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Catastrophes naturelles dans le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord: Aperçu régional


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Le rapport Catastrophes naturelles dans le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord: Aperçu régional  analyse les risques qui pèsent sur la région et passe en revue les dispositifs et les instruments adoptés par les pays afin d’optimiser leur prévention. Commandé par la Banque mondiale et rédigé avec la collaboration de pays de la région MENA, des Nations unies et d’institutions régionales, ce rapport examine également différentes approches de la gestion des risques naturels dans le monde, tout en se concentrant sur les risques propres à la région. L’étude propose des pistes pour accroître la résistance des pays de la région MENA face aux défis que posent les aléas naturels.

Ce document analyse dans un premier temps les causes de vulnérabilité aux risques naturels dans la région, comme la raréfaction de l’eau, la variabilité accrue du climat et une augmentation rapide de la population, qui se concentre progressivement dans des habitats urbains, précaires et improvisés. Les habitants de ces pays sont aujourd’hui 62 % à vivre en ville, un chiffre est voué à doubler à l’horizon 2040.

À cela, il faut ajouter que 3 % de la surface totale de la région abrite 92 % du total de la population. Les citoyens des zones urbaines affrontent régulièrement des inondations, alors que les installations de protection sont insuffisantes, tout comme les systèmes d’égouts en ville et les mesures non structurelles d’atténuation des inondations.

Le rapport décrit ensuite les progrès accomplis par les pays de la région MENA en matière de gestion des risques naturels, notamment le passage progressif d’un attentisme à une politique d’anticipation, destinée à prévenir les effets désastreux des risques naturels. Les autorités ont une meilleure compréhension des risques qui pèsent sur leur pays ; elles sensibilisent les populations à ces questions et n’hésitent pas à changer d’approche, comme en témoigne la création d’institutions dédiées. La région investit également dans divers programmes (instauration de systèmes d’alerte rapide et évaluation des niveaux de risque à l’échelle d’un pays ou d’une ville).

Si un certain élan s’est créé dans la région MENA autour de la gestion des risques naturels, aucune approche intégrée n’a été mise en place à ce jour pour gérer efficacement les risques naturels. Voilà pourquoi les deux dernières sections de ce bilan sont consacrées au travail accompli, hier et aujourd’hui, par la Banque mondiale et aux perspectives d’action qu’elle propose en matière de gestion. Y figurent également les meilleures pratiques recensées dans le monde, notamment l’initiative pakistanaise de coordination des institutions, l’atténuation du phénomène de raréfaction des ressources en eau en Chine ou les micro-assurances au Mali, qui pourraient être adaptées au contexte régional.

Le rapport comporte enfin des annexes qui détaillent le profil de gestion des risques de chacun des pays de la région.