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Genre et égalité hommes-femmes - Vue d'ensemble

Le nombre de filles scolarisées et vivant plus longtemps en meilleure santé a nettement progressé depuis 30 ans, voire même au cours des 10 dernières années. Mais ces avancées ne se traduisent par des gains d’ordre plus général : trop de femmes restent privées des libertés et opportunités fondamentales et se heurtent à d’immenses inégalités dans le monde du travail. Femmes et filles continuent d’avoir des patrimoines et des perspectives plus restreints : lopins de terre plus petits, secteurs d’activité moins rentables et lois et règles discriminatoires à leur encontre, qui entravent leur liberté de choix et réduisent leur temps disponible sans parler de posséder ou d’hériter un bien foncier ou d’ouvrir un compte en banque. Beaucoup n’ont pas leur mot à dire au sein de leur foyer, de leur communauté et de leur pays et des centaines de millions de filles et de femmes sont victimes de violences sexuelles.

Dernière mise à jour: mars 01, 2013

Les avancées en direction de l’égalité des sexes sont une condition préalable indispensable à la réalisation des deux objectifs du Groupe de la Banque mondiale : mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030 et promouvoir une prospérité partagée. Cela passe par des politiques et des initiatives publiques et privées qui s’attèlent aux inégalités en amont et tout au long de la vie. Il faut faire preuve de leadership et d’innovation et redoubler d’efforts et ce, de toute urgence. Tout échec à relever pleinement ce défi représentera une immense occasion ratée.

Le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, s’est engagé en faveur de l’égalité des sexes, insistant sur la nécessité de disposer de données de meilleure qualité pour pouvoir évaluer plus finement la situation des femmes et des filles. Au cours de l’année 2014, la Banque mondiale va aider dix pays à optimiser la collecte de données dans des domaines clés comme les revenus des femmes, les droits de propriété et l’expression politique. En 2015, elle s’intéressera à dix autres pays, et ainsi de suite chaque année.

Dernière mise à jour: mars 01, 2013

Les principales cibles du Groupe de la Banque mondiale ont été atteintes. Il va s’agir dans la période qui vient d’approfondir l’action et d’accorder plus d’attention aux impacts et aux résultats sur le terrain.

Toutes les stratégies d’aide-pays discutées l’an dernier ont pris en considération les besoins spécifiques des femmes et donc intégré dans l’analyse la question du genre. Quelque 86 % d’entre elles ont été considérées comme extrêmement satisfaisantes, qui comprenaient des dimensions sexospécifiques dans l’analyse, le contenu des programmes et les étapes de suivi et d’évaluation.

La part totale des prêts intégrant la question du genre est passée de 54 à 98 % entre les exercices 2010 et 2013, soit pratiquement 31 milliards de dollars en 2013. Dans les États fragiles et en situation de conflit, 93 % des opérations avaient une approche sexospécifique en 2013, contre 62 % en 2010. Et 20 opérations sur les 21 réalisées cette année-là dans des États africains en conflit ont tenu compte du sort des femmes.

L’intégration du genre dans les activités de prêt s’est renforcée, avec près de 54 % des opérations sur l’exercice 2013 prenant en considération cette question aux étapes de l’analyse, des interventions et du suivi-évaluation, soit plus du double qu’en 2010, où c’était le cas pour 20 % des opérations. En bref, plus d’opérations de prêt prévoient des actions de suivi pour remédier aux écarts hommes-femmes identifiés. Cela vaut pour tous les groupes de clients et pour tous les secteurs.

Violences à l’encontre des femmes

Les violences à l’encontre des femmes sont une priorité stratégique relativement nouvelle pour le Groupe de la Banque mondiale. Avant 2012, les projets sur ces questions étaient habituellement rattachés à des interventions de plus grande envergure ou bien financés essentiellement par des fonds fiduciaires. Depuis, le nombre d’investissements augmente et un volume croissant de projets et d’opérations en appui aux politiques de développement comportent un volet sur les violences sexuelles. L’an dernier, 10 nouveaux projets sur les violences sexuelles ou sexistes ont été approuvés, pour un montant total de 19 millions de dollars. À terme, le Groupe de la Banque mondiale entend conforter son engagement en la matière dans le cadre de son combat plus général pour l’égalité hommes-femmes.

Émancipation économique et juridique

L’égalité hommes-femmes dans le monde du travail est au cœur des efforts du Groupe de la Banque mondiale pour lutter contre l’inégalité sous toutes ses formes. Un rapport complétant l’édition 2013 du Rapport sur le développement dans le monde consacré à l’emploi, Gender at Work, identifie les axes d’action prioritaires. En 2013, la Banque mondiale a lancé deux nouvelles bases de données en libre accès : enGENDER IMPACT (a), qui recense les évaluations d’impact et les principales conclusions de ces travaux, recueillies auprès de la Banque mondiale et de ses partenaires ; et ADePT Gender (a), qui héberge un volume croissant de données sexospécifiques et produit de courts rapports analytiques standardisés avec, notamment, des statistiques internationales sur la population active.

