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États-Unis

Elisabeth Mealey
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Environnement - Vue d'ensemble

Au cours des vingt dernières années, la croissance économique a permis à 660 millions de personnes de sortir de la pauvreté. Dans le même temps, l’environnement a été mis à rude épreuve. La surpêche, la pollution et la perte d’habitats menacent les océans. Le recul de la biodiversité s’accélère dans le monde moderne : le nombre d’espèces et la taille des populations ont chuté de près de 30 % au cours du siècle écoulé. On estime que le commerce illicite d’espèces sauvages représente un marché mondial qui dépasse les 70 milliards de dollars par an, très supérieur à celui du piratage de logiciels (59 milliards de dollars).

Les importantes contributions qu’apporte à l’économie le capital naturel, notamment les forêts, les zones humides et les terres agricoles, ne sont pas entièrement reflétées dans les comptes nationaux ou peuvent être masquées, surtout dans les pays à faible revenu où le capital naturel constitue une part importante (36 %) de la richesse totale.

L’inaction face à la pollution de l’air et de l’eau et à ses effets néfastes sur la santé coûte à certains pays l’équivalent de 4 à 9 % de PIB par an.

Au cours des dix dernières années (2004-2013), la Banque mondiale (BIRD/IDA) a consenti 31,8 milliards de dollars de financements (dont 7,7 milliards provenant de l’IDA) pour des investissements dans la gestion de l’environnement et des ressources naturelles.

Dernière mise à jour: sept. 20, 2013

En juin 2012, le Groupe de la Banque mondiale a adopté une nouvelle stratégie pour l’environnement 2012-2020. Elle formule la vision d’« un monde vert, propre et résilient pour tous » et donne la priorité, au cours de la prochaine décennie, à des actions à plus grande échelle dans les domaines suivants :

  • Régénération de la santé des océans de la planète
  • Déploiement d’une comptabilisation du capital naturel
  • Appui à un développement sobre en carbone
  • Gestion de la pollution
  • Adaptation au changement climatique
  • Gestion du risque de catastrophes
  • Amélioration de la protection des petits États insulaires contre les chocs climatiques

Dernière mise à jour: sept. 20, 2013
  • Sur l’exercice 2013, la Banque mondiale a approuvé 124 opérations et programmes en rapport avec l’environnement, pour un montant total de 2,47 milliards de dollars, la Région Asie de l’Est et Pacifique représentant la plus grande part de ce volume.
  • La Banque mondiale, qui compte parmi les 120 membres du Partenariat mondial pour les océans, œuvre activement à son développement, notamment en coordonnant son portefeuille consacré aux océans (plus de 1,4 milliard de dollars actuellement) avec les investissements de ses partenaires, afin d’en faire bénéficier des zones prioritaires.
  • En Guinée-Bissau, elle accompagne la création de deux nouvelles grandes zones protégées, au Bangladesh, elle participe à la lutte contre les sources de pollution atmosphérique et, au Belize, Guatemala et Honduras, elle contribue à la mise en place d’un cadre d’action commun pour l’amélioration de la gestion des récifs coralliens dans la région.
  • La Banque mondiale a, avec ses partenaires, soutenu l’initiative du gouvernement brésilien visant à créer 18 millions d’hectares de nouvelles zones protégées en Amazonie, tout en aidant les communautés vivant sur ces territoires à exploiter de manière durable leur capital naturel afin de favoriser leurs propres croissance et prospérité.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.worldbank.org/environment (a)

Dernière mise à jour: sept. 20, 2013

Les partenariats, qui permettent de mettre en commun compétences, accès et ressources, deviennent une composante de plus en plus importante de l’engagement de la Banque mondiale en faveur de l’environnement. Y participent le secteur public, le secteur privé, ainsi que des organisations multilatérales et des acteurs de la société civile, qui veulent ainsi faire progresser des actions collectives contre certains des problèmes environnementaux les plus urgents.

Le Partenariat mondial pour les océans, inauguré à l’occasion du sommet Rio+20 en 2012, est une coalition d’États, d’entreprises, d’institutions multilatérales et d’organisations de la société civile qui œuvrent conjointement à la mise en place de programmes d’investissement complets, pilotés par les pays eux-mêmes, pour restaurer la santé des océans. Ce problème vise à remédier à des problèmes abondamment mis en évidence et qui contribuent à l’appauvrissement des ressources vitales des océans, avec des effets néfastes et aggravants sur la lutte contre la pauvreté et la sécurité alimentaire. Il cherche à atteindre les objectifs interdépendants que sont le développement durable de la pêche et de l’aquaculture, la protection des habitats critiques et de la biodiversité et la réduction de la pollution, afin de promouvoir la santé des océans et de faire reculer la pauvreté.

