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Changement climatique : vagues de chaleur et pénuries d’eau plus fréquentes attendues dans la région MENA

24 novembre 2014

WASHINGTON, le 23 novembre 2014. Depuis l’ère préindustrielle, notre planète s’est réchauffée de 4°C en moyenne ; d’après les prévisions, dans certaines régions d’Algérie, d’Arabie Saoudite et d’Iraq, les températures estivales pourraient grimper de 8°C d’ici la fin du siècle. Le changement climatique exercera une pression intense sur les ressources hydriques déjà rares de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), avec des conséquences majeures pour la vie humaine et la sécurité alimentaire. Dans certains pays comme la Jordanie, l’Égypte et la Libye, un réchauffement de 1,5 à 2°C pourrait entraîner une chute des rendements agricoles de l’ordre de 30 % d’ici à 2050. Toutes les grandes villes de la région devraient connaître des jours de chaleur exceptionnelle de plus en plus nombreux chaque année. Ces températures extrêmes toucheront la région MENA plus que n’importe quelle autre dans le monde.

D’après un nouveau rapport de la Banque mondiale, intitulé Turn Down the Heat : Confronting the New Climate Normal, des changements alarmants se font déjà sentir aux quatre coins du monde, endommageant cultures et zones littorales et menaçant la sécurité de l’approvisionnement en eau. Toutefois, les auteurs du rapport affirment que les changements les plus graves peuvent être évités si l’on maintient le réchauffement climatique en-deçà de la barre des 2°C. 

« Ce nouveau rapport vient corroborer ce que les scientifiques affirmaient déjà : les émissions de gaz à effet de serre ont entraîné notre planète sur la voie d’un réchauffement inéluctable qui, au cours des vingt prochaines années, touchera tout particulièrement les populations les plus pauvres et les plus vulnérables de la planète », affirme Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale. « Déjà, les vagues de chaleur extrême se font de plus en plus fréquentes, et les précipitations s’intensifient dans certaines régions et se raréfient dans les pays exposés à la sécheresse, comme ceux de la Méditerranée. »

« Ces changements nous empêchent de lutter efficacement contre la pauvreté et mettent en péril les moyens de subsistance de millions d’individus », indique M. Kim. « Ils ont également de lourdes conséquences sur les budgets de développement, ainsi que pour les institutions comme la Banque mondiale : aujourd’hui, nous devons consacrer une partie de nos investissements, de notre appui et de notre expertise à renforcer la capacité de résilience des populations touchées et à les aider à s’adapter. »

La rapport, réalisé par l’Institut de recherche sur les incidences climatiques de Potsdam (Allemagne)  et commissionné par la Banque mondiale, montre comment la hausse des températures menace la santé et les moyens de subsistance des populations, exacerbant les problèmes auxquels sont déjà en proie les différentes régions du monde. 

La chute du rendement agricole est l’une des menaces communes aux trois régions auxquelles s’intéresse le rapport : Moyen-Orient et Afrique du Nord, Amérique latine et Caraïbes, et Europe et Asie centrale. La pression exercée par l’évolution du climat sur les ressources naturelles, et les vagues de migration qui en découlent, accroissent le risque de conflit. Autre conséquence du réchauffement climatique, l’élévation du niveau des mers, provoquée par la fonte des glaciers, provoque des milliards de dollars de dégâts dans des villes comme Alexandrie, Benghazi et Alger et dans l’ensemble du bassin du Nil, en Égypte.



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