Populations autochtones - Vue d'ensemble

Les peuples autochtones forment des sociétés et des communautés culturellement distinctes : les terres sur lesquelles ils vivent et les ressources naturelles dont ils dépendent sont intrinsèquement liées à leur identité, leur culture et leur subsistance économique.

Avec 300 millions de personnes à travers le monde, les peuples autochtones représentent 4,5 % environ de la population mondiale mais ils forment 10 % du nombre d’individus pauvres dans le monde. Sur leurs territoires ancestraux, les peuples autochtones préservent environ 80 % de la biodiversité mondiale, alors qu’ils ne possèdent légalement qu’à peine 11 % de ces terres.

Améliorer la condition des peuples autochtones exige à la fois de parvenir à une croissance économique généralisée et durable, et de mettre en place des stratégies pour lutter contre les raisons des nombreux préjudices dont ils sont victimes, tout en tenant compte de leurs avis et de leurs besoins particuliers de développement.

La Banque mondiale travaille activement avec les peuples autochtones du monde entier sur un certain nombre de questions qui les affectent directement.

Dernière mise à jour: mai 01, 2015

La Banque mondiale poursuit l’approfondissement de ses connaissances des problèmes et besoins des peuples autochtones à l’échelon des pays et des régions. Elle mène pour cela des études et analyses pour améliorer la conception et la mise en œuvre des projets et programmes concernant ces populations. Elle entretient aussi un dialogue direct avec les leaders des différentes communautés et les organisations représentatives des populations autochtones.

Chaque année, la Banque participe à différents forums internationaux liés aux droits des peuples autochtones, notamment aux réunions de l’Instance permanente sur les questions autochtones des Nations Unies (UNPFII) qui se tiennent à New York. Afin de sceller des alliances plus larges avec la communauté internationale des peuples autochtones, elle collabore aussi avec plusieurs de leurs organisations dans les pays en développement.

La Banque s’attache à renforcer les capacités des pays pour que les peuples autochtones soient davantage associés à la vie de la société, ainsi que celles des organisations des peuples autochtones. Cette assistance financière comprend notamment un mécanisme spécial de dons en faveur des peuples autochtones et des populations locales administré par le Programme d’investissement forestier (FIP), un programme de renforcement des capacités des peuples autochtones dépendant de la forêt piloté par le Fonds de partenariat pour la réduction des émissions dues à la déforestation (FCPF), ainsi que des consultations mondiales, régionales et locales organisées dans le cadre du FCPF. Les représentants des peuples autochtones désignés par l’UNPFII ont par ailleurs qualité d'observateurs auprès des Fonds d’investissement climatiques (CIF).

En agissant dans différents domaines, la Banque mondiale s’efforce de placer les franges exclues de la population — dont les peuples autochtones — au centre de l’action à mener en faveur du développement. Ses actions consistent à :

1.     renforcer les cadres et politiques institutionnels ayant une incidence sur ces peuples et sur leurs relations avec les autres composantes de la société ;

2.     soutenir leurs capacités pour qu'ils assurent eux-mêmes leur développement en se fondant sur leurs propres perceptions et priorités, en particulier leur patrimoine culturel et leurs savoir-faire traditionnels ;

3.     démontrer le rôle important que peuvent jouer les peuples autochtones dans la gestion des écosystèmes fragiles, la préservation de la biodiversité et le développement économique ;

4.     diffuser les résultats et les enseignements tirés de ces initiatives de développement autochtone auprès des gouvernements nationaux et de la communauté internationale des bailleurs de fonds.

 

Peuples autochtones et changement climatique

Les peuples autochtones sont excessivement vulnérables aux effets du changement climatique dans la mesure où ils vivent pour la plupart dans des zones écologiquement sensibles (région arctique, forêts tropicales, montagnes, déserts, etc.) et, très souvent, parce qu’ils dépendent avant tout de la biodiversité qui les entoure tant pour leur subsistance matérielle que pour la sauvegarde de leur culture. De ce fait, ils possèdent des connaissances traditionnelles qui peuvent se révéler essentielles pour l’adaptation au changement climatique. La Banque mondiale veille à s’appuyer sur ces savoir-faire lorsqu’elle aide les pays à développer des stratégies face à l’évolution des conditions et des régimes environnementaux.

 

C'est tout particulièrement le cas dans le cadre du programme de travail REDD+ (pour « réduction des émissions résultant du déboisement et de la dégradation des forêts ») dont les peuples autochtones sont des acteurs majeurs, étant donné les relations étroites qu'ils entretiennent avec les terres et les ressources forestières dont ils dépendent.

 

Dialogue mondial avec les peuples autochtones

En 2012, la Banque mondiale a entamé un processus visant à mettre à jour et consolider ses politiques de sauvegarde environnementale et sociale, afin de mieux prendre en compte les nouvelles exigences et problématiques du développement. Dans ce cadre, elle conduit notamment un processus de dialogue et de rencontres avec les peuples autochtones, à l’échelle mondiale. L’objectif de ce dialogue est double : d’une part, associer les peuples autochtones au déroulement du processus d’examen et de mise à jour des politiques de sauvegarde sociale et environnementale et, d’autre part, renforcer le soutien à ces populations et accompagner leur développement, partout dans le monde.

Les deux phases des consultations ont donné lieu à plusieurs réunions avec les représentants des peuples autochtones. Celles-ci ont abouti à d’excellents résultats en termes de participation et d’informations recueillies, tout en jetant les bases d’une relation nouvelle et plus étroite avec les peuples autochtones. Le dialogue se poursuit encore à ce jour.

