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Populations autochtones - Vue d'ensemble

Avec 300 millions de personnes à travers le monde, les peuples autochtones représentent 4,5 % environ de la population mondiale mais ils forment 10 % du nombre d’individus pauvres dans le monde ; près de 80 % d’entre eux vivent en Asie.

Les peuples autochtones sont des communautés « à part » ; les terres sur lesquelles ils vivent et les ressources naturelles dont ils dépendent ne peuvent être dissociées de leurs identités et de leurs cultures.

Améliorer la condition des peuples autochtones exige à la fois de parvenir à une croissance économique généralisée et durable et de mettre en place des stratégies qui traitent, à la source, les nombreux préjudices dont ils sont victimes.

La Banque mondiale travaille activement et à l’échelle internationale avec les peuples autochtones sur un certain nombre de questions qui les affectent directement, notamment le changement climatique.

Dernière mise à jour: avr. 01, 2013

La Banque mondiale s’efforce de placer les franges exclues de la population, dont les peuples autochtones font partie, au centre de l’action à mener en faveur du développement. Cela implique de :

  1. renforcer les cadres et politiques institutionnels ayant une incidence sur ces peuples et sur leurs relations avec les autres composantes de la société ;
  2. développer leurs capacités pour qu'ils assurent eux-mêmes leur développement en se fondant sur leur patrimoine culturel et leurs savoirs traditionnels ;
  3. faire la démonstration du rôle important qu'ils peuvent jouer dans la gestion des écosystèmes fragiles et la préservation de la biodiversité ; 
  4. diffuser les connaissances et les expériences acquises dans le cadre de ces initiatives de développements autochtones auprès des gouvernements nationaux et de la communauté internationale des bailleurs de fonds.
Dernière mise à jour: avr. 01, 2013

Les représentants des peuples autochtones, sélectionnés dans le cadre de l’Instance permanente sur les questions autochtones des Nations Unies, ont qualité d'observateurs auprès des Fonds d'investissement climatiques (CIF). Leurs groupes régionaux ont nommé neuf observateurs à l'occasion d'un processus régional d'autosélection qui s'est achevé en mai 2012.

Le Fonds de partenariat pour le carbone forestier (FCPF), qui est hébergé à la Banque mondiale, et le Programme d'investissement forestier, l'un des CIF, fournissent des aides financières directes aux organisations de peuples autochtones dans le but de renforcer leurs capacités pour mieux protéger les forêts et s'adapter au changement climatique.

En 2012, le FCPF a financé une série de concertations mondiales et régionales avec les représentants des peuples autochtones pour s'assurer de leur pleine participation à la conception et à la mise en œuvre du programme de travail REDD+. Ces initiatives s'inscrivaient dans le cadre d'un programme global du FCPF pour le renforcement des capacités des populations autochtones, qui a été doté d'un budget de 3,5 millions de dollars sur quatre ans.

Le troisième Dialogue direct de haut niveau entre la Banque mondiale et les représentants de la communauté autochtone mondiale s'est tenu à Durban (Afrique du Sud), à l'occasion de la dix-septième réunion de la Conférence des Parties à la CCNUCC, en décembre 2011. Les participants ont discuté du fonctionnement du nouveau Mécanisme spécial de dons en faveur des peuples autochtones et des populations locales. Une somme de 50 millions de dollars pourra ainsi être mise à leur disposition pour financer leur participation directe à la conception des politiques forestières nationales et régionales.

Une autre initiative a pour objet d’analyser les effets du changement climatique sur les peuples autochtones, de mettre en évidence les savoirs traditionnels et les pratiques mobilisés par ces populations pour atténuer ces effets et de renforcer leurs capacités afin qu’ils puissent participer à l’élaboration des politiques publiques nationales et internationales relatives au changement climatique.

En juin 2012, la Banque mondiale a publié un ouvrage sur les peuples autochtones, la pauvreté et le développement. (a) L'étude met en évidence des différences considérables dans les résultats obtenus selon les régions, notamment un recul rapide de la pauvreté chez les populations autochtones (et non autochtones) d'Asie, par opposition à une stagnation relative en Afrique et en Amérique latine, voire une aggravation dans certains cas.

L’intégration des problématiques propres aux peuples autochtones dans le programme REDD consiste à les informer sur cette initiative, à les impliquer dans ses préparatifs, sa conception et sa mise en œuvre, à s’inspirer de leurs savoirs traditionnels, à garantir que les mécanismes REDD renforcent leurs droits coutumiers sur la terre et les ressources naturelles plutôt qu’ils ne les mettent en péril, et à intégrer des systèmes de partage des bénéfices permettant aux peuples autochtones de tirer profit de l’action menée. Il existe aujourd’hui une plus grande prise de conscience de ces questions, comme en témoignent les dispositions de l’accord sur le programme REDD négocié à Cancun en décembre 2010.

