Fiche de résultats : Développement urbain

Maîtriser une urbanisation galopante : bâtir des villes résilientes, inclusives et durables en faveur des populations pauvres et vulnérables

11 avril 2014

Tandis que les villes se développent à une vitesse sans précédent, la Banque mondiale a considérablement augmenté son assistance technique et financière dans le domaine du développement urbain, en s’efforçant ainsi d’atteindre le double objectif qu’elle s’est fixé : mettre fin à la pauvreté et promouvoir une prospérité partagée. Ces dix dernières années, ses engagements totaux (comprenant l'IDA et la BIRD) ont quasiment doublé pour atteindre une moyenne annuelle de 4,11 milliards de dollars au cours des exercices 2009-2013, contre 2,15 milliards sur les exercices 2004-2008. La stratégie de la Banque pour le développement urbain a pour objectif de veiller à ce que le développement rapide de l’urbanisation soit bien géré afin qu’il aboutisse à une croissance résiliente, inclusive et durable, en mettant plus particulièrement l'accent sur la lutte contre les risques climatiques et l'amélioration des services pour les citadins pauvres. Pour mettre en œuvre cette stratégie, des examens des modèles d'urbanisation ont été menés dans 14 pays et sont en cours dans 15 autres (ce qui couvrira 53 % de la population urbaine mondiale), cet exercice de diagnostic ayant pour objectif d’aider les villes à prendre des décisions plus judicieuses en matière de politique et d'investissement urbains.
2,5 millions

résidents pauvres ont bénéficié d'un projet de rénovation de l'habitat au Vietnam

Défis

La population urbaine mondiale devrait doubler sur la période 2000-2030 et compter 2 milliards d’habitants supplémentaires. Les zones urbaines bâties vont s'accroître de 1,2 million de kilomètres carrés, ce qui représente un quasi-triplement en 30 ans. Cette croissance concerne principalement les villes des pays en développement, qui font face à une demande grandissante de services de base, d'infrastructures, d'emplois, de terrains et de logements abordables. Ces besoins doivent être satisfaits, en particulier pour le milliard de citadins pauvres qui vivent souvent dans des quartiers informels, l’enjeu étant de rendre possible un développement plus inclusif tout en prévenant certains des effets négatifs de l'expansion rapide des villes.

Les villes génèrent plus de 80 % du PIB mondial. Si elle est bien maîtrisée, l'urbanisation peut favoriser une croissance durable en renforçant la productivité, en stimulant l'innovation et l’émergence de nouvelles idées, et en générant des économies d'énergie, d'espace et de ressources naturelles.

Les villes représentent près des deux tiers de la consommation totale d'énergie à l'échelle mondiale et environ 70 % des émissions de gaz à effet de serre. Elles contribuent directement au problème croissant du changement climatique, mais constituent aussi une composante essentielle de toute solution. À mesure que les villes se développent, leur exposition aux risques de catastrophe augmente lui aussi. Près d'un demi-milliard de citadins vivent dans des zones côtières, ce qui les rend plus vulnérables aux ondes de tempête et à l'élévation du niveau de la mer. Les chocs que subissent les systèmes urbains (baisse de l’activité économique, criminalité, problèmes de santé publique, troubles sociaux, etc.) peuvent avoir un impact considérable sur la capacité d'une ville à satisfaire les besoins les plus essentiels de ses citoyens, et même réduire à néant les gains de développement économique accumulés pendant des décennies, en particulier dans les États fragiles de petite taille.

La construction de villes « fonctionnelles », c'est-à-dire écologiques, inclusives, résilientes, compétitives et solides sur le plan de la gouvernance et de la gestion urbaines, passe par d'intenses efforts de coordination des politiques et de choix d'investissement. Cet impératif s'inscrit au cœur des activités de la Banque mondiale, qui s’efforce de consolider une approche programmatique afin de mieux appréhender les défis et opportunités que présente l'urbanisation rapide dans les pays en développement.

Les décisions qui sont prises aujourd'hui en matière d'infrastructures et de politiques urbaines engageront les villes dans des trajectoires de développement qui les conditionneront pendant des décennies. Pour la Banque, c’est le moment de faire en sorte que l'urbanisation suscite une croissance verte et sans exclus, avec un accès pour tous à des services de base fiables et abordables, au logement, aux transports et aux emplois, ainsi qu’une amélioration de la qualité de vie de tous les citoyens, en particulier celle des populations les plus pauvres et les plus vulnérables.