En juillet 2014, le Comité pour l’efficacité du développement (CODE) du Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a autorisé la Banque à mener des consultations publiques sur son avant-projet, et en particulier sur la révision de la norme environnementale et sociale n° 7 relative aux peuples autochtones qui établit le principe de consentement libre, préalable et éclairé.

La deuxième phase de consultation avec les parties prenantes (gouvernements, secteur privé et société civile, dont les peuples autochtones) s’est achevée le 1er mars. L’équipe en charge de ce dossier amende actuellement le projet de Cadre environnemental et social et en soumettra une nouvelle version au CODE à l’été 2015. 

Dernière mise à jour: mai 01, 2015

Pour mieux appréhender les questions relatives aux peuples autochtones au niveau des pays et des régions, la Banque a mis sur pied en juillet 2014 un groupe de travail dédié aux peuples autochtones. Sa mission est d’élargir le partage des connaissances et solutions innovantes à l’appui du soutien de la Banque au développement durable de ces populations.

Les projets menés par la Banque mondiale ont déjà débouché sur des résultats positifs et tangibles pour les peuples autochtones. En voici quelques exemples :

Le Projet d’administration foncière au Nicaragua (a) a permis de réduire à la fois les délais et les coûts d’enregistrement des propriétés foncières. Le cadre politique et juridique de l’administration des terres a été renforcé grâce à l’élaboration d’une politique foncière nationale et à la promulgation de trois lois particulièrement importantes. L’une d’entre elles a ainsi permis aux communautés autochtones pauvres et marginalisées de la côte caraïbe de recevoir des titres de propriété collectifs portant sur 15 territoires ancestraux et couvrant une surface totale de 22 000 kilomètres carrés (soit 19 % du territoire national).

Le Projet de gestion intégrée des écosystèmes dans les communautés autochtones d’Amérique centrale (a) a très largement dépassé l’objectif de 100 communautés et organisations participantes : ce sont en fait 350 groupes communautaires autochtones qui œuvrent à la préservation et à l’usage durable des ressources naturelles. Des actions de formation ont ciblé plus de 4 000 représentants autochtones et 357 organisations, qui ont appris à combiner leurs pratiques ancestrales et une gestion intégrée des écosystèmes. Elles ont permis à 379 groupes d’élaborer 23 plans de gestion intégrée des écosystèmes et d’utilisation des terres. En outre, 472 communautés et 69 organisations autochtones ont reçu une aide financière pour soutenir la préparation et la mise en œuvre de sous-projets compatibles avec une approche productive de la conservation.

Dans le cadre du Troisième projet de transport rural au Viet Nam (a), des femmes pour la plupart issues de minorités ethniques ont suivi une formation aux techniques de base d’entretien des routes. Embauchées comme ouvrières d’entretien, elles ont vu leur revenu augmenter et elles contribuent ainsi à l’entretien des routes qui les relient aux marchés et aux écoles.

Au Viet Nam, à la suite du deuxième Projet de lutte contre la pauvreté dans les montagnes du Nord, les minorités ethniques pauvres et rurales des régions les plus reculées du nord-ouest du pays peuvent désormais accéder plus facilement au marché et aux services, grâce au goudronnage et à la modernisation de plus de 4 230 kilomètres de routes rurales et à la construction de 3 250 kilomètres de ponts. L’amélioration des réseaux d’irrigation de plus de 9 000 hectares de terres cultivées a réduit les disettes dont les plus pauvres souffraient pendant l’année et, aujourd’hui, plus de 8 600 familles ont accès à une eau de meilleure qualité.

Depuis 2003, la Banque mondiale soutient l’intégration des Roms en Europe de l’Est en favorisant la recherche et la production d’études, en fournissant une assistance au renforcement des capacités et au développement de politiques publiques, et en intégrant la question de l’insertion de ces populations dans les opérations qu’elle entreprend dans les différents pays concernés.

Dernière mise à jour: mai 01, 2015

Au cours des dernières années, la Banque mondiale a développé une collaboration directe avec les leaders des communautés autochtones et les organisations représentatives des populations autochtones. Elle participe chaque année à un certain nombre de forums internationaux de haut niveau liés aux droits des peuples autochtones, et notamment à l’Instance permanente sur les questions autochtones des Nations Unies qui se tient à New York. La Banque a scellé des alliances plus larges avec la communauté internationale des peuples autochtones, en collaborant avec plusieurs de leurs organisations dans les pays en développement.

Les peuples autochtones sont très vulnérables aux effets du changement climatique dans la mesure où ils vivent souvent dans des zones écologiquement sensibles (région arctique, forêts tropicales, zones côtières, montagnes, déserts, etc.) et qu’ils dépendent avant tout de la biodiversité qui les entoure, tant pour leur subsistance matérielle que pour la sauvegarde de leur culture. Par ailleurs, ils possèdent des connaissances traditionnelles qui peuvent se révéler essentielles pour l’adaptation au changement climatique, et que la Banque s’emploie à prendre en compte lorsqu’elle aide les pays à développer des stratégies face à l’évolution des conditions et des régimes environnementaux.

C'est tout particulièrement le cas du programme de travail REDD+ (pour la réduction des émissions résultant du déboisement et de la dégradation des forêts) dont les peuples autochtones sont d’importantes parties prenantes, étant donné les relations étroites qu'ils entretiennent avec les terres et les ressources forestières dont ils dépendent.

Exception::java.lang.NullPointerException