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COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Les cahiers économiques du Rwanda : Cap sur la croissance et accentuation de la lutte contre la pauvreté

25 juin 2013

Kigali, le 25 juin 2013 : Selon la quatrième édition des cahiers économiques du Rwanda, les réformes mises en œuvres par le gouvernement ont permis d’engager le pays sur la voie d’une croissance stable et d’un avenir prometteur. Selon le rapport, le taux de croissance économique du Rwanda était de 8 % en 2012 et le pays peut se targuer, pour la troisième année consécutive, d’être en tête de liste des pays de l’EAC (communauté d’Afrique de l’Est) enregistrant la croissance la plus forte. Le rapport attribue cette forte croissance en 2012 à la bonne santé du secteur privé, et notamment du secteur tertiaire, les industries du commerce, des télécommunications et du transport représentant à elles seules environ 40 % de la croissance du PIB réel en 2012. 

Selon la Banque mondiale, les perspectives économiques du Rwanda sont positives avec une croissance de 7 % en 2013 et de 7,5 % en 2014 à condition que l’on assiste à une reprise progressive de l’aide internationale pour la période à venir. Selon Yoichiro Ishihara, économiste à la Banque mondiale, « les fluctuations spectaculaires de l’aide ont montré non seulement la prudence de la gestion macroéconomique du gouvernement, mais aussi la vulnérabilité de l’économie face à la volatilité de l’aide».

La voie pour sortir de la pauvreté 

Le rapport utilise des données collectées par l’institut des statistiques afin de pouvoir évaluer la baisse de la pauvreté et des inégalités au Rwanda au cours des dix dernières années. Selon le rapport, la tranche de la population vivant sous le seuil de la pauvreté est passée de 59 % en 2001 à 45 % en 2011. Le rapport estime que presque la moitié de la diminution de la pauvreté peut être attribuée à des progrès dans le domaine de l’agriculture, en particulier à l’amélioration de la productivité agricole et à la part croissante de la part des récoltes écoulées sur le marché intérieur. Le rapport indique également que la diversification des sources de revenus vers des activités non agricoles au cours des dix dernières années est un facteur important de réduction de la pauvreté au Rwanda. Selon Carolyn Turk, représentante de la Banque mondiale au Rwanda, « même si le Rwanda est parvenu à faire reculer considérablement la pauvreté au cours de la dernière décennie, il n’en reste pas moins l’un des pays les plus pauvres au monde. » Et, ajoute-t-elle, « nous sommes heureux de continuer à soutenir les efforts du Rwanda visant à faire en sorte que l’ensemble des citoyens ressentent les bénéfices de la croissance économique impressionnante que connaît le pays».

Selon le rapport, « la baisse de la pauvreté dans les dix prochaines années sera probablement imputée à la hausse de la productivité agricole, en particulier si cet essor se traduit par une commercialisation accrue des produits agricoles» Le rapport souligne le fait qu’actuellement les principaux programmes agricoles ne couvrent pas la totalité du territoire et préconise l’extension de tels programmes au reste du pays. De plus, étant donné  l’importance du secteur rural non agricole en termes de création d’emplois, le rapport recommande de créer les conditions pour que les entreprises familiales informelles puissent prospérer ce qui aura pour effet d’augmenter le niveau de vie des populations en zones rurales et  permettra de faire face à la croissance rapide de la population active. 

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° :
2013/485/AFR