Solutions

La stratégie urbaine de la Banque mondiale vise à doter les municipalités de systèmes suffisamment solides pour faire en sorte que la croissance urbaine contribue à la lutte contre la pauvreté et au partage de la prospérité. En janvier 2013, la Banque a publié un rapport intitulé Aménagement du territoire, planification, transports et financement des villes ; cette publication vise à appuyer le plan d'action pour le développement urbain de la Banque, lequel s'articule autour de cinq axes d'activités prioritaires pour bâtir :

  • des villes vertes en leur fournissant une expertise technique et financière afin de les aider à planifier une croissance résiliente aux effets du changement climatique et sobre en carbone ainsi qu'à accéder aux financements nécessaires, à améliorer les systèmes de gestion des déchets solides, et à lutter contre les problèmes liés à la pollution et à l’habitabilité ;
  • des villes inclusives en améliorant l'accès aux terrains, aux emplois, aux services de base et aux opportunités économiques, et en intensifiant les efforts de réhabilitation des bidonvilles, de renforcement de la participation de la population locale et de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale urbaines ;
  • des villes résilientes en renforçant leur capacité à faire face aux chocs et à mieux gérer les risques climatiques, les risques liés aux catastrophes, les chocs économiques et les conflits sociaux ;
  • des villes compétitives qui conjuguent urbanisation et croissance en les aidant à attirer les investissements et à créer des emplois, en améliorant le fonctionnement des marchés fonciers, les interconnexions et la réglementation au niveau infranational, en constituant un environnement propice aux entreprises, et en exploitant de manière plus efficace les biens fonciers et immobiliers ;
  • des systèmes urbains et des modes de gouvernance de la ville solides en renforçant les marchés de l'immobilier et du logement, en améliorant les finances et les services municipaux, et en accroissant la capacité des villes à mener à bien des politiques intégrées d'aménagement et de développement du territoire.

Résultats

Les projets financés par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et l'Association de développement international (IDA) aident des villes du monde entier, à différents stades du développement urbain, à devenir plus vertes, plus inclusives, plus résilientes et plus compétitives, en tenant compte de leurs besoins spécifiques.

Des villes plus vertes : au Maroc, une série de prêts à l'appui des politiques de développement (consentis en 2009, 2011 et 2013 pour respectivement 133, 139 et 130 millions de dollars) a amélioré le secteur des déchets solides en cessant de mettre uniquement l’accent sur la propreté des villes pour prendre en compte des considérations sociales, environnementales et économiques plus larges. Ce projet novateur visant à améliorer la gestion des ordures ménagères par le biais des politiques de développement incite les municipalités à mettre en place des systèmes modernes et intégrés. Grâce à ce projet, plus de 75 % de la population urbaine bénéficie désormais de services de ramassage de meilleure qualité assurés par des opérateurs privés, contre 40 % en 2006, et la quantité de déchets collectés qui est éliminée dans des décharges contrôlées est passée d’un niveau de 5 % seulement en 2006 à plus de 30 % à l'heure actuelle. Ce programme de prêts a également permis d'améliorer la responsabilisation des prestataires du secteur des déchets solides par l'introduction progressive d'outils de responsabilisation sociale rigoureux tels que les enquêtes d’évaluation par les usagers, la publication en ligne des contrats de service public, et l'officialisation du droit des citoyens à accéder aux informations environnementales, notamment celles relatives aux services municipaux de gestion des déchets solides.