Selon le rapport 2014 de l’IFC sur les femmes, l’entreprise et le droit, 128 des 143 économies publiant des données comportaient en 2013 au moins une différence en droit discriminant les femmes. Dans 54 pays, les femmes sont pénalisées par cinq ou plus différenciations juridiques (et dans la moitié des cas, cela implique au moins 10 facteurs de discrimination). L’an dernier, le Groupe de la Banque mondiale a étendu des projets et travaux de recherche visant à équilibrer les conditions juridiques pour tous.

En 2008, la Banque mondiale a lancé l’Initiative pour les adolescentes (a) dans huit pays à faible revenu, afin de favoriser la transition entre l’école et un emploi productif, qui a bénéficié à quelque 17 000 jeunes filles. Le premier projet pilote d’autonomisation économique des adolescentes et des jeunes femmes (EPAG) au Libéria vise à renforcer l’emploi et le revenu des jeunes femmes, en les formant à des compétences entrepreneuriales, professionnelles et pratiques. Il a entraîné une hausse de 47 % de l’emploi et une augmentation de 80 % du revenu moyen hebdomadaire parmi les bénéficiaires du projet, qui s’accompagne d’une progression significative de l’épargne chez les jeunes filles.

Capacités d’expression, d’action et de participation femmes

L’édition 2012 du Rapport sur le développement dans le monde, sur l’égalité des genres et le développement, soulignait l’obligation de renforcer les capacités d’action des femmes — leur aptitude à faire des choix pour leur propre vie et à maîtriser le cours de leur existence — afin d’améliorer leur quotidien et celui de leurs familles et de leurs communautés. Soucieux de mobiliser un maximum d’attention sur cette question, le Groupe de la Banque mondiale élabore un nouveau rapport sur ce thème (Women’s Voice, Agency and Participation [a]), attendu au printemps 2014.

Il s’attachera à cinq des nombreuses formes d’« expression » de ce pouvoir d’influence où de grosses difficultés subsistent : lutte contre les violences, pour éviter cette violation pure et simple des droits des femmes ; accès à la terre et contrôle des biens fonciers, pour accroître leur sécurité, améliorer leur pouvoir de négociation en famille et dans la communauté et faciliter leur accès aux marchés ; expression sociale et pouvoir d’influence sur l’action publique, pour favoriser l’adoption de politiques et de programmes porteurs d’évolutions ; liberté de mouvement, une autre condition préalable indispensable à la participation pleine et entière des femmes dans la communauté et la société ; et capacités de décision quant aux choix familiaux, avec ce que cela entraîne en matière de santé des femmes et des enfants, de pouvoir de négociation au sein du ménage et de possibilités d’aller travailler à l’extérieur.

Mécanisme général de financement de l’égalité des sexes

Créé en juillet 2012, le Mécanisme général de financement de l’égalité des sexes (UFGE [a]) contribue largement à repousser les frontières en matière d’égalité hommes-femmes et soutient la conception de projets adaptés en mettant à la disposition des décideurs et des experts du développement données, connaissances et informations probantes. Douze pays ont généreusement abondé l’UFGE, à hauteur de 45 millions de dollars, ce qui lui a permis d’allouer plus de 50 subventions, en cours dans une bonne quarantaine de 40 pays.

Voici un aperçu de résultats récents à l’échelon national et régional :

  • Parution d’un rapport, intitulé « Améliorer les perspectives des agricultrices en Afrique et lutter contre les inégalités hommes-femmes », qui met en lumière les profonds écarts entre les sexes dans l’agriculture en Afrique, identifie les facteurs entravant l’activité des femmes agricultrices et définit des mesures concrètes pour aider les décideurs à lutter contre les inégalités.
  • Installation à titre expérimental dans certaines gares du Brésil de points d’information électronique du public, dans le cadre du programme de renforcement de la gestion des services publics à Rio de Janeiro (a), pour présenter la Loi contre les violences domestiques.
  • Organisation d’interventions de formation à la conduite en Haïti et au Libéria, à l’intention des jeunes femmes, qui s’appuient sur les enseignements d’anciens pilotes. Sept études d’impact sont par ailleurs en cours pour étoffer la base de données factuelles sur les programmes d’emploi les plus efficaces pour les jeunes.

Dernière mise à jour: mars 01, 2013

Dans le Groupe Banque mondiale

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