Vue d'ensemble

  • L’hydroélectricité est la plus importante source d’énergie renouvelable dans le monde, où elle représente un cinquième de l'électricité produite. Une exploitation responsable des ressources en eau pourrait permettre d'apporter l'électricité à des millions de personnes, notamment en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud, où son absence se fait le plus ressentir. Par exemple, l’Afrique subsaharienne présente un potentiel hydroélectrique non développé de 300 gigawatts, c'est-à-dire de quoi quadrupler la capacité installée actuelle du continent (80 GW).

    Assurer un approvisionnement en électricité stable et abordable est également essentiel pour mettre fin à l'extrême pauvreté et stimuler la croissance économique.

    S'il présente d'immenses opportunités, le développement de l'hydroélectricité s'accompagne également de défis et de risques complexes qui varient fortement selon le type de projet, son emplacement et son ampleur. Déplacer des communautés entières, inonder de vastes territoires, modifier profondément les écosystèmes aquatiques : voilà des facteurs qu'il est impératif de prendre en compte pour minimiser les risques. Le Groupe de la Banque mondiale a à cœur d'aider ses clients à améliorer continuellement leur approche de l'hydroélectricité afin de mieux gérer ces risques et de mieux partager les retombées de cette ressource renouvelable.  

     

    Dernière mise à jour: sept. 15, 2015

  • L'hydroélectricité n'est pas seulement une source d'énergie renouvelable d'une importance vitale : dans beaucoup de pays, c'est la seule énergie renouvelable qui pourrait offrir un accès à l'électricité au grand nombre d’habitants qui en sont dépourvus.

    Lorsqu'ils sont conçus correctement, les projets hydroélectriques peuvent générer des bénéfices allant largement au-delà de la sécurité de l'approvisionnement en énergie et en eau. Ils conduisent souvent à des investissements dans les routes, les infrastructures sociales, les communications et le renforcement des compétences pour appuyer le développement économique local et régional. Ils fournissent également l'énergie nécessaire aux activités industrielles, manufacturières et commerciales, génératrices d'emplois.

    Le Groupe de la Banque mondiale est fermement engagé dans le développement responsable de projets hydroélectriques de tous types et de toutes tailles (installations au fil de l'eau, centrales à pompage-turbinage, réservoirs, etc.), y compris des projets hors réseau pour répondre aux besoins décentralisés en milieu rural.

    Durabilité : les projets hydroélectriques entraînent des risques économiques, environnementaux et sociaux importants qui doivent être soigneusement gérés à toutes les étapes. Le Groupe de la Banque mondiale a élaboré des mesures de sauvegarde qui sont largement utilisées pour faire face aux éventuelles conséquences négatives sur le plan social ou environnemental. Il aide également les États clients à mieux intégrer dès le départ les dimensions environnementales et sociales à leurs projets hydroélectriques (consultations, partage des bénéfices, inclusion des populations autochtones, etc.).

    Le Groupe de la Banque mondiale appuie le Protocole d'évaluation de la durabilité hydroélectrique (a), un outil de pointe conçu pour fournir aux promoteurs de projets hydroélectriques un cadre utile et complet pour suivre et évaluer les performances de ces opérations. Des acteurs du secteur privé, des États, des ONG et des organisations multilatérales se sont associés pour mettre au point cet outil ; dans ce cadre, le Groupe de la Banque mondiale poursuivra ses échanges au sein du forum qui gouverne le Protocole, afin de promouvoir son utilisation et de l'améliorer au fil du temps.

    Financement : depuis 2003, le Groupe de la Banque mondiale a consacré plus de 9,2 milliards de dollars de financements à l'installation ou à la rénovation de sites de production d'hydroélectricité, soit une capacité totale de16 GW. De manière générale, la Banque mondiale joue un rôle mobilisateur et fait venir d'autres bailleurs de fonds autour de la table. Ces cinq dernières années, ses financements ont couvert environ la moitié du coût des projets qu'elle a financés (55 %), le restant provenant d'autres acteurs tels que l'État des pays hôtes (19 %), le secteur privé (15 %) et d'autres banques de développement (10 %). La Banque mondiale n'apporte son appui qu'à des projets hydroélectriques dont la viabilité économique a été fermement établie. Pour tous les projets, les effets et risques macroéconomiques et budgétaires de ses investissements sur l'économie nationale du pays font l'objet d'une évaluation attentive.

     

    Dernière mise à jour: sept. 15, 2015

  • Inde : Projet hydroélectrique de Rampur

    Le projet de centrale hydroélectrique au fil de l'eau de Rampur (412 MW) a été mis en service en décembre 2014. Il a été conçu pour améliorer considérablement la fiabilité du réseau électrique du nord de l'Inde, en apportant une source d'énergie à la fois sobre en carbone et d'une grande souplesse. Avec un prêt de la BIRD de 400 millions de dollars, le projet permis de construire une installation au fil de l'eau qui fonctionne en tandem avec la centrale hydroélectrique existante de Nathpa Jhakri. Une évaluation finale de l'impact du projet a montré une amélioration notable de nombreux indicateurs sociaux, notamment en matière de taux d'alphabétisation, de logement pérenne et de taille des habitations. De plus, 99 % des familles qui ont bénéficié de ce projet ont constaté un accroissement notable de leurs biens et/ou de leurs revenus.

    Pakistan : Projet hydroélectrique de Dasu

    En fournissant 2 160 MW d'hydroélectricité, ce projet financé par un crédit et une garantie de l'IDA améliorera l'accès aux services socioéconomiques des communautés locales du Pakistan, et renforcera la capacité des services publics à se lancer dans d'autres projets hydroélectriques. Approuvé en mai 2014, ce projet bénéficiera à des millions de consommateurs pakistanais en atténuant les effets de la crise énergétique que connaît le pays, en réduisant le nombre de coupures prolongées et en abaissant les coûts de fourniture de l'électricité. Le coût total du projet s'élève à environ 4,2 milliards de dollars pour la première étape, laquelle est divisée en deux phases, avec une capacité installée totale de 1 080 MW par phase.

    Rwanda, Tanzanie et Burundi : Projet hydroélectrique régional des chutes de Rusumo

    Ce projet de 469 millions de dollars vise à aider les populations du nord-est de la Tanzanie qui ne sont pas encore raccordées au réseau ainsi que les clients des services d'électricité au Burundi et au Rwanda qui bénéficieront de cette augmentation de la capacité de production. Pour ce faire, le projet a pour objectif d'augmenter la capacité de 80 MW et de favoriser la construction de lignes de transport. Il permettra aussi de favoriser le commerce régional de l'électricité entre le Rwanda, la Tanzanie et le Burundi. La production d'électricité importante qui est attendue de ce projet, à un prix de seulement 0,062 dollar/kWh, devrait réduire considérablement les coûts et venir se substituer aux centrales thermiques de la région, dont le tarif est absolument prohibitif, à 0,25 dollar/kWh. 

     

    Dernière mise à jour: sept. 15, 2015

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