Europe et Asie centrale - Vue d'ensemble

La région Europe et Asie centrale (ECA) peine encore à renouer avec une croissance robuste, après avoir enregistré une reprise de courte durée au lendemain de la crise économique mondiale de 2009. Ses perspectives restent obscurcies par le ralentissement du rythme des réformes structurelles, conjugué à la faiblesse de la croissance de l’économie mondiale et aux incertitudes nées du conflit en Ukraine.

La croissance économique de la région ECA reste plus lente que celle de la plupart des autres régions du monde. En 2014, le PIB de l’ensemble de la région devrait croître d’environ 1,8 % seulement et progresser au rythme légèrement supérieur de 2,1 % en 2015.

Dans les pays d’Europe centrale et de l’Est (CEE), on anticipe une accélération de la croissance à hauteur de 2,5 % en 2014 et de 2,8 % en 2015, soit une amélioration significative par rapport aux deux années précédentes, qui avaient été marquées par une croissance très timide (0,8 % en 2012 et 1,3 % en 2013). Plusieurs pays de cette sous-région conservent cependant un taux de chômage supérieur à 10 %.

En raison de rigidités structurelles et de mesures d’assainissement budgétaire, la croissance économique dans les pays des Balkans occidentaux devrait chuter de 2,4 % en 2013 à 0,6 % en 2014, avant de remonter modérément à 1,9 % en 2015. 

La croissance du PIB de la Russie se situait à seulement 0,8 % au premier semestre 2014, contre 0,9 % sur la même période de 2013. Selon un premier scénario, la Russie va connaître une période de stagnation, avec une croissance qui devrait s’élever à 0,5 % en 2014, à 0,3 % en 2015, et à 0,4 % en 2016. Cette hypothèse s’accompagne de deux scénarios alternatifs : un scénario optimiste, qui prévoit une légère reprise de la croissance, qui atteindrait 0,9 % en 2015 et 1,3 % en 2016, et un scénario pessimiste, selon laquelle la croissance atteindrait seulement 0,4 % en 2014, avant que l’économie ne plonge dans la récession avec une contraction du PIB de 0,9 % en 2015 et de 0,4 % en 2016.

Les économies de la Communauté des États indépendants (CEI), durement touchées par la crise en Ukraine et la stagnation en Russie, ne devraient enregistrer qu’une croissance de 1 % en 2014 et de 1,3 % en 2015.

En Turquie, on observe un ralentissement de la croissance, laquelle devrait se stabiliser autour de 3,5 % en 2014 et 2015, contre 4,3 % en 2013.

Globalement, la faiblesse de l’environnement extérieur, et en particulier l’apathie de la croissance en Europe de l’Ouest, a freiné les perspectives d’expansion dans la région ECA en 2014. L’Europe de l’Ouest continue en effet d’être confrontée à une demande atone et à des difficultés structurelles, qui contribuent à maintenir l’inflation à un niveau inférieur aux objectifs. Les perspectives d’assouplissement de la politique monétaire dans la zone euro et l’affaiblissement de la monnaie unique qui en découlera pourraient entraîner une hausse de la demande à court terme, notamment dans plusieurs pays de la région ECA pour lesquels la zone euro constitue une importante destination d’exportation. Il ne faut pas s’attendre toutefois à ce que l’environnement extérieur devienne particulièrement favorable aux économies de la région ECA dans les prochaines années.

Les problèmes de surendettement et les pertes de compétitivité de plusieurs nouveaux États membres de l’Union européenne et pays des Balkans figurent également au nombre des facteurs qui vont continuer de limiter la reprise. Du fait du poids considérable de leur dette extérieure et de leurs besoins de financements externes considérables, certains pays de la région ECA sont particulièrement vulnérables à l’évolution des conditions sur les marchés financiers internationaux. Les niveaux élevés de prêts non productifs dans la région, associés à la restructuration en cours du secteur bancaire, vont probablement continuer à restreindre la demande d’investissement et de biens de consommation en 2015.

On assiste cependant à une amélioration modeste des situations budgétaires, et de nombreux pays de la région connaissent actuellement une restauration progressive de leur compétitivité après avoir procédé à un réajustement des salaires. La stabilité attendue des cours du pétrole, dont la baisse tranche avec les niveaux élevés des années précédentes, devrait atténuer les incertitudes chez les importateurs de produits énergétiques de la région ECA. Tous ces facteurs plaident en faveur de la poursuite de la reprise, certes modeste, dans la partie occidentale de la région. 

