de leur ouverture aux échanges et à faire face aux coûts d’ajustement et aux chocs extérieurs.
    • Facilitation des échanges et logistique : Renforcer les corridors commerciaux, les chaînes logistiques et la logistique des échanges | Moderniser les procédures transfrontalières | Améliorer les liens entre entreprises, marchés et consommateurs.

    Pour financer une grande partie de ces interventions, le Groupe de la Banque mondiale dispose de trois grands fonds fiduciaires, qui totalisent 91 millions de dollars : le Mécanisme-cadre de soutien au commerce(a), le Programme d’aide à la facilitation des échanges (TFSP) (a) et le Cadre intégré renforcé (CIR).

  • Le Groupe de la Banque mondiale produit des analyses approfondies sur les aspects clés du commerce mondial ainsi que sur les situations nationales de plus d'une centaine de pays du monde entier. Ces travaux ont pour but d'aider les pays clients à déterminer les réformes nécessaires pour promouvoir la concurrence, les exportations et le développement du secteur privé, et pour faciliter le commerce, la logistique et les procédures transfrontalières afin de réduire les coûts commerciaux.

    Analyses et données sur les aspects clés du commerce mondial : La Banque mondiale produit des données et des analyses actualisées sur les problématiques du commerce mondial.

    • Tensions commerciales (a) : conséquences de la montée des tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis sur le commerce mondial et les chaînes logistiques, en particulier dans les pays en développement.
    • Commerce et pauvreté (a) : Programme d'études sur les effets des échanges sur la répartition des revenus et notamment : i) effets des modifications des mesures tarifaires et non tarifaires sur le niveau de vie ; ii) mécanismes par lesquels le commerce international influe sur les taux de pauvreté et la dynamique du marché du travail dans les pays ; iii) conséquences du développement de l'automatisation sur le niveau de vie et la destruction d'emplois dans les pays en développement (et sur le transfert d'emplois vers les pays à revenu élevé).
    • Logistique et connectivité (a) : L’indice de performance logistique (LPI), publié tous les deux ans, mesure la qualité de la logistique dans 160 pays à partir d’une enquête réalisée auprès de transitaires et de transporteurs express du monde entier.

    Soutien aux stratégies et réformes en matière de politique et performance commerciales : La Banque mondiale fournit conseils et analyses pour aider les pays à être compétitifs à l'échelle mondiale.

    • Par exemple : Le gouvernement éthiopien s'est engagé sur la voie de la transformation politique et économique. La domination de l'opérateur logistique public empêche toute concurrence et sape le potentiel du commerce pour stimuler la croissance et réduire la pauvreté. Le Groupe de la Banque mondiale soutient un important projet de réforme du secteur de la logistique, dans le cadre d'un programme d’action intégré pour la croissance macro-budgétaire axé sur le commerce, l'investissement, la concurrence et l'environnement commercial.

    Facilitation des échanges et logistique (a) : Renforcer les corridors commerciaux, les chaînes logistiques et la logistique des échanges | Moderniser les procédures transfrontalières | Améliorer les liens entre entreprises, marchés et consommateurs. Prêts et assistance technique :

    • La bureaucratie, la manutention portuaire, les procédures douanières et les goulets d'étranglement des infrastructures de transport sont toujours un obstacle majeur au commerce dans les pays en développement, en particulier en Afrique subsaharienne. Or réduire d'une journée la durée des trajets domestiques augmente de 7 % les exportations en Afrique et réduire d'une journée les délais d'attente aux frontières fait progresser les échanges de 1 %. Cependant, faciliter les échanges exige de la coopération et des moyens, notamment une amélioration des infrastructures liées au commerce et une assistance technique aux services douaniers. Le Groupe de la Banque mondiale est un important fournisseur d'aide à la facilitation du commerce, avec un portefeuille actuel de plus de 7 milliards de dollars de financements dans plus de 70 pays.
    • Par exemple : Au cours des trois dernières années, la Banque mondiale a apporté son aide aux pays de la région des Grands Lacs, grâce à un nouveau projet de 140 millions de dollars visant à améliorer les conditions d'exercice des petits commerçants transfrontaliers, dont la plupart sont des femmes. Quand le projet a débuté, ces commerçantes devaient régulièrement payer des pots-de-vin et étaient victimes de harcèlement, voire de violences sexuelles. Grâce à l'amélioration des infrastructures, à la rationalisation des processus de dédouanement aux frontières, à la formation des fonctionnaires et des commerçant(e)s et à l'amélioration de la sécurité (installation d'éclairages et de caméras), les cas de harcèlement ont baissé de 37 points de pourcentage en trois dans l'Est de la République démocratique du Congo. Pendant la même période, le nombre de passages aux frontières quotidiens a considérablement augmenté, passant de 20 000 en 2015 à 40 000-50 000 en 2018.
    • Par exemple : La Banque mondiale aide le Népal et l'Inde à améliorer l'efficacité de leurs échanges de marchandises en réduisant les principales difficultés liées aux infrastructures. Le commerce entre les deux pays peut se développer en réduisant les obstacles non matériels, en particulier ceux liés aux politiques, aux procédures et aux activités d'échanges internationaux transitant entre les deux pays. L'un des premiers succès du projet a été la mise en place, en 2016, du portail d'information commerciale au Népal, un guichet unique d'information sur les importations, les exportations et le transit des biens par le pays. Les deux gouvernements ont récemment ouvert un nouveau corridor commercial vers le port de Visakhapatnam, beaucoup plus efficace avec un temps de dédouanement inférieur de moitié par rapport à celui du port de Calcutta.

    Intégration régionale (a) : La Banque mondiale soutient l’intégration mondiale et régionale, y compris la négociation d’accords de libre-échange, ainsi que l’adhésion et la participation à l’Organisation mondiale du commerce.

    • Par exemple : La Banque mondiale œuvre aux côtés de l'Union africaine pour soutenir la création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC), qui pourra stimuler le commerce intrarégional et réduire considérablement la pauvreté. Elle s’emploie actuellement à évaluer les effets des réductions tarifaires sur les recettes publiques et quantifie leur impact sur le commerce, la croissance et la pauvreté, notamment chez les femmes et les jeunes.
    • Par exemple : La Banque mondiale consacre toute une série d’études aux « Nouvelles routes de la soie », vaste initiative destinée à améliorer la coopération et la connectivité régionales à l'échelle transcontinentale. Ces études ont pour finalité d'aider les décideurs à évaluer les effets de l’initiative Belt and Road et à déterminer les politiques qui permettront d'en optimiser les avantages et d'en atténuer les risques.

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