Europe et Asie centrale - Vue d'ensemble

Situation économique

La croissance dans la région Europe et Asie centrale ne devrait que peu progresser en 2016 par rapport à la contraction de 0,1 % enregistrée en 2015. La croissance mondiale atone, l’incertitude suscitée par le référendum britannique sur la sortie de l’Union européenne, les tensions géopolitiques persistantes et la crise des réfugiés sont autant de facteurs qui freinent la reprise dans la région. En Eurasie, la faiblesse des recettes pétrolières et des envois de fonds depuis l’étranger continue de peser sur la croissance, après une contraction de 1,1 % en 2015.

Sur le plan de la réduction de la pauvreté, les importants acquis de la dernière décennie sont en train d’être perdus, et le partage de la prospérité est au point mort dans beaucoup de pays. Environ 14 % de la population de la région, soit plus de 66 millions d’habitants, vit sous le seuil de pauvreté, et, parmi eux, près de 19 millions vivent avec moins de 2,50 dollars par jour, ce qui correspond au seuil d’extrême pauvreté régional.

Aide et soutien de la Banque mondiale

La Banque mondiale a approuvé une enveloppe de 7,3 milliards de dollars de financements pour la région au titre de 42 projets durant l’exercice 2016, dont 7 milliards de dollars de prêts de la BIRD et 233 millions de dollars d’engagements de l’IDA. Elle a également conclu 37 accords de services de conseil remboursables avec neuf pays, pour un montant total de 34,1 millions de dollars. Ces accords portent notamment sur la fourniture d’une assistance technique pour la réforme des systèmes d’éducation, la gouvernance du secteur public et le renforcement des capacités institutionnelles, ainsi que la planification et la gestion des investissements dans les infrastructures.

La stratégie définie pour la région a pour objectif d’aider les pays clients à s’adapter à ce qui apparaît désormais comme la norme, à savoir une multiplication des vulnérabilités et des risques. Dans cette optique, la Banque mise sur la stabilité macroéconomique et conseille sur les mesures à prendre face aux pressions sur le change ; elle travaille avec les pays sur les problèmes de déplacement forcé de populations et de diminution des envois de fonds ; elle dispense des conseils budgétaires aux clients pour financer des réformes clés ; elle appuie la mise en place de dispositifs de protection sociale, et elle aide les pays à classer les investissements par ordre de priorité. Dans le même temps, la Banque continue d’apporter son soutien pour surmonter les difficultés structurelles et de long terme qui touchent la région.

La Banque investit dans la croissance macroéconomique, la bonne gouvernance, la compétitivité et la création d’emplois, ainsi que dans l’amélioration de la gouvernance du secteur public et dans la fourniture de services publics de qualité. Les programmes financés par la Banque s’emploient à améliorer la résilience et l’efficience du secteur financier et des systèmes bancaires et à moderniser et développer les infrastructures de transport dans la région afin de favoriser la croissance, les interconnexions et la compétitivité.

La Banque collabore avec les pays clients afin qu’ils développent le capital humain et favorisent l’inclusion en apportant son soutien à la conception et à la mise en œuvre de réformes destinées à améliorer l’efficience et la viabilité budgétaire de leurs systèmes de retraite, de protection sociale, d’éducation et de santé.

L’adaptation au changement climatique et l’efficacité énergétique demeurent des priorités stratégiques pour l’Europe et l’Asie centrale, la région du monde la plus consommatrice d’énergie. La Banque dispense des conseils sur les réformes qui permettraient d’accroître l’efficacité énergétique et fournit des investissements et des services d’analyse afin d’améliorer la résilience face aux aléas climatiques dans de nombreux pays.

La Banque mondiale œuvre en collaboration avec les pays de la région à la lutte contre la pauvreté et le partage de la prospérité en les aidant à bâtir des institutions plus responsables, à augmenter l’investissement privé, à améliorer les services publics, à rénover l’infrastructure, à protéger l’environnement, à soutenir le développement humain et à favoriser l’insertion des groupes marginalisés.

Afin de proposer à ces pays des solutions de développement intégrées qui leur permettent de faire face aux défis auxquels ils sont confrontés, la Banque s’attache à déterminer précisément quelles sont les interventions qui aboutissent à des résultats et produisent un impact. Il peut ainsi, en mesurant ces réalisations et en en assurant le suivi, mieux servir les pays et favoriser l’obtention de meilleurs résultats en matière de développement.

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Services de conseil remboursables

Les pays à revenu intermédiaire intéressés par des services intellectuels très spécifiques dépassant les capacités de financement de la Banque mondiale sur ses propres ressources sollicitent de plus en plus l’expertise technique de la Banque via ses services de conseil remboursables.

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Travaux d’analyse

Outre ses produits financiers et ses services de conseil remboursables, la Banque mène d’importants travaux de recherche sur des thématiques essentielles pour la région. Par ce travail d’analyse, elle entend faire profiter les pays de la région d’un savoir mondial, en l’adaptant à leurs besoins.

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Union européenne, Commission européenne et autres institutions

La Région Europe et Asie centrale de la Banque mondiale a établi un partenariat stratégique avec l'Union européenne (UE), et, avec la Commission européenne et les institutions financières internationales (IFI) européennes, elle s’attache à renforcer la capacité des membres européens de la région à absorber les financements alloués par l'UE.

La Banque mondiale travaille aussi en étroite collaboration avec les institutions européennes, les IFI européennes (Banque européenne d'investissement [BEI] et Banque européenne pour la reconstruction et le développement [BERD]), ainsi qu'avec le Fonds monétaire international (FMI), dans le cadre de la seconde Initiative de Vienne (a) qui vise à améliorer les systèmes bancaires et la coordination entre les organismes de réglementation bancaire des pays membres et non membres de l'UE.

En novembre 2012, le Groupe de la Banque mondiale, la BERD et le Groupe de la BEI ont uni leurs forces dans un nouveau Plan d'action conjoint des institutions financières internationales (a). L’une des grandes priorités de ce plan d’action est d’assurer le financement constant des petites et moyennes entreprises, qui sont les principaux moteurs de l’innovation et de la création d’emplois dans la région.

La Banque s'emploie par ailleurs à promouvoir l'intégration des Roms, en collaboration avec plusieurs partenaires, dont la Commission européenne, le Fonds pour l'éducation des Roms et divers organismes nationaux œuvrant dans ce domaine.

Enfin, elle travaille également avec le Fonds anticrise de la Communauté économique eurasienne (EURASEC), ainsi qu’avec la Banque eurasienne de développement, pour apporter des financements complémentaires aux pays à faible revenu de la région.

Dernière mise à jour: 15 sept. 2016


Rapport
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Le vieillissement en Europe et Asie centrale: un troisième-âge d'or ?

Un rapport de la Banque mondiale jette un regard sur les problèmes et les opportunités liées au vieillissement de la population. (17 juin 2015)





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