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COMMUNIQUÉS DE PRESSE

La Banque mondiale va aider les villes à devenir plus efficaces pour améliorer les services, faire baisser les coûts et réduire les émissions

19 novembre 2013

Une initiative triennale pour intégrer l'efficacité énergétique dans les plans d'urbanisme

BARCELONE (Espagne), 19 novembre 2013 – La Banque mondiale a annoncé le lancement d'une nouvelle initiative pour aider les villes des pays en développement à intégrer l'efficacité énergétique dans leur planification stratégique et leurs opérations afin d'améliorer les services publics, réduire la pression sur les ressources municipales et faire diminuer la pollution et les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Conçue pour « transformer l'efficacité énergétique des villes », l’initiative CEETI va permettre de travailler avec les autorités municipales pour promouvoir des investissements prometteurs dans ce domaine, aider les villes à accéder aux sources de financement et rendre les pouvoirs publics mieux à même de faire décoller des projets. Pilotée par le Programme d'assistance à la gestion du secteur énergétique (ESMAP) de la Banque mondiale, la phase initiale de trois ans de cette initiative permettra de travailler avec non moins de 50 villes pour réduire sensiblement les coûts et la consommation énergétique au moyen de projets de maîtrise de l'énergie.

« L'efficacité énergétique influera de façon déterminante sur la compétitivité des villes et leur profil économique », a déclaré Rachel Kyte, vice-président du Réseau développement durable de la Banque mondiale. « Des gains d'efficacité dans les domaines des transports, de l'énergie et de l'immobilier rendront les villes plus propres et plus vivables, et faciliteront la création d'emplois et l'investissement. »

L'initiative CEETI a été annoncée lors de CitiSense, une manifestation sur l'innovation urbaine destinée à de hauts responsables municipaux, montée par la Banque mondiale et organisée à Barcelone parallèlement au Smart City Expo World Congress, un congrès mondial sur la ville intelligente de demain. 

Au cours de sa première année, le programme proposera des formations pratiques aux responsables des villes, présentant la façon d'identifier les opportunités, de créer des plans de maîtrise de l'énergie et de financer et mettre en œuvre des programmes. Dans sa deuxième partie, l'initiative visera à aider les villes à développer des plans d'investissement et à accéder aux sources de financement. Ces activités iront de pair avec le partage des connaissances entre les villes qui appliquent déjà avec succès des programmes de maîtrise de l'énergie et celles qui n'en sont encore qu'à leurs débuts.

Cette initiative de 9 millions de dollars est le fruit d'une action commune du programme ESMAP, en collaboration avec le service chargé des technologies de l'information et de la communication de la Banque mondiale, et de l'Institut de la Banque mondiale (WBI).

La Banque mondiale n’en est pas à ses débuts en matière d’assistance aux villes. Depuis trois ans, elle utilise TRACE, un outil d’évaluation rapide des profils énergétiques urbains. Cet outil a déjà été déployé dans 27 villes, dont Belo Horizonte, Nairobi, Surabaya et Colombo. À Gaziantep, en Turquie, il a permis d'identifier plus de 50 millions de dollars d'économies annuelles potentielles par des mesures telles que l'amélioration de stations municipales de traitement de l'eau et l'extension des réseaux de transports publics.  

Cette initiative de l'ESMAP s'inscrit dans le cadre d'une démarche plus globale de la Banque mondiale qui vise à aider les villes à planifier et financer un développement urbain durable, notamment via l'Initiative pour des villes vivables et sobres en carbone (LC2). L'initiative LC2 propose un ensemble d'activités de soutien favorisant un aménagement urbain « climato-intelligent » et peut aider les villes à tirer la pleine mesure de leur potentiel de réduction des émissions.

Conduits parallèlement, ces programmes de la Banque mondiale fournissent un large éventail de solutions aux clients de l'institution. Ainsi, à Rio de Janeiro, l'outil TRACE a permis d'identifier deux investissements à fort potentiel d'amélioration de l'efficacité énergétique : un réseau d'éclairage public plus efficace grâce à l'utilisation de LED, et des opérations de modernisation des bâtiments municipaux (notamment les écoles et les hôpitaux) pour économiser l'énergie. Dans le futur, l'initiative CEETI permettra, quant à elle, de proposer une assistance technique pour mettre en œuvre le portefeuille de projets de maîtrise de l'énergie relevant du programme de développement sobre en carbone de Rio.

« La Banque mondiale adhère sans réserve à un partenariat de solutions qui jouera un rôle moteur pour réduire la pauvreté et bâtir une prospérité partagée dans les villes », a déclaré Sanjay Pradhan, vice-président pour le changement, le savoir et l'apprentissage. « Par des actions telles que les initiatives CEETI et LC2, la Banque mondiale peut proposer aux villes un éventail complet d'outils et un appui au renforcement de leurs capacités, qui sont adaptés à leurs impératifs et situations propres, et les aideront à répondre à leurs besoins immédiats tout comme à la nécessité de planifier à long terme. »

ESMAP est un programme d’assistance technique et de promotion d’un savoir mondial. Administré par la Banque mondiale, il aide les pays à faible revenu et les pays à revenu intermédiaire à adopter des solutions énergétiques écologiquement viables qui favorisent la réduction de la pauvreté et stimulent la croissance. Le programme ESMAP est financé par l'Allemagne, l'Australie, l'Autriche, le Danemark, la Finlande, la France, l'Islande, la Lituanie, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suède, ainsi que la Banque mondiale.

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2014/190/SDN