Europe et Asie centrale - Vue d'ensemble

  • PIB ($ US courants)


    Situation économique

    En Europe et Asie centrale, la croissance du produit intérieur brut (PIB) devrait se tasser à 2,3 % en 2018, après l’accélération enregistrée l’année précédente. En 2017, les taux de croissance du PIB (2,7 %) et de la consommation des ménages (2,5 %) avaient en effet atteint des niveaux sans précédent depuis la crise financière mondiale de 2008. Si elle a été remarquablement forte en Europe centrale et en Turquie, la croissance a été soutenue dans l’ensemble de la région.

    Les taux de chômage sont presque redescendus à leurs niveaux de 2007 dans la plupart des pays, tandis que l’inflation est en moyenne supérieure à 2 %, ce qui témoigne du faible volume de capacités excédentaires. Les perspectives de décélération de la croissance sont faibles, mais restent sujettes à des risques de ralentissement plus marqué.

    Les possibilités de relance monétaire supplémentaire sont réduites du fait de ces risques. La région dispose cependant d’une certaine marge de manœuvre budgétaire. Le déficit des finances publiques, qui avait grimpé à 6 % du PIB durant la crise de 2009, représentait en moyenne un peu plus de 1 % du PIB en 2017, soit un niveau proche de celui enregistré à la fin du boom économique ayant précédé la crise.

    Plusieurs pays de la région pourraient par conséquent recourir à des politiques de relance budgétaire en cas de ralentissement de l’activité économique plus marqué que prévu. Mais si le scénario de référence se confirme et que la décélération reste faible, les pays auraient plutôt intérêt à continuer de renforcer leurs amortisseurs budgétaires.

  • La stratégie du Groupe de la Banque mondiale pour la région consistera à aider ses clients à mettre fin à la pauvreté et à promouvoir une prospérité partagée grâce à des gains de productivité et à une plus grande résilience aux chocs. Plus précisément, la Banque concentrera ses efforts sur :

    1. la solidité des fondements, afin d’accroître la productivité et la résilience — stabilité macroéconomique et financière, gouvernance et institutions efficaces, environnement propice à une croissance tirée par le secteur privé, et capacité à préserver les biens publics mondiaux, notamment en luttant contre le changement climatique.
    2. la productivité de la main-d’œuvre, afin de remédier aux vulnérabilités et d’encourager l’émergence d’une classe moyenne — investissements dans la santé maternelle et infantile pour que les individus réalisent leur potentiel, investissements dans les filets sociaux pour protéger les ménages en période de difficultés, amélioration de la productivité du travail et du taux d’activité pour faire progresser les revenus, promotion de l’inclusion et d’une citoyenneté engagée, au profit d’une prospérité partagée.
    3. les marchés, afin de parvenir à une croissance forte et solidaire, de soutenir l’expansion du secteur privé, d’encourager l’entrepreneuriat, la concurrence et l’innovation, de faciliter l’accès à de nouveaux marchés, ainsi que de favoriser l’intégration économique régionale et la participation aux chaînes de valeur mondiales.

    À ce jour, sur l’exercice 2018, la Banque a approuvé une enveloppe de 1,86 milliard de dollars de financements pour la région au titre de 23 projets, dont 1,59 milliard de dollars de prêts de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et 278 millions de dollars d’engagements de l’Association internationale de développement (IDA). Elle a également conclu 20 accords de services de conseil remboursables avec sept pays, pour un total de 25,1 millions de dollars.

    Au 30 juin, date de clôture de son exercice 2018, la Banque aura approuvé des financements en faveur de la région pour un montant de 4,77 milliards de dollars, dans le cadre de 45 projets, dont 3,67 milliards de prêts de la BIRD et 1,1 milliard de dollars d’engagements de l’IDA.

  • RÉSULTATS

    Le Groupe de la Banque mondiale œuvre en collaboration avec les pays de la région pour lutter contre la pauvreté et promouvoir une prospérité partagée en aidant à bâtir des institutions plus responsables, à augmenter l’investissement privé, à améliorer les services publics, à rénover l’infrastructure, à protéger l’environnement, à soutenir le développement humain et à favoriser l’insertion des populations marginalisées.

    Afin de proposer à ces pays des solutions de développement intégrées qui leur permettent de faire face aux défis auxquels ils sont confrontés, la Banque s’attache à déterminer précisément quelles sont les interventions qui aboutissent à des résultats et produisent un impact. Elle peut ainsi, en mesurant ces réalisations et en assurant leur suivi, mieux répondre aux besoins et favoriser l’obtention de meilleurs résultats de développement.

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    Services de conseil remboursables

    Les pays à revenu intermédiaire intéressés par des produits du savoir très spécifiques qui dépassent les capacités de financement de la Banque mondiale sur ses propres ressources sollicitent de plus en plus l’expertise technique de la Banque via ses services de conseil remboursables.

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    Travaux d’analyse

    Outre ses produits financiers et ses services de conseil remboursables, la Banque mène d’importants travaux de recherche sur des thématiques essentielles pour la région. Par ces analyses, elle entend faire profiter les pays de la région d’un savoir mondial, en l’adaptant à leurs besoins.

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  • Union européenne, Commission européenne et autres institutions

    La Région Europe et Asie centrale de la Banque mondiale a établi un partenariat stratégique avec l'Union européenne (UE). Avec la Commission européenne et les institutions financières internationales (IFI) européennes, elle s’attache à renforcer la capacité des pays clients à absorber les financements alloués par l'UE.

    La Banque travaille aussi en étroite collaboration avec les institutions de l’UE, les IFI européennes (Banque européenne d'investissement [BEI] et Banque européenne pour la reconstruction et le développement [BERD]) et le Fonds monétaire international (FMI), dans le cadre de la seconde Initiative de Vienne (a). Celle-ci a pour objectif d’améliorer les systèmes bancaires et la coordination entre les organismes de réglementation bancaire des pays membres et non membres de l'UE.

    En novembre 2012, le Groupe de la Banque mondiale, la BERD et le Groupe de la BEI ont uni leurs forces dans un nouveau Plan d'action conjoint des institutions financières internationales (a). L’une des grandes priorités de ce plan d’action est d’assurer le financement constant des petites et moyennes entreprises, qui sont les principaux moteurs de l’innovation et de la création d’emplois en Europe et Asie centrale.

    La Banque s'emploie par ailleurs à promouvoir l'intégration des Roms, en collaboration avec plusieurs partenaires, dont la Commission européenne, le Fonds pour l'éducation des Roms et divers organismes nationaux qui mènent des actions dans ce domaine.

    Enfin, elle travaille également avec le Fonds anticrise de la Communauté économique eurasienne (EURASEC), ainsi qu’avec la Banque eurasienne de développement, pour apporter des financements complémentaires aux pays à faible revenu de la région.

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