VIH / SIDA - Vue d'ensemble

Selon les dernières données mondiales disponibles sur l’épidémie, on estime que 35 millions de personnes étaient atteintes du VIH/sida en 2013 ; cette même année, le nombre de nouvelles contaminations s’élevait à 2,1 millions, tandis que 1,7 million de personnes sont décédées des suites du virus. L’Afrique subsaharienne concentre près de 70 % des nouveaux cas et plus des deux tiers de tous les décès recensés dans le monde. Si 13,6 millions de séropositifs dans le monde reçoivent des traitements antirétroviraux en juin 2014, ils ne représentent que 40 % de la totalité des personnes atteintes du VIH. En outre, moins de 50 % des personnes séropositives savent qu’elles sont infectées. Aussi, sans des programmes de lutte efficaces contre l’épidémie qui dépistent et accompagnent les personnes atteintes du VIH, il sera difficile d’enrayer le sida.

Dernière mise à jour: août 27, 2015

La Banque mondiale contribue à forger la riposte mondiale contre le VIH/sida et œuvre à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement à l’horizon 2015. Elle figure parmi les organismes co-parrainants de l’ONUSIDA et fait sienne, à ce titre, sa vision pour parvenir à « zéro nouvelle infection, zéro discrimination et zéro décès lié au sida ». L’institution apporte à la lutte contre le sida l’expertise intersectorielle qui fait sa spécificité, avec des programmes qui, jusque que dans leur mise en œuvre, répondent à un souci d’efficacité, de pérennité et d’intégration.

À travers son appui financier, son soutien technique spécialisé et la diffusion d’informations, la Banque mondiale soutient les efforts des pays pour la prévention, la prise en charge et le traitement des malades ; elle s’attache aussi à atténuer les conséquences sociales et économiques du VIH/sida sur les communautés ainsi qu’à remédier aux facteurs sociaux et structurels qui sous-tendent la vulnérabilité au VIH.

À la demande des gouvernements nationaux (et en tant que partie intégrante des stratégies de partenariat élaborées en collaboration avec les pays), la Banque mondiale fournit des financements (dons, crédits et prêts) pour soutenir les programmes de lutte contre le VIH/sida, par le biais de projets autonomes ou, plus habituellement, dans le cadre d’opérations plus larges dans le secteur de la santé, de financements au résultat destinés à renforcer les systèmes sanitaires ou de projets portant sur d’autres secteurs sociaux ou sur l’infrastructure, le transport ou le développement urbain. Depuis 1989, les financements de la Banque mondiale liés au VIH/sida se sont montés à plus de 5 milliards de dollars. Son portefeuille en cours (exercice 2015) s’élève à 2,1 milliards de dollars ; ces investissements, qui contribuent à la lutte anti-VIH ou en sont soucieux, visent à répondre directement aux objectifs de lutte contre l’épidémie et à agir sur les facteurs sociaux et structurels qui déterminent et perpétuent la vulnérabilité au VIH.

La Banque mondiale aide les pays à « faire mieux à moindre coût » en leur offrant une assistance pratique, analytique et technique destinée à améliorer la mise en œuvre, l’efficience, l’efficacité et la pérennité de leurs propres stratégies nationales de lutte contre le VIH/sida. Elle appuie en particulier les travaux d’analyse qui visent à aider les pays à optimiser l’allocation des ressources et à identifier les priorités d’investissement dans quatre domaines : répartition optimale des ressources, études sur l’efficacité, analyses des financements et de la pérennité et/ou amélioration de l’efficience des programmes. La Banque accompagne également les efforts déployés par les pays pour cerner les moyens d’améliorer la prestation des services et d’atteindre les niveaux de qualité et de couverture qu’ils se sont fixés dans leurs plans stratégiques nationaux. L’institution œuvre avec les parties prenantes pour améliorer les données relatives à la prévention du VIH et aux soins, et intervient dans des secteurs clés comme le renforcement des systèmes de santé, la couverture santé universelle, l’éducation, les transports, l’énergie et les infrastructures

 

Dernière mise à jour: août 27, 2015

À travers l’Association internationale de développement (IDA) — son fonds pour les pays les plus pauvres — la Banque mondiale a contribué à sauver des vies et à améliorer la santé de millions d’habitants des pays en développement. Les interventions de la Banque mondiale entre 2000 et 2014 ont notamment permis d’obtenir les résultats suivants :

  • Mise en place de services de base groupés dans le domaine de la santé, de la nutrition ou de la reproduction pour plus de 117 millions de personnes;
  • Soins anténatals prodigués à 194 millions de femmes enceintes dans le cadre d’une consultation médicale ;
  • Thérapies antirétrovirales fournies à 1,3 million d’adultes et d’enfants séropositifs ;
  • Achat et/ou distribution de 386 millions de préservatifs pour lutter contre le VIH, les maladies sexuellement transmissibles et les grossesses non désirées ;
  • Formation de 2,6 millions de professionnels de la santé pour renforcer la qualité des services dispensés.

Globalement, la Banque mondiale a contribué aux résultats suivants au cours de l’évolution de l’épidémie dans le monde :

  • Avec un financement d’un milliard de dollars, son Programme plurinational de lutte contre le sida a été la première initiative de cette envergure dans la lutte contre l’épidémie et a ouvert la voie à une aide internationale contre le sida qui se chiffre depuis à plusieurs milliards de dollars.
  • La Banque mondiale a financé quelque 50 000 organisations locales de lutte contre le sida dans le monde et permis ainsi de mettre en place une réponse communautaire face à l’épidémie dans plus de 50 pays.
  • Elle a aidé 125 pays à mieux cerner l’épidémie et à améliorer la mise en œuvre et la pérennité de leurs programmes anti-VIH, de même que l’efficacité de l’affectation des ressources, tandis que 100 pays ont bénéficié de son appui pour renforcer leurs plans nationaux de lutte contre le sida.

Voici une brève illustration des résultats enregistrés au niveau des pays ou des régions :

  •  Au Rwanda, la Banque mondiale a soutenu le développement de services intégrés et axés sur des mesures d’incitation dans le domaine de la lutte contre le sida, ce qui a contribué à une hausse de 76 % du recours global aux services de santé.
  • En Afrique de l’Ouest, un projet régional entrepris avec l’appui de la Banque mondiale sur les axes de transport a permis de réduire de 22 % les infections sexuellement transmissibles (IST).
  • En Inde, le programme national de lutte contre le sida mis en œuvre avec le soutien de la Banque mondiale a permis de prévenir, selon les estimations, 3 millions d’infections sur les 5,5 millions prévisibles.

La Banque mondiale s’emploie en permanence à réunir des connaissances sur les interventions qui donnent des résultats. Elle a par exemple évalué les effets de mesures d’incitation financières de court terme sur l’incidence du VIH et des IST chez les jeunes du Lesotho et montré que des allocations conditionnelles peuvent conduire à une baisse mesurable de l’incidence du VIH.

 

Dernière mise à jour: août 27, 2015


Résultats

Relever le défi : la Banque mondiale face au VIH/SIDA

La Banque mondiale assure un financement durable pour les programmes de lutte contre la pandémie et aide les pays à « faire mieux à moindre coût » en renforçant l’efficience, l’efficacité et la pérennité des stratégies nationales.