Côté oriental, la Russie et certains de ses pays voisins connaissent actuellement un ralentissement qui s’explique par l’épuisement des anciens moteurs de croissance. De plus, le conflit et les sanctions affectant l’Ukraine et la Russie ont fait basculer la première dans une crise profonde et soumis une grande partie de la région aux incertitudes, sans que celles-ci ne deviennent toutefois un facteur majeur d’évolution des tendances économiques régionales de fond. En Russie, les tensions géopolitiques et les incertitudes de l’action des pouvoirs publics sont les deux facteurs qui assombrissent le plus les perspectives du pays à moyen terne. 

 

Dernière mise à jour: 01 oct. 2014

Pour répondre au double objectif que s’est fixé le Groupe de la Banque mondiale, mettre fin à l'extrême pauvreté en l’espace d’une génération et promouvoir une prospérité partagée, la stratégie pour l’Europe et l’Asie centrale se focalise sur deux principaux piliers : 1) la compétitivité et le partage de la prospérité, via l’emploi ; 2) la viabilité environnementale, sociale et budgétaire, notamment via l’action climatique. Les questions de gouvernance et d’égalité des sexes constituent toujours des priorités thématiques à l’intérieur des interventions menées dans le cadre de ces deux piliers.

Compétitivité et partage de la prospérité

Au cours de la dernière décennie, la plupart des pays de la région ECA ont enregistré de bons résultats sur le plan du partage de la prospérité : le revenu des 40 % de la population gagnant le moins a progressé. Les emplois et l’accès à des services publics de qualité jouent un rôle primordial lorsque que l’on veut faire profiter les catégories défavorisées des bienfaits de la croissance. Or, la création d’emplois de qualité demeure problématique dans de nombreuses économies d’Europe et d’Asie centrale, surtout parmi les pays d’Europe centrale et du Sud-Est (CSEE), où le chômage reste obstinément élevé depuis le début de la crise. Pour créer des emplois de qualité, il faudra engager des réformes structurelles destinées à renforcer la compétitivité des économies de la région. Ces réformes devront améliorer la gouvernance et le climat de l’investissement, stabiliser le secteur financier, doter la main-d’œuvre de qualifications plus adaptées, construire une infrastructure énergétique et de transport et en assurer la maintenance, mais aussi préserver un cadre macroéconomique solide.

Pour que les pays de la région ECA puissent parvenir à ces objectifs, la Banque les aide à renforcer les compétences de leurs travailleurs et à soutenir les opportunités de création d’emplois, à moderniser leur administration fiscale et leur réseau routier, à renforcer leur environnement d’affaires, à adopter une politique propice à l’innovation, à faciliter l’accès au financement pour les petites et moyennes entreprises (PME), à stabiliser leurs finances publiques et à étoffer la réglementation du secteur financier.

Viabilité environnementale, sociale et budgétaire

Si l’on veut qu’elles soient viables à long terme, il faut que la croissance économique et la prospérité partagée soient tenables sur le plan budgétaire, responsables du point de vue environnemental et garantes de l’inclusion sociale. La Banque aide les pays de la région ECA à élaborer et à mettre en œuvre des réformes renforçant l’efficacité et la viabilité budgétaire de leurs systèmes de retraite, de protection sociale et de santé, de manière à ce que ces systèmes puissent s’adapter et continuer de servir la population sur les générations à venir.

La Banque collabore également avec des clients de la région ECA afin d’œuvrer à la cohésion sociale en appuyant le développement tiré par la communauté et la responsabilité sociale. Il s’agit de permettre aux citoyens de donner leur avis sur la définition de la politique sociale et sur l’amélioration des services publics. La multiplication des opportunités économiques et le renforcement des services publics à l’intention des catégories défavorisées occupent également une place importante dans les efforts que déploie la Banque pour promouvoir la durabilité sociale. Ces efforts ciblent notamment l’insertion des Roms dans les pays de la CSEE au moyen de campagnes de plaidoyer et d'une analyse fondée sur des éléments factuels, ainsi que par des prêts et une assistance technique financés sur le budget de la Banque.

