ARTICLE 18 décembre 2017

La Banque mondiale à travers l’œil des médias

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LES POINTS MARQUANTS

  • Le Bureau de la Banque mondiale au Burkina Faso vient d’organiser pour la première fois un concours « Reporter du développement ».
  • Ce concours donne la parole aux hommes et femmes journalistes Burkinabè sur les enjeux du développement dans leur pays et l’action de notre institution.
  • Les trois lauréats ont reçu un prix de mille dollars chacun.

OUAGADOUGOU, le 18 décembre 2017‒Comment les médias perçoivent-ils les projets et programmes que nous finançons ? Comprennent-ils notre mode de fonctionnement et la manière dont nous travaillons avec le gouvernement pour mettre en œuvre ces projets et programmes ? Enfin, ont-ils le sentiment que tous ces projets (nous en finançons actuellement une vingtaine pour un engagement global de près de 1,5 milliard de dollars) ont un impact positif sur le développent de leur pays ?

C’est pour répondre à toutes ces questions que la Banque mondiale a organisé la première édition du concours « Reporters du développement - Burkina Faso ». Lancé en avril 2017, le concours offrait la possibilité aux journalistes travaillant au Burkina de faire un reportage sur 13 projets du portefeuille du Groupe de la Banque mondiale (qui regroupe notamment l’Association internationale de développement et la Société financière internationale). Les règles étaient simples : les reporters pouvaient choisir librement le projet qu’ils voulaient couvrir et l’angle de leur reportage. Ils pouvaient également montrer ce qu’ils considéraient comme un impact positif ou au contraire un échec dans un projet.

« C’est un exercice plus délicat qu’il n’y paraît », explique Cheick Kanté, représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso. « Les médias sont des partenaires importants pour nous. Ils ont toujours fourni une critique constructive sur nos interventions. Ce concours permet d’évaluer de manière originale s’ils comprennent nos interventions et surtout s’ils apprécient positivement leur impact. »

Au total, 21 productions journalistiques de qualité, offrant des perspectives intéressantes, ont été publiées. Les thématiques les plus couvertes ont été celles de l’eau avec le Projet Sectoriel eau en milieu urbain (PSEU), et des infrastructures, avec le Projet d’infrastructures de transport de l’aéroport de Donsin (PITD) où la Banque intervient dans la réalisation des voies d’accès. Viennent ensuite les secteurs de l’éduction, de la santé et de l’énergie.

Le reportage « Village de Kompienbiga : L'électricité apporte le développement » d’Oumar Ouédraogo du quotidien Sidwaya a remporté le premier prix dans la catégorie presse écrite. Son reportage a porté sur le Projet d’appui au secteur de l’électricité (PASEL) qui a permis d’électrifier un village de la région de l’Est et de fournir un emploi à plusieurs personnes.


MULTIMÉDIA

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VIDÉO

Oumar Ouédraogo


« C’est un reportage vivant, un papier bien construit, une problématique concrète, avec bonne une maîtrise du genre », commente Ousseini Ilboudo, président du jury.

« Le soulagement d’une veuve relogée » de Larissa Tiendrebeogo, journaliste à la Radio nationale du Burkina (RTB), décