Vue d'ensemble

  • L’expansion des échanges est essentielle pour mettre fin à l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée. Il est établi que les pays ouverts au commerce international enregistrent généralement une croissance plus rapide et offrent davantage d’opportunités à leur population. Le Groupe de la Banque mondiale aide ses pays clients à améliorer leur accès aux marchés des pays développés et à accroître leur participation à l’économie mondiale. Il soutient la mise en place d’un système commercial international ouvert, réglementé et prévisible.

    Les enjeux ont beaucoup évolué depuis le début des années 90, période durant laquelle le débat était centré sur la libéralisation du commerce. Aujourd’hui, dans le monde, les droits de douane à l’importation sont relativement faibles, et de nouveaux défis apparaissent. Les mesures non tarifaires connaissent une forte expansion, dans certains cas parce que les pays espèrent ainsi protéger leur économie. Dans les pays en développement, les restrictions aux échanges de services et le manque de concurrence sur ces marchés restent deux caractéristiques dominantes, qui réduisent les possibilités d’intégration dans ce secteur. En outre, la multiplication des accords commerciaux préférentiels, au niveau régional et bilatéral, complique la situation.

    Les pays en développement sont également confrontés à des facteurs indirects qui entravent leur accès aux marchés mondiaux : pratiques anticoncurrentielles, réglementations pesant sur l’investissement et la croissance des entreprises, infrastructures insuffisantes, entre autres. Même les pays dont la politique commerciale est libérale et transparente rencontrent des difficultés si leurs marchés ne sont pas connectés. Il faut en outre souligner que parmi le milliard de personnes les plus pauvres de la planète, beaucoup vivent dans des régions ou des pays du monde qui sont enclavés, isolés, ou qui ne disposent pas de voies d’accès aux échanges internationaux.

    Le Groupe de la Banque mondiale est la principale source multilatérale d’aide au commerce, c’est-à-dire d’aide au développement qui a pour finalité d’améliorer la capacité des pays en développement à participer plus efficacement aux échanges internationaux. Au sein du pôle Macroéconomie, commerce et investissement, les spécialistes de la Banque apportent aux pays clients un soutien pour surmonter les obstacles auxquels ils sont confrontés.

     

     

     

    Dernière mise à jour: avr. 04, 2018

  • Le Groupe de la Banque mondiale soutient la mise en place d’un système multilatéral ouvert, réglementé et prévisible, et a notamment pour objectif d’aider les pays à prendre part à ce système et à en bénéficier. Pour cela, il s’attache à appuyer la conclusion d’accords commerciaux, à placer les échanges et la compétitivité au centre des stratégies nationales de développement, et à promouvoir des réformes grâce à des programmes d’aide au commerce efficaces.

    Le Groupe de la Banque mondiale aide les pays à formuler et appliquer des politiques en vue d’améliorer le plus possible leur compétitivité dans le domaine du commerce des biens et des services. La démarche adoptée englobe l’ensemble des politiques qui déterminent les capacités et les incitations dont les entreprises ont besoin pour l’activité d’import-export. L’action de la Banque consiste à aider les pays à profiter des retombées de la libéralisation du commerce, de l’intégration régionale, et à gérer à la fois les coûts d’ajustement et les chocs extérieurs. Les interventions du Groupe de la Banque mondiale en faveur du commerce extérieur comportent quatre axes :