L’adaptation aux effets du changement climatique et l’efficacité énergétique demeurent des priorités stratégiques pour l’Europe et l’Asie centrale, sachant, d’une part, que cette région est celle qui affiche la plus forte intensité énergétique au monde, et, d’autre part, qu’une meilleure maîtrise de l’énergie se traduira par des bienfaits à la fois environnementaux et économiques. Au Bélarus, en Bosnie-Herzégovine, en Serbie et en Turquie, la Banque s’emploie à y parvenir par le biais de réformes (telles que les dispositifs de tarification de l’énergie) et d’investissements dans l’infrastructure publique comme dans le secteur privé, notamment dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Les économies d’énergie résultant du portefeuille de projets financés par la Banque dans la région reviennent à retirer 1,4 million de voitures de la circulation.

 

 

Dernière mise à jour: 01 oct. 2014

Aides financières

Le Groupe de la Banque mondiale a apporté 11,9 milliards de dollars à la région Europe et Asie centrale (ECA) sur l’exercice 2014, dans le but d’y faire reculer la pauvreté et promouvoir une prospérité partagée. Sur cette somme, la BIRD et de l’IDA ont fourni 5,6 milliards de dollars de financements, l’IFC, 4,7 milliards d’engagements, et la MIGA, 1,6 milliards de garanties contre les risques politiques et pour le soutien au crédit.

La Banque répond aux besoins de ses clients dans la région par des opérations novatrices et guidées par la demande. Elle intervient aussi de manière rapide et efficace pour aider à faire face aux situations d’urgence, comme dans le cas de la crise en Ukraine ou lors des inondations catastrophiques qui ont frappé la Bosnie-Herzégovine et la Serbie au mois de mai 2014.

Services de conseil remboursables

Les pays à revenu intermédiaire intéressés par des services intellectuels très spécifiques dépassant les capacités de financement de la Banque mondiale sur ses propres ressources sollicitent de plus en plus l’expertise technique de la Banque via ses services de conseil remboursables. Cette modalité permet à la Banque de répondre à la demande des pays en leur fournissant des avis techniques sur une base remboursable. Depuis 2006, 158 accords de ce type ont été mis en place dans la région ECA et ont concerné les pays suivants : Albanie, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, République de Chypre, Espagne, Estonie, Géorgie, Grèce, Hongrie, Italie, Kazakhstan, Lettonie, Pologne, Roumanie, Fédération de Russie, République slovaque, Slovénie, République tchèque et Turkménistan.

Ces services de conseil remboursables ont permis de dégager certains résultats notables :

  • En Pologne, après deux siècles de crues dans la région du bassin de l’Oder, des milliers d’habitations et des millions de résidents sont désormais protégés. De plus, 60 000 objets remontant à l’Antiquité ont été mis au jour et à l’abri à l’occasion de fouilles archéologiques entreprises dans le cadre de ce projet de lutte contre les inondations.
  • La Grèce a pu améliorer son environnement d’affaires avec l’appui technique du Groupe de la Banque mondiale et grâce à ses services de conseil remboursables, et ainsi progresser de 28 rangs dans les deux derniers classements Doing Business.
  • En ex-République yougoslave de Macédoine, le programme de transferts monétaires conditionnels a permis d’augmenter les taux d’inscription dans le secondaire de 10 points de pourcentage. Ainsi, quelque 7 500 enfants issus de familles pauvres, qui, sinon, ne pourraient pas être scolarisés, fréquentent régulièrement un établissement secondaire sur l’année 2013-14 grâce à cette nouvelle prestation. Ce programme incitant les parents à envoyer leurs enfants dans l’enseignement secondaire en échange de transferts monétaires conditionnels, qui couvrait environ 67 % des enfants éligibles la première année, ont bénéficié à environ 86 % de ces enfants en 2012-13.
  • Au Tadjikistan, des réformes de la réglementation destinées à améliorer l’environnement d’affaires ont ramené de 62 à 24 jours le délai requis pour créer une entreprise. De plus, le nombre d’autorisations nécessaires a été réduit, passant de 609 à 85, ce qui devrait permettre au secteur privé d’économiser environ 18 millions de dollars chaque année.
  • En Albanie, 607 salles de classe et laboratoires ont été construits ou remis en état et les établissements scolaires ont reçu plus de 24 000 ordinateurs, lesquels ont été raccordés à Internet, ce qui a réduit le ratio du nombre d’élèves par ordinateur, lequel est passé de 46 à 14 pour un dans les centres urbains et de 133 à 13 élèves pour un dans les zones rurales.

Veuillez consulter la fiche des résultats dans la région ECA (a) pour d’autres exemples du travail de la Banque dans cette région.

