Europe et Asie centrale - Vue d'ensemble

En Europe et Asie centrale, après une période de turbulences, la croissance s’est stabilisée à environ 1,8 %. Dans l’Union européenne (UE), en particulier, une reprise durable, bien que modeste, commence à faire reculer le chômage et s’accompagne d’un retour à une inflation positive, tandis qu’en Europe de l’Est la stabilisation du baril de brut autour de 50 dollars a donné un peu de marge de manœuvre aux États qui ont engagé des politiques d’ajustement face à la baisse durable des prix pétroliers.

Cependant, malgré l’amélioration du contexte économique, de graves problèmes persistent. Le lancement du Brexit ouvre une période d’incertitude sans précédent pour l’UE. Dans la partie orientale de la région, la faiblesse des prix des hydrocarbures menace l’équilibre financier de la quasi-totalité des pays, du Bélarus au Tadjikistan, entre autres.

Les changements structurels intervenus dans l’économie mondiale engendrent des défis tout aussi importants. De nouveaux schémas de spécialisation apparaissent, et les nouvelles technologies transforment les méthodes de production ainsi que les relations sur le marché du travail. La plupart des pays d’Europe et d’Asie centrale devront prendre en compte ces réalités pour faciliter le passage d’une production non marchande à une production marchande internationalement compétitive.

La stratégie de la Banque mondiale pour la région vise à mettre fin à la pauvreté et à promouvoir une prospérité partagée en se concentrant sur une croissance durable et inclusive, le capital humain et la résilience.

1.       Croissance durable et inclusive : améliorer l’efficience de l’État et la prestation des services publics ; créer des marchés, promouvoir la stabilité financière et un secteur privé dynamique ; assurer l’accès à l’énergie et la connectivité régionale au profit de la croissance.

2.       Capital humain : étoffer les compétences et les opportunités d’emploi pour l’avenir ; protéger les personnes vulnérables ; répondre au vieillissement de la société et aux problèmes de santé.

3.       Résilience : donner la priorité à l’action climatique et renforcer la résilience aux catastrophes naturelles ; repenser le contrat social ; faire face aux déplacements de populations.

Aide et soutien de la Banque mondiale

La Banque a approuvé une enveloppe de 7,3 milliards de dollars de financements pour la région au titre de 42 projets durant l’exercice 2016, dont 7 milliards de dollars de prêts de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et 233 millions de dollars d’engagements de l’Association internationale de développement (IDA). Elle a également conclu 34 accords de services de conseil remboursables avec neuf pays, pour un montant total de 34,1 millions de dollars. Ces accords portent notamment sur la fourniture d’une assistance technique pour la réforme des systèmes d’éducation, la gouvernance du secteur public et le renforcement des capacités institutionnelles, ainsi que la planification et la gestion des investissements d’infrastructure.

La Banque mondiale œuvre en collaboration avec les pays de la région à la lutte contre la pauvreté et le partage de la prospérité en les aidant à bâtir des institutions plus responsables, à augmenter l’investissement privé, à améliorer les services publics, à rénover l’infrastructure, à protéger l’environnement, à soutenir le développement humain et à favoriser l’insertion des populations marginalisées.

Afin de proposer à ces pays des solutions de développement intégrées qui leur permettent de faire face aux défis auxquels ils sont confrontés, la Banque s’attache à déterminer précisément quelles sont les interventions qui aboutissent à des résultats et produisent un impact. Elle peut ainsi, en mesurant ces réalisations et en en assurant le suivi, mieux servir les pays et favoriser l’obtention de meilleurs résultats en matière de développement.

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Services de conseil remboursables

Les pays à revenu intermédiaire intéressés par des produits du savoir très spécifiques qui dépassent les capacités de financement de la Banque mondiale sur ses propres ressources sollicitent de plus en plus l’expertise technique de la Banque via ses services de conseil remboursables.

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Travaux d’analyse

Outre ses produits financiers et ses services de conseil remboursables, la Banque mène d’importants travaux de recherche sur des thématiques essentielles pour la région. Par ces analyses, elle entend faire profiter les pays de la région d’un savoir mondial, en l’adaptant à leurs besoins.

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Union européenne, Commission européenne et autres institutions

La Région Europe et Asie centrale de la Banque mondiale a établi un partenariat stratégique avec l'UE. Avec la Commission européenne et les institutions financières internationales (IFI) européennes, elle s’attache à renforcer la capacité des pays clients à absorber les financements alloués par l'UE.

La Banque mondiale travaille aussi en étroite collaboration avec les institutions de l’UE, les IFI européennes (Banque européenne d'investissement [BEI] et Banque européenne pour la reconstruction et le développement [BERD]) et le Fonds monétaire international (FMI), dans le cadre de la seconde Initiative de Vienne (a). Celle-ci a pour objectif d’améliorer les systèmes bancaires et la coordination entre les organismes de réglementation bancaire des pays membres et non membres de l'UE.

En novembre 2012, le Groupe de la Banque mondiale, la BERD et le Groupe de la BEI ont uni leurs forces dans un nouveau Plan d'action conjoint des institutions financières internationales (a). L’une des grandes priorités de ce plan d’action est d’assurer le financement constant des petites et moyennes entreprises, qui sont les principaux moteurs de l’innovation et de la création d’emplois en Europe et Asie centrale.

La Banque s'emploie par ailleurs à promouvoir l'intégration des Roms, en collaboration avec plusieurs partenaires, dont la Commission européenne, le Fonds pour l'éducation des Roms et divers organismes nationaux qui mènent des actions dans ce domaine.

Enfin, elle travaille également avec le Fonds anticrise de la Communauté économique eurasienne (EURASEC), ainsi qu’avec la Banque eurasienne de développement, pour apporter des financements complémentaires aux pays à faible revenu de la région.

Dernière mise à jour: 15 sept. 2016


Rapport
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Le vieillissement en Europe et Asie centrale: un troisième-âge d'or ?

Un rapport de la Banque mondiale jette un regard sur les problèmes et les opportunités liées au vieillissement de la population. (17 juin 2015)





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