    • Politiques et intégration commerciales – Fournir des analyses et des conseils pour aider les pays à supprimer les mesures non tarifaires inutiles | Moderniser la réglementation et le commerce des services | Atténuer les effets délétères des politiques et chocs commerciaux sur les populations pauvres et sur la main-d’œuvre | Soutenir l’intégration mondiale et régionale, y compris la négociation d’accords de libre-échange, ainsi que l’adhésion et la participation à l’Organisation mondiale du commerce.
    • Performances commerciales – Aider les pays à concevoir et à mettre en œuvre des politiques permettant de maximiser leur compétitivité sur les marchés des produits et des services | Aider à instaurer un cadre général de politiques publiques qui influera sur les capacités et les incitations dont les entreprises ont besoin pour l’activité d’import-export | Aider les pays à mettre à profit leur ouverture aux échanges et à faire face aux coûts d’ajustement et aux chocs extérieurs.
    • Concurrence – Éliminer les réglementations anticoncurrentielles | Renforcer les règles antitrust | Promouvoir des politiques sectorielles favorisant des conditions de concurrence | Entreprises publiques et neutralité concurrentielle.
    • Facilitation des échanges et logistique – Renforcer les corridors commerciaux, les chaînes logistiques et la logistique des échanges | Moderniser les procédures transfrontalières | Améliorer les liens entre entreprises, marchés et consommateurs.

    Pour financer une grande partie de ces activités, le Groupe de la Banque mondiale dispose de cinq grands fonds fiduciaires, qui totalisent 122 millions de dollars :

    • Le Deuxième fonds fiduciaire multidonateurs pour le commerce et le développement (MDTF-TD2) est la principale source d’appui aux travaux analytiques du Groupe de la Banque mondiale consacrés au commerce extérieur. Il bénéficie de 34,5 millions de dollars d’engagements sur les trois prochaines années.

    • Le Programme d’aide à la facilitation des échanges (TFSP) est un dispositif multidonateurs lancé en juin 2014. Il fournit aux pays en développement une assistance technique rapide qui leur permet de s’aligner sur l’Accord de facilitation des échanges adopté en décembre 2013 par l’Organisation mondiale du commerce (OMC). À ce jour, 30 pays ont sollicité le soutien de ce dispositif doté de 30 millions de dollars.

    • Le Mécanisme pour la facilitation du commerce (TFF) appuie des initiatives visant à réduire le coût des échanges et à renforcer la compétitivité des pays en développement grâce à l’amélioration des régimes douaniers et d’autres systèmes de facilitation des échanges. En mars 2015, 76 projets avaient été approuvés, pour un volume global de 49,8 millions de dollars, dont les pays africains ont bénéficié à hauteur de 80 %.
    • Le Cadre intégré renforcé (CIR) soutient les travaux menés par le Groupe de la Banque au titre du partenariat mondial destiné à aider les pays les moins avancés (PMA) à lever les obstacles au commerce. Il finance le renforcement des capacités commerciales de ces pays, des études qui identifient les principaux freins aux échanges, et la mise en œuvre des projets d’assistance technique. Doté de 4,3 millions de dollars, le CIR aide actuellement 15 PMA à améliorer leur commerce extérieur.

    • L’Initiative pour la transparence dans le commerce (TNT) est un partenariat entre le Centre du commerce international (Genève), la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement et le Groupe de la Banque mondiale, avec le soutien actif de la Banque africaine de développement. La TNT a pour objectif de recueillir et de mettre à disposition des données sur les mesures non tarifaires et les politiques relatives au commerce des services. La Russie est à ce jour le seul contributeur à la TNT, à hauteur de 1,5 million de dollars.

     

    Dernière mise à jour: avr. 04, 2018

  • Prêts et assistance technique :