En 2012, la Banque mondiale a lancé un processus de deux ans visant à actualiser et renforcer son cadre de politiques et de mesures de protection de la viabilité sociale, dans le but de s'attaquer aux nouvelles exigences et problématiques du développement. Par leur participation active, les peuples autochtones du monde entier font partie intégrante de ce processus de consultation, notamment pour la révision et la mise à jour de la politique opérationnelle de la Banque mondiale qui les concerne directement (politique opérationnelle 4.10 – OP 4.10).

Les futures étapes

Création d'un Conseil consultatif indépendant de la Banque mondiale. À la suite des discussions intervenues avec les représentants des peuples autochtones qui participaient à la réunion de l'Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones, tenue à New York, le 10 mai 2012, la Banque a approuvé dans son principe la création en son sein d'un Conseil consultatif indépendant. Cet organe spécialisé viendrait se substituer aux concertations directes qui ont actuellement lieu tous les six mois, et serait composé de représentants sélectionnés par les organisations de peuples autochtones elles-mêmes dans le cadre de l'Instance permanente des Nations Unies.

Constitution de mécanismes consultatifs nationaux et régionaux permettant aux peuples autochtones de contribuer plus facilement et efficacement à l'action des services opérationnels de la Banque mondiale. À l'avenir, la Banque mondiale compte établir des mécanismes consultatifs régionaux, en s’inspirant de l'expérience acquise dans le cadre du dispositif mis en place pour l'Amérique latine et les Caraïbes. Par ailleurs, les fonds spécialisés dans le changement climatique (FCPF, REDD+, et autres CIF) conduisent des consultations régionales, y compris avec les organisations de peuples autochtones. Le FCPF a par exemple déjà lancé une série de « dialogues régionaux ».

Recrutement de nouveaux spécialistes des questions autochtones et renforcement des connaissances et de l'expertise internes en la matière. Durant l'année écoulée, la Banque mondiale a pris des mesures pour renforcer ses propres capacités, expertise et connaissances sur les questions autochtones, notamment en assurant la formation de son personnel et en recrutant, à la mi-janvier 2013, un conseiller senior sur les peuples autochtones. Ce dernier jouera un rôle clé durant les consultations entre la Banque mondiale et les peuples autochtones, et représentera la Banque aux réunions de l'Instance permanente sur les questions autochtones des Nations Unies et dans les autres instances internationales.

Aides financières dédiées en vue du renforcement des capacités des peuples autochtones. La Banque mondiale s’emploie à renforcer les capacités de ses clients pour que les peuples autochtones puissent participer plus efficacement à l'action menée, avec des retombées réelles sur le développement. Cette assistance financière comprend notamment un mécanisme spécial de dons en faveur des peuples autochtones et des populations locales, qui est administré par le FIP, et des consultations mondiales organisées dans le cadre du Fonds de partenariat pour le carbone forestier. La Banque continuera à travailler en relation étroite avec les organisations de peuples autochtones, dans le cadre de la réforme de ses politiques ou dans le contexte de ses opérations de prêt et de la production d'outils de connaissance.

Voir aussi

www.worldbank.org/indigenouspeoples (a)
www.worldbank.org/socialdevelopment (a)
http://climateinvestmentfunds.org (a)
http://www.climateinvestmentfunds.org/FIC/Dedicated_Grant_Mechanism (a)
http://www.forestcarbonpartnership.org (a)

Dernière mise à jour: avr. 01, 2013

Au cours des dernières années, la Banque mondiale a développé une collaboration directe avec les leaders des communautés autochtones et les organisations représentatives des populations autochtones. Elle participe chaque année à un certain nombre de forums internationaux de haut niveau liés aux droits des peuples autochtones, et notamment à l’Instance permanente sur les questions autochtones des Nations Unies qui se tient à New York. La Banque a scellé des alliances plus larges avec la communauté internationale des peuples autochtones, en collaborant avec plusieurs de leurs organisations dans les pays en développement.

Les peuples autochtones sont très vulnérables aux effets du changement climatique dans la mesure où ils vivent souvent dans des zones écologiquement sensibles (région arctique, forêts tropicales, zones côtières, montagnes, déserts, etc.) et qu’ils dépendent avant tout de la biodiversité qui les entoure, tant pour leur subsistance matérielle que pour la sauvegarde de leur culture. Par ailleurs, ils possèdent des connaissances traditionnelles qui peuvent se révéler essentielles pour l’adaptation au changement climatique, et que la Banque s’emploie à prendre en compte lorsqu’elle aide les pays à développer des stratégies face à l’évolution des conditions et des régimes environnementaux.

C'est tout particulièrement le cas du programme de travail REDD+ (pour la réduction des émissions résultant du déboisement et de la dégradation des forêts) dont les peuples autochtones sont d’importantes parties prenantes, étant donné les relations étroites qu'ils entretiennent avec les terres et les ressources forestières dont ils dépendent.

Dans le Groupe Banque mondiale

En savoir plus sur ce que font les différentes branches du Groupe de la Banque mondiale dans ce domaine.