Des villes plus inclusives : au Honduras, le Projet Barrio-Ciudad (a) (2005-2013, 15 millions de dollars, IDA) a contribué à améliorer la qualité de vie de 56 000 bénéficiaires directs et de 925 000 bénéficiaires indirects dans 21 quartiers pauvres de 8 villes connaissant une croissance rapide. Des activités de prévention du crime et de la violence ont également été intégrées aux interventions de rénovation urbaine à l'échelle locale en ayant recours à un processus participatif et axé sur la demande. Voici quelques exemples des améliorations obtenues : i) accès à des systèmes d'égouts avec assainissement pour 81 % des foyers en 2013, contre 25 % en 2005, avec le raccordement de 2 291 foyers supplémentaires ; ii) accès universel à l'eau potable en 2013, contre 90 % des foyers en 2005 ; iii) accès à un éclairage public à proximité pour plus de 96 % des foyers en 2013, contre 61 % en 2005 ; iv) accès à des routes pavées et de meilleure qualité pour 72 % des foyers en 2013, contre 38 % en 2006 ; et v) construction de murs de soutènement dans le cadre de mesures de lutte contre les glissements de terrain et les inondations. La proportion de foyers s'estimant en sécurité a elle aussi augmenté, passant de 49 % en 2005 à 54 % en 2013.

Des villes plus résilientes : au Viet Nam, le Projet d’assainissement écologique de Hô-Chi-Minh-Ville (canal Thi Nghe-Nhieu Loc) (2001-2012, 248 millions de dollars, IDA) a permis de dépolluer et transformer le canal traversant le quartier des affaires en un lieu qui attire désormais la population et les entreprises, tout en maîtrisant les eaux usées et les inondations. Un million et deux cent mille personnes bénéficient désormais d'un système moderne d'assainissement et de lutte contre les inondations qui constitue un véritable modèle pour d'autres projets de nettoyage d'une voie navigable. Le projet a appuyé le plan des autorités consistant à faire passer un collecteur d'eaux usées de 8 kilomètres sous le canal en apportant une assistance pour résoudre un certain nombre de difficultés, notamment d'ordre technique. Sa réussite a aussi contribué à renforcer la réputation de la ville en tant qu'important pôle économique offrant une très bonne qualité de vie.

Des villes plus compétitives : en Russie, le Projet de développement économique de Saint-Pétersbourg (a) (2003-2014, 101 millions de dollars, BIRD) a contribué au développement économique local par le biais d'un ensemble de mesures visant à développer les PME et les marchés du foncier et de l'immobilier, ainsi qu'à améliorer la gestion financière de la ville et à renforcer ses investissements dans la réhabilitation de neuf sites historiques présentant un fort intérêt culturel. Le projet a introduit avec succès un dispositif consistant à fournir aux institutions culturelles des subventions sélectives et fondées sur la demande afin d'appuyer des investissements prioritaires de petite envergure (ce mécanisme a par la suite été reproduit dans d'autres opérations de financement de la Banque). Combinée aux initiatives municipales et à une solide croissance économique, cette action s'est traduite par d'importantes retombées positives au niveau local. Entre 2002 et 2007, le nombre de PME a été multiplié par deux, passant de 96 900 à 228 000, et le nombre de transactions foncières et immobilières a plus que doublé, passant de 90 400 à 212 300. Enfin, tout au long du projet, la ville a conservé une bonne cote de solvabilité. 

Des systèmes urbains solides : en Tanzanie, le Projet pour des villes stratégiques (a) (2010-2015, 163 millions de dollars, IDA, avec un financement supplémentaire de 50 millions de dollars en cours de préparation) constitue le premier appui de la Banque mondiale à la politique de décentralisation de l'État. Toutes les infrastructures urbaines sont commandées, gérées, mises en œuvre et entretenues par les autorités locales, de manière décentralisée. La Tanzanie a mis en place son premier système informatisé et intégré de gestion urbaine et fiscale : ce mécanisme, basé sur un système d’information géographique, couvre les déclarations fiscales, le recouvrement des recettes et la planification urbaine. Les travaux d'infrastructure réalisés jusqu'à présent comprennent 123 kilomètres de routes, 15 kilomètres de canaux de drainage, 3 décharges, et 6 gares routières et parkings gros porteurs, le nombre de bénéficiaires directs étant estimé à 620 837 à l'heure actuelle.