    • Le Projet de facilitation des échanges dans la région des Grands Lacs, en préparation, consiste en une opération d’investissement de 140 millions de dollars destinée à lever les obstacles au commerce transfrontalier entre la République démocratique du Congo et cinq de ses pays voisins : le Burundi, l’Ouganda, le Rwanda, la Tanzanie et la Zambie. Les investissements dans l’infrastructure transfrontalière, les politiques relatives aux opérations de passage des frontières et l’administration transfrontalière contribueront à réduire les coûts, à améliorer les capacités commerciales, à accélérer le franchissement des frontières et à intégrer les populations touchées par un conflit.
    • En République démocratique populaire lao, l’assistance technique du Groupe de la Banque mondiale a permis de créer un portail national pour le commerce, sous la forme d’un outil en ligne qui donne accès à la législation, à la réglementation et aux formalités administratives de ce pays. Ce portail réduit le délai nécessaire pour obtenir des informations et pour réaliser des transactions.
    • Au Honduras, l’assistance technique du Groupe de la Banque mondiale a amélioré les échanges de produits agro-alimentaires en mettant en relation trois grandes administrations publiques pour simplifier les exportations et les importations. Pour plus de 700 entreprises honduriennes qui vendent à l’international, le délai d’obtention d’une autorisation d’exportation a ainsi été ramené de trois jours à un jour.
    • Au Kenya, le Groupe de la Banque mondiale conseille le gouvernement pour l’adoption d’une réglementation destinée à lutter contre les cartels dans les secteurs économiques stratégiques. Cette réglementation interdira les accords anticoncurrentiels, ce qui fera diminuer les coûts pour les entreprises et pour les ménages. D’après les estimations, rien que sur le marché de l’assurance, ces économies devraient se chiffrer à environ 18 millions de dollars par an.
    • Aux Philippines, le Groupe de la Banque mondiale a aidé à mettre en œuvre une réforme qui, entre autres, raccourcit considérablement le délai d’enregistrement des nouveaux navires et permet ainsi aux nouveaux transporteurs d’emprunter certaines routes maritimes, ce qui pourrait réduire de 5 % le coût de la logistique.

    Analyses et conseils en matière de politique publique :

    • L’Outil de diagnostic de la compétitivité commerciale (a) conçu par le Groupe de la Banque mondiale facilite l’évaluation systématique des performances et des compétences d’un pays sur les marchés d’exportation. Il est utilisé dans plus de 25 pays.
    • Dans le cadre du projet Doing Business du Groupe de la Banque mondiale, qui évalue la réglementation des affaires et son application effective dans 189 pays, l’indicateur du commerce transfrontalier mesure le délai et le coût (hors droits de douane) d’exportation et d’importation par voie maritime.
    • Un récent rapport sur le potentiel inexploité de l’Afrique dans le secteur du commerce des services (a) met en lumière les opportunités pour ce continent et enrichit le débat sur le rôle des services dans la diversification des échanges et le développement économique dans cette région du monde. 
    • Un récent ouvrage intitulé Making Global Value Chains Work for Development (a) montre comment les pays en développement qui participent aux chaînes de valeur mondiales peuvent dynamiser leur croissance, aller de l’avant et créer des emplois dès lors qu’ils mettent en place des politiques adéquates.

    Libre accès aux données sur le commerce :

    • En coopération avec d’autres partenaires internationaux pour le développement, le Groupe de la Banque mondiale a lancé une initiative en faveur de la transparence dans le commerce. Cette initiative vise à assurer un accès libre et aisé aux données relatives aux politiques commerciales nationales. Elle a notamment donné lieu récemment à la refonte du logiciel d’analyse commerciale WITS (a) et à la création d’une base de données sur les restrictions aux échanges de services (a).
    • L’indice de performance logistique (a), publié tous les deux ans, mesure la qualité de la logistique dans 160 pays à partir d’une enquête réalisée auprès de transitaires et transporteurs express dans le monde entier.
    • La nouvelle série de données sur les coûts du commerce (a) met en évidence les coûts disproportionnés qui pèsent sur les pays en développement, dont le niveau d’intégration est en outre inférieur à celui des pays à revenu élevé.
    • Le Groupe de la Banque mondiale a appuyé le lancement d’une initiative conjointe de think tanks du monde entier, baptisée Global Trade Alert (a) et destinée à mieux suivre l’évolution des politiques commerciales. De même, il a créé et met à jour régulièrement la base de données sur les barrières commerciales provisoires (a). Ces deux instruments permettent de surveiller le recours aux mesures commerciales adoptées par les pays depuis la crise de 2008 et qui sont de nature à fausser les échanges.

     

    Dernière mise à jour: avr. 04, 2018


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Washington
Julia Oliver
joliver@worldbank.org