COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon et le président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim s’apprêtent à effectuer une visite à caractère historique dans la région des Grands Lacs en Afrique

20 mai 2013

WASHINGTON, 20 mai 2013 — Le président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim et le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon vont effectuer ensemble une visite à caractère historique dans la région des Grands Lacs en Afrique du 22 au 24 mai prochain — une occasion pour eux de marquer leur appui à un récent accord de paix d’une importance déterminante, et de promouvoir le dossier du développement économique dans une des régions les plus troublées du monde.

Ils se rendront successivement en République démocratique du Congo (le 22 et le 23), au Rwanda (le 23 et le 24) et en Ouganda (le 24).

Cette visite permettra d’attirer l’attention sur le sort des pays en situation de fragilité ou de conflit qui s’emploient tant bien que mal à atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement, et de souligner la détermination des deux organisations internationales à s’attaquer ensemble aux conflits et à la pauvreté à travers le monde.

Elle fait suite à un événement particulièrement marquant intervenu en février dernier : la signature de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région, destiné à mettre fin au conflit en RDC et à instaurer la paix dans l’ensemble de cette région des Grands Lacs. Cet accord a été signé par les 11 pays suivants : Afrique du Sud, Angola, Burundi, République centrafricaine, République du Congo, République démocratique du Congo, Ouganda, Rwanda, Soudan du Sud, Tanzanie et Zambie.

« Cette approche nouvelle et de grande envergure fournit à la RDC et à la région des Grands Lacs le meilleur espoir de paix qu’elles aient connu depuis bien des années », a déclaré à ce sujet le secrétaire général des Nations Unies. « Mais les engagements sur le papier doivent se traduire par une action sur le terrain. Un accord de paix doit produire un dividende de la paix, sous forme de développement, d’opportunités et d’espoir pour des populations qui ont trop longtemps souffert. »

Durant leur séjour en République démocratique du Congo, principale économie de la région, MM. Kim et Ban rencontreront le président Joseph Kabila, le premier ministre Augustin Matata Ponyo, ainsi que d’autres ministres et hauts responsables. Cela leur donnera l’occasion de discuter avec eux de la façon dont l’ONU et la Banque mondiale peuvent soutenir au mieux l’accord-cadre.

Au Rwanda, pays qui a fait des avancées significatives depuis dix ans en matière de gouvernance et porté son taux de croissance de 1 % en 2003 à 8,2 % en 2013, il rencontreront le président Paul Kagame et les membres du gouvernement. Ils auront également l’occasion de s’entretenir avec des ex-combattants et d’en savoir ainsi plus sur les efforts menés pour assurer la démobilisation et la réintégration de tous les hommes et femmes qui regagnent aujourd’hui leurs communautés d’origine après des années de conflit.

La dernière étape de cette visite les mènera en Ouganda, où ils rencontreront le président Yoweri Museveni et d’autres responsables.

« Les dirigeants de la région des Grands Lacs seront les vecteurs essentiels de paix, de stabilité et de croissance économique », a déclaré M. Kim. « Nous nous engageons pour notre part à ce que les Nations Unies et le Groupe de la Banque mondiale travaillent en étroite collaboration et par des moyens nouveaux et plus poussés, en suivant l’impulsion donnée par les pays. Nous devons faire en sorte que la mise en œuvre des aspects politiques et sécuritaires de l’accord-cadre aille de pair avec le développement économique qui est essentiel à une paix et une stabilité durables. »

La région des Grands Lacs en Afrique a vu sa situation déstabilisée par le conflit de plusieurs années qui a sévi en RDC et s’est également propagé dans les pays voisins. La destruction d’infrastructures qui en a résulté a eu pour effet de réduire l’approvisionnement en électricité et d’endommager de grands axes commerciaux. Cette instabilité a par ailleurs empêché les pays d’être à même d’assurer pleinement les prestations de services de base à leur population et fragilisé leurs systèmes de santé et d’éducation, tout en provoquant une poussée du chômage et un ralentissement de la croissance économique.

En dépit de ces problèmes, les pays de la région s’emploient aujourd’hui avec énergie à assurer leur reconstruction, à améliorer la gouvernance et à investir dans leurs ressources humaines et naturelles avec l’appui des Nations Unies et du Groupe de la Banque mondiale.

Pour sa part, le Groupe de la Banque travaille en étroite collaboration avec les responsables nationaux, le secteur privé et les partenaires internationaux de ces pays pour soutenir l’effort de reconstruction et les aider à atteindre leurs objectifs de développement. À ce jour, ses investissements à l’appui des programmes de développement ainsi entrepris s’élèvent environ à 6,7 milliards de dollars en RDC, à 2,5 milliards au Rwanda et à 7,3 milliards en Ouganda.

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2013/400/AFR