Une gouvernance urbaine renforcée : au Pakistan, le Projet d'amélioration des services municipaux du Punjab (2006-2013, 50 millions de dollars, BIRD) a permis d’instaurer une culture de gestion des performances au sein de 105 collectivités locales. Cela a notamment contribué à optimiser les systèmes et les processus opérationnels, ce qui s'est à son tour traduit par des améliorations notables sur le plan de la gouvernance, la transparence et la responsabilisation. Des sous-projets mis en œuvre dans 29 centres urbains ont bénéficié à plus de 1,66 million de citoyens, l'identification des services prioritaires s'effectuant selon un processus de planification fondé sur la demande. Dans le domaine du patrimoine culturel, une démarche soigneusement étudiée de mobilisation sociale a veillé à ce que les citoyens participent à la restauration du patrimoine ; les réalisations ont porté sur : a) la mise en place de nouveaux réseaux d'électricité, de télécommunications, d'approvisionnement en eau, d'évacuation des eaux pluviales, d'égouts et de gaz ; et b) des opérations de rénovation des façades et des rues visant à réhabiliter le tissu urbain. 

Contribution du Groupe de la Banque mondiale

Au fil des ans, le portefeuille de la Banque mondiale en matière de développement urbain s’est considérablement étoffé afin de faire face aux problèmes que pose l'urbanisation galopante : les engagements de l’IDA dans ce secteur ont plus que doublé, passant d’une moyenne annuelle de 664 millions de dollars au cours des exercices 2004-2008 à une moyenne annuelle de 1,559 milliard de dollars sur les exercices 2009-2013. Dans le même temps, les engagements de la BIRD dans ce domaine ont presque doublé, leur montant annuel passant de 1,487 milliard de dollars à 2,439 milliards de dollars. De même, le pourcentage des prêts destinés spécifiquement au développement urbain dans le total des nouveaux engagements de l’IDA a également fortement augmenté pendant cette période, passant de 6,4 % à 11 %.

Les investissements financés visent à améliorer les services de base, le logement et les infrastructures, rénover les quartiers urbains, renforcer la gouvernance municipale, améliorer l’environnement et l’adaptation, et soutenir le développement économique local (patrimoine culturel compris). L’assistance technique et les travaux d’analyse ont également progressé, notamment par le biais de l’Institut de la Banque mondiale, qui s’est doté spécifiquement d’un programme chargé d’aider les pays à renforcer leurs capacités en matière de développement urbain.

Partenaires

Bon nombre de projets de développement urbain sont financés et mis en œuvre en collaboration avec des organismes partenaires, notamment l'Agence française de développement, l'Agence australienne de développement international (a), le Programme de partenariat urbain entre l'Autriche et la Banque mondiale destiné à renforcer les autorités locales des pays du Sud-Est de l'Europe, le Programme de partenariat Banque/Pays-Bas (BNPP), l'Alliance pour l’avenir des villes (a), les Fonds d’investissement climatiques (a), l'Agence allemande de coopération internationale (a), la Facilité mondiale pour la prévention des risques de catastrophes et le relèvement (a), le Fonds pour Haïti, le Fonds japonais pour le développement des politiques et des ressources humaines (PHRD), la Banque de développement allemande (a), le Fonds fiduciaire coréen pour la croissance verte (KGGTF), le Fonds fiduciaire multidonateurs pour le développement urbain durable et le Fonds fiduciaire espagnol pour l'Amérique latine et les Caraïbes (SFLAC).

Le programme de travail conjoint entre l’Alliance pour l’avenir des villes, la Banque mondiale, le Programme des Nations Unies pour les établissements humains (a) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement a pour objectif d'aider les villes à faire face aux défis posés par le changement climatique en collectant les connaissances actuelles sur le sujet et en aidant les décideurs locaux et nationaux à prendre en compte l’adaptation au changement climatique et l’atténuation de ses effets dans leurs politiques de planification urbaine.

Les gouvernements de Corée, de Singapour, de Suisse et du Royaume-Uni ont apporté leur soutien aux travaux d’analyse et à la mise en œuvre du plan d'action pour l'urbanisation et la croissance verte, parallèlement à des partenariats/protocoles d'entente importants avec le C40 et la Fondation Rockfeller.