Un autre partenariat mondial conduit par la Banque mondiale et baptisé WAVES porte sur la comptabilisation de la richesse naturelle et la valorisation des systèmes écosystémiques. Il vise à intégrer la comptabilisation du capital naturel dans les systèmes de comptabilité et de planification du développement d’un pays. Le projet WAVES a mené des travaux importants au Botswana, en Colombie, au Costa Rica, à Madagascar et aux Philippines. À l’occasion du sommet Rio+20 en 2012, 62 pays, 90 organisations du secteur privé, ainsi que 17 organisations de la société civile et organisations internationales, ont apporté leur soutien à la comptabilisation du capital naturel.

Le Fonds de partenariat pour les écosystèmes critiques a été créé en 2000 afin d’accorder des subventions à des organisations non gouvernementales et du secteur privé qui soutiennent des espaces critiques pour la biodiversité au sein de zones protégées et sur l’ensemble des paysages de production. À ce jour, ce fonds a apporté plus de 137 millions de dollars à plus de 1 600 organisations de la société civile dans un périmètre couvrant 17 zones sensibles dans le monde.

L’initiative Save Our Species (SOS) allie le poids financier et l’expertise technique de la Banque mondiale et du Fonds pour l'environnement mondial (FEM), les solides connaissances scientifiques de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et les moyens et l’ingéniosité du secteur privé pour créer un mécanisme qui optimise l’impact des financements dans les projets de conservation des espèces. En 2012, SOS a annoncé qu’elle comptait investir 3,3 millions de dollars dans 23 projets gérés par des ONG et destinés à protéger des espèces menacées à travers le monde.

Le Consortium international de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages (ICCWC), institué en 2010, réunit Interpol, le secrétariat de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), l’Organisation mondiale des douanes et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), ainsi que la Banque mondiale. Il s’attache à promouvoir l’application effective des législations nationales et internationales et à soutenir le développement durable, ainsi qu’un partage équitable des bienfaits issus de la gestion durable des ressources naturelles. Le Consortium a mis au point un outil d'analyse de la criminalité liée aux espèces sauvages et de la criminalité forestière ; déjà utilisé dans plusieurs pays, cet outil permet d’analyser le niveau d’application et de respect de la loi. L’ICCWC propose également une formation aux techniques d'enquête destinée aux juges, aux avocats, aux douaniers et aux agents chargés des espèces sauvages dans le monde entier.

Aider les pays à gérer la pollution

Les priorités de la Banque mondiale en matière de gestion de la pollution concernent la pollution atmosphérique, le nettoyage des bassins versants et la pollution héritée. Au cours de la dernière décennie, ses projets ont notamment porté sur l’amélioration de la qualité de l’air et de l’état de santé dans plus de 600 villes de Chine, sur la gestion des déchets hospitaliers au Viet Nam, sur la gestion des zones côtières et des bassins versants en Inde, au Viet Nam et au Pakistan, sur la pollution à l’intérieur des bâtiments à Madagascar, au Bangladesh et en Ouganda, sur la pollution industrielle en Inde et sur la réduction des concentrations de particules à Oulan-Bator (Mongolie), une ville où ce problème atteint des niveaux parmi les plus élevés au monde.

Renforcer les politiques et les institutions relatives à l’environnement

La Banque mondiale contribue à renforcer les politiques et les institutions relatives à l’environnement en soutenant l’élaboration d’évaluations environnementales stratégiques. Quarante-et-une analyses environnementales nationales ont été menées depuis 2005. Au Ghana, en Colombie et au Pérou, en particulier, elles ont débouché sur des opérations de prêt à l’appui des politiques de développement qui axées sur les objectifs suivants : création de ministères de l’environnement et d’autorités environnementales régionales, élaboration de politiques sur le changement climatique et amélioration de la gestion des ressources naturelles, de la protection de la qualité de l’air, de l’eau et des sols, et de la santé environnementale.

Dernière mise à jour: sept. 20, 2013

Dans le Groupe Banque mondiale

En savoir plus sur ce que font les différentes branches du Groupe de la Banque mondiale dans ce domaine.