COMMUNIQUÉS DE PRESSE

L’accès universel aux services financiers est capital pour réduire la pauvreté, et l’innovation essentielle pour relever cet énorme défi, déclare le président Jim Yong Kim

11 octobre 2013


Washington, 11 octobre 2013 — Conscients de ce que 2,5 milliards d’adultes dans le monde sont privés de services bancaires et que près de 200 millions de très petites, petites et moyennes entreprises dans les pays en développement n’ont pas accès à des services financiers et au crédit à un coût abordable, les dirigeants du monde ont formulé ce jour une vision pour l’accès universel aux services financiers d’ici 2020, à l’occasion d’un important forum organisé par le Groupe de la Banque mondiale.  

« L’accès universel aux services financiers est possible – grâce aux nouvelles technologies, à des modèles commerciaux novateurs et à des réformes ambitieuses », a indiqué le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. Et d’ajouter : « Dès 2020, des instruments, tels que les porte-monnaie électroniques, ainsi que les cartes de débit et les comptes bancaires ordinaires peu onéreux, pourront contribuer à élargir considérablement l’accès aux services financiers à ceux qui en sont privés aujourd’hui. »

Plus de 50 pays se sont engagés à atteindre des objectifs relatifs à l’inclusion financière. « Si ces pays s’acquittent de leurs engagements, si d’autres pays se fixent également des objectifs audacieux, et si le secteur privé réagit en mettant à profit ses ressources et son savoir-faire, alors nous pourrons parvenir à l’accès universel d’ici 2020 », a estimé M. Kim.

Dans un entretien avec Sa Majesté la Reine Máxima des Pays-Bas, qui est l’Avocate spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la finance inclusive pour le développement et la présidente d’honneur du Partenariat mondial du G20 pour l’inclusion financière, M. Kim a relevé que l’inclusion financière peut être un puissant accélérateur des progrès économiques, et peut aider à atteindre les objectifs du Groupe de la Banque mondiale, à savoir éliminer l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée.

L’importance de l’accès universel aux services financiers a été soulignée par la reine Máxima, qui a relevé que chaque individu et chaque entreprise dans quelque pays que ce soit méritent de bénéficier de cette opportunité.

La priorité à accorder à l’élargissement de l’inclusion financière aux particuliers et aux petites entreprises à l’échelle mondiale a été soulignée par un panel composé de responsables gouvernementaux et de dirigeants d’entreprises.

« Au-delà d’assurer l’accès universel aux services financiers, l’un des défis auxquels nous sommes tous confrontés c’est de faire en sorte que ces services soient disponibles pour répondre à la panoplie de besoins des ménages et des entreprises », a fait observer Ngozi Okonjo-Iweala, ministre coordinatrice de l’Économie et ministre des Finances du Nigéria, qui a lancé récemment la stratégie de son pays pour l’inclusion financière.

« Le Rwanda a une vision ambitieuse pour l’inclusion financière, et je suis heureux de dire que nous avons déjà réalisé des progrès considérables dans ce sens, en doublant le taux couverture des services financiers pour tous, qui est passé de 21 % en 2008 à 42 % en 2012 », s’est félicité John Rwangombwa, gouverneur de la Banque centrale du Rwanda.

« Lorsque les travailleurs à faible revenu et les familles pauvres ont accès aux services financiers de base, ils se saisissent du premier barreau de l’échelle qui mène à la prospérité », a déclaré M. Kim. « L’accès à des comptes d’épargne, au crédit ou à des fonds envoyés de l’étranger peut aider les familles à se procurer des services essentiels, tels que l’eau, l’électricité, le logement, l’éducation et la santé. Lorsque les entreprises ont accès à des services financiers tels que le crédit ou l’assurance, elles peuvent réduire les risques commerciaux, élargir leurs activités et créer davantage d’emplois », a-t-il expliqué. Des instruments de transaction et des comptes bancaires accessibles à faible coût peuvent constituer une passerelle vers cet éventail de services financiers.

M. Kim a relevé que le fait de fixer et atteindre des objectifs à l’initiative des pays ouvre la voie à l’élargissement de l’inclusion financière. L’adoption d’engagements ambitieux en faveur de l’inclusion financière peut débrider l’innovation et les investissements du secteur privé, aidant ainsi à réaliser les objectifs consistant à éliminer la pauvreté et promouvoir une prospérité partagée.

L’accès limité des petites entreprises aux financements dans de nombreux marchés émergents entrave leur croissance et leur capacité à créer de nouveaux emplois, qui sont si nécessaires. La majorité des 2,5 milliards d’adultes qui ne disposent pas de comptes auprès d’institutions financières formelles ont souvent recours à des méthodes informelles pour épargner, emprunter et sécuriser leur patrimoine. Ces méthodes informelles sapent les efforts déployés pour réduire les niveaux de la pauvreté dans le monde.

M. Kim a souligné qu’en mobilisant toutes les institutions du Groupe de la Banque mondiale, l’organisation est déterminée à s’acquitter de son rôle de premier partenaire mondial des institutions tant du secteur public que du secteur privé afin d’accompagner les pays dans la réalisation de ces objectifs.

À propos du Groupe de la Banque mondiale

Le Groupe de la Banque mondiale est l’une des plus importantes sources mondiales de financement et d’expertise du développement pour les pays en développement. Il comprend cinq institutions qui sont étroitement associées, à savoir la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et l’Association internationale de développement (IDA), qui ensemble forment la Banque mondiale ; la Société financière internationale (IFC) ; l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) ; et le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Chacune de ces institutions joue un rôle distinct dans la poursuite de la mission du Groupe, qui consiste à lutter contre la pauvreté et améliorer les conditions de vie des populations dans le monde en développement. Pour de plus amples informations, veuillez consulter les sites www.worldbank.org, www.miga.org et www.ifc.org.

À propos du travail du Groupe de la Banque mondiale sur l’inclusion financière

Le Groupe de la Banque mondiale mène maintenant des projets d’inclusion financière dans plus de 70 pays, au moyen d’instruments tels que le réseau de l’IFC qui compte 900 institutions financières et fonds, le nouveau Cadre d’appui à l’inclusion financière, le Mécanisme mondial de financement des PME, le Programme mondial de protection des consommateurs de services financiers et de culture financière, et les ensembles de données en libre accès, dont la base de données sur l’inclusion financière dans le monde (Findex) et les outils de diagnostic. Le rapport à paraître sur le développement financier dans le monde qui aura pour thème l’inclusion financière, intitulé Global Financial Development Report 2014: Financial Inclusion, apporte de nouvelles données concrètes qui témoignent des politiques qui ont fait leurs preuves — et celles qui ont montré leurs limites — dans la promotion de l’inclusion financière.

 

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° :
2014/132/FPD