Perspectives

La Banque mondiale a lancé plusieurs initiatives visant à répondre aux problèmes de développement associés à l'urbanisation :

  • Les examens des modèles d'urbanisation consistent en des diagnostics qui visent à mieux comprendre comment les différents acteurs au niveau d’un pays coordonnent leurs décisions d'investissement ; ces examens, qui couvrent différentes régions et différents stades de développement, permettent de constituer un socle de données sur les modèles d'urbanisation et de croissance urbaine. Le ministère du Développement international britannique (DfID) et le secrétariat d’État à l’Économie suisse (SECO), notamment, appuient cette action par le biais d’un programme dédié aux données urbaines mondiales dont l’objectif est de renforcer les données disponibles et les méthodes d’analyse afin d’évaluer les modèles d'urbanisation et d’éclairer les choix de politiques et d'investissements en la matière.
  • L'Initiative pour des villes vivables et sobres en carbone (ou LC2 selon son acronyme en anglais) fournit une aide à la planification et une assistance technique aux villes qui cherchent à élaborer des plans d'action et des projets sobres en carbone ainsi que des stratégies de financement permettant d'attirer les investissements nécessaires.
  • Le Programme pour la solvabilité des villes procure aux autorités municipales une assistance technique ciblée et des activités de renforcement des capacités qui visent à aider les villes à devenir solvables afin de pouvoir autofinancer leurs nouveaux investissements.
  • Le Programme pour des villes inclusives s'attache à aller au-delà de la rénovation urbaine traditionnelle pour adopter des approches multisectorielles qui intègrent pleinement les dimensions sociales et économiques, et privilégient la prévention aux mesures « curatives ».
  • L'Initiative pour des villes résilientes, en conjonction avec la GFDRR, est conçue pour aider les villes à s'adapter au changement climatique et à bien appréhender les problèmes auxquels elles font face. Des consultations sont actuellement en cours avec un certain nombre de partenaires pour évaluer la possibilité de développer des méthodologies et outils communs que tous pourront utiliser à l'avenir.
  • Une base de connaissance sur la compétitivité des villes, élaborée de concert avec les équipes de la Banque mondiale en charge des finances et du développement du secteur privé, analyse les facteurs qui déterminent la compétitivité urbaine et aide les responsables municipaux à identifier les investissements publics prioritaires pour favoriser la compétitivité, attirer les investissements et les emplois, et appuyer les stratégies de financement et de mise en œuvre.

Les projets suivants sont actuellement à l'étude :

  • Un projet sur l'étendue urbaine mondiale qui aura pour objet d'élaborer une définition standard des zones urbaines pouvant être appliquée à l'échelle planétaire afin de créer une base de données accessible au public permettant de suivre et d'analyser l'évolution des étendues urbaines ainsi que les variations des zones de peuplement et des densités de population.
  • Un programme sur l’occupation urbaine du sol et l’habitat qui aura pour objet de développer des outils de diagnostic et des recommandations pratiques sur l’action à mener en s'appuyant sur de nouvelles sources d'informations (telles que l'observation de la Terre par satellite) ainsi que sur des outils et cadres améliorés pour l’aménagement du territoire urbain et l'intégration des transports, l'objectif étant d'aider les responsables politiques à trouver des solutions basées sur des données probantes pour fournir les terrains et les logements abordables dont la population a besoin.

La Banque est également partenaire d'institutions externes pour conduire des activités de partage de connaissances et de renforcement des capacités dans divers domaines : planification stratégique à l'échelle de la métropole, finances et gouvernance municipales, fourniture des services municipaux, sécurité et résilience des villes, nouveaux outils d’observation de la Terre…

Bénéficiaires

« Ce projet [Barrio-Ciudad] est la meilleure chose qui nous soit jamais arrivée. Notre quartier [Barrio La Roca, à Puerto Cortes] est l'un des plus difficiles et des plus violents de la ville. Pour la première fois de leur vie, les gens ont accès à l'électricité, à l'eau, à l'assainissement, à des routes correctes et à un jardin d'enfants... Nous avons maintenant un éclairage public fonctionnel 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, les habitants se sentent plus en sécurité, ils sortent de chez eux, ils sociabilisent, et la communauté est bien plus unie qu'avant. » Un résident du quartier Colonia Miguel Yanez Rios, à Villa Nueva, explique que « les Mara 18 [un gang local] occupaient le quartier, mais, grâce au projet, ils sont partis ». « Les enfants n'ont plus à jouer dans la rue, ils ont un endroit sûr pour cela. Ils sont ainsi bien moins en danger. Nous sommes rassurés de savoir que nos enfants ne sont plus exposés à toutes sortes de dangers, et cela nous rend bien plus heureux », conclut Juana Márquez, une mère de famille vivant à Puerto Cortés.