Grands travaux d’analyse

Outre ses produits financiers et ses services de conseil remboursables, la Banque a réalisé, au cours du dernier exercice, des travaux de recherche importants concernant des thématiques essentielles pour la région. Par ce travail analytique, l’institution entend faire profiter les pays de la région ECA d’un savoir mondial en l’adaptant à leurs besoins.

Un rapport régional consacré au partage de la prospérité et intitulé Shared Prosperity: Paving the Way in Europe and Central Asia (a) a révélé que les pays de la région ECA étaient relativement bien parvenus à partager les fruits de la prospérité, avec toutefois des progrès inégaux et des questionnements quant à sa viabilité à long terme. Si, à l’échelle de la région, le revenu moyen des 40 % les moins aisés a augmenté de 3,8 % entre 2005 et 2010, soit une hausse supérieure de 20 % à celle du revenu moyen global, cette croissance est inégalement répartie entre les pays.

À la suite du rapport Golden Growth: Restoring the Lustre of the European Economic Model, la région a publié le rapport Diversified Development: Making the Most of Natural Resources in Eurasia, élaboré en partenariat avec la Banque eurasienne de développement. Ce document montre que posséder des ressources naturelles n’équivaut pas forcément à une « malédiction », et que cela peut même être une bénédiction pour les pays qui savent correctement gérer les revenus qu’ils en tirent, en les investissant dans la construction de leur capital physique et humain et dans l’amélioration de leurs institutions. L’expansion soutenue des 40 % au bas de l’échelle des revenus exigera à l’avenir des mesures structurelles qui facilitent l’accès aux actifs et concilient équité et croissance pour tous.

Une étude consacrée au « visage de la pauvreté en Europe et en Asie centrale » s’intéresse aux difficultés spécifiques de la région ECA, où quelque 80 millions de personnes vivent avec moins de 5 dollars par jour et ont du mal à satisfaire leurs besoins les plus élémentaires. Les factures de chauffage élevées lors des hivers longs et rigoureux, ainsi que les coûts générés par le surcroît d’apport calorique nécessaire pour lutter contre le froid, rendent les besoins matériels plus onéreux qu'ailleurs. La région est également marquée par le chômage et le niveau bas des salaires, qui constituent deux facteurs importants de la pauvreté.

Le rapport The Inverting Pyramid: Pension Systems Facing Demographic Challenges in Europe and Central Asia examine comment les régimes de retraite dans la région ECA sont confrontés à des pressions croissantes du fait du vieillissement de la population et de la baisse du nombre des actifs. Pour ces pays, il devient donc indispensable d’adopter des réformes exhaustives, pérennes et socialement viables afin d’établir des régimes de retraite qui permettent de protéger les personnes âgées pauvres et les générations futures.

Le rapport intitulé Back to Work: Growing with Jobs in Europe and Central Asia recommande deux axes d’action pour créer des emplois nombreux et de meilleure qualité dans la région ECA : 1) instaurer les conditions fondamentales à la création d’emplois en mettant en place un environnement macroéconomique et d’affaires propice permettant aux entreprises existantes de prospérer et à de nouvelles entreprises de voir le jour et de se développer, ou de sortir du marché rapidement sans avoir à supporter de coûts importants ; et 2) aider les travailleurs à tirer parti des nouvelles opportunités d’emploi en les dotant des qualifications adéquates et en instaurant des incitations à travailler, en leur offrant un accès facilité au marché du travail et en leur permettant d’être géographiquement mobiles afin de saisir davantage d’opportunités professionnelles.

La publication récente intitulée Looking Beyond the Horizon: How Climate Change Impacts and Adaptation Responses Will Reshape Agriculture in Eastern Europe and Central Asia (a) et les rapports par pays qui lui ont fait suite étudient les problèmes et les opportunités que rencontre l’agriculture en Albanie (a), en Moldova (a), en Ouzbékistan (a) et dans l’ex-République yougoslave de Macédoine (a). En procédant à une modélisation de l’offre et de la demande d’eau à l’échelle de toute une économie, cette analyse conclut que dans de nombreux cas, le changement climatique va considérablement réduire le volume d’eau disponible pour l’irrigation. Cette évolution va fortement exacerber les effets du changement climatique sur les cultures, et en particulier sur les cultures irriguées, ce qui pourrait comprimer les rendements de 20-50 % à l’horizon 2050. Ce rapport formule également à l’intention des pays des conseils pratiques sur la manière d’aider leurs activités agricoles à s’adapter à l’évolution du climat, dans un effort visant à la fois à atténuer la vulnérabilité des agriculteurs face à la variabilité du climat et à renforcer leurs capacités à capitaliser sur les bienfaits potentiels que le changement climatique peut engendrer.

Les services de la Banque mondiale chargés de la région ECA effectue aussi un suivi régulier de ses perspectives et tendances économiques dans le cadre de rapports périodiques sur l’UE11[1] (a), l’Europe du Sud-Est[2] (a), le Bélarus (a), Moldova (a), la Fédération de Russie (a), la Turquie (a) et l’Ukraine (a).

Les aperçus des programmes menés dans les pays (a), mis à jour deux fois par an, proposent des analyses économiques et sectorielles du pays considéré ainsi qu’un panorama des activités de la Banque mondiale. On y trouve également des fiches de projet détaillant les objectifs, résultats et financements des opérations.

 

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1)L’UE11 fait référence aux 11 États membres de l’Union européenne (UE) qui sont entrés dans l’UE après 2004 : Bulgarie, Croatie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Roumanie, Slovénie, République slovaque et République tchèque.

2) Six pays composent l'Europe du Sud-Est : l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo, l’ex-République yougoslave de Macédoine, le Monténégro et la Serbie.

 

 

Dernière mise à jour: 01 oct. 2014

Union européenne, Commission européenne et autre institutions

La Région ECA de la Banque mondiale a établi un partenariat stratégique avec l'Union européenne (UE) et travaille avec la Commission européenne et les institutions financières internationales européennes pour améliorer l'aptitude des membres européens de la région à absorber les financements alloués par l'UE.

La Banque travaille en étroite collaboration avec les institutions européennes, les institutions financières internationales européennes (la Banque européenne d'investissement [BEI] et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement [BERD]) ainsi qu'avec le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de la seconde Initiative de Vienne (a), qui a pour objet d'améliorer les systèmes bancaires et la coordination entre les organismes de réglementation bancaire des pays membres et non membres de l'UE.

Dans un contexte de faible croissance, voire de contraction économique dans les pays d'Europe centrale et du Sud-Est (CSEE), le Groupe de la Banque mondiale, la BERD et le Groupe de la BEI ont réuni leurs forces en novembre 2012 dans le cadre d'un nouveau Plan d'action conjoint des institutions financières internationales (a) qui promet d’apporter en continu à la région des flux de financement à hauteur de 30 milliards d'euros en 2013 et 2014 afin de préserver la croissance économique dans ces pays. L’une des principales priorités portées par ce plan d’action consistait à garantir la permanence de financements en direction des PME, celles-ci représentant des moteurs d’innovation et de création d’emplois essentiels dans la CSEE. L’aide des institutions financières internationales a consisté à distribuer des financements via des établissements financiers, à apporter des garanties pour des prêts aux PME et à prendre des participations dans de nouvelles sociétés. Le plan d’action a également soutenu des investissements dans les systèmes de transport et les secteurs énergétiques des pays de la CSEE afin de renforcer la compétitivité et la production d’énergie renouvelable. Les flux de capitaux avaient atteint 33,5 milliards d’euros en juillet 2014 (et dépassé ainsi l’engagement initial de 30 milliards). La BEI a alloué à ce jour 21,4 milliards d’euros, le Groupe de la Banque mondiale, 6,7 milliards, et la BERD, 5,5 milliards.

Les pays de la région ECA s'emploient par ailleurs à promouvoir l'intégration des Roms, en collaboration avec différents partenaires, dont la Commission européenne, le Fonds pour l'éducation des Roms et divers organismes nationaux œuvrant dans ce domaine.

La Banque travaille également avec le Fonds anticrise de la Communauté économique eurasienne (EURASEC) et la Banque eurasienne de développement afin d'apporter des financements complémentaires aux pays à faible revenu de la région ECA.

Contact : Kristyn Schrader-King, +1-202-458-2736, kschrader@worldbank.org

Dernière mise à jour: 01 oct. 2014


Infographie

Emploi : la reprise tarde à se concrétiser

Comment créer plus d’emplois de qualité dans la région ? Une infographie, tirée du rapport “Getting Back to Work: Growing with Jobs in Europe and Central Asia”, présente plusieurs pistes.





GALERIE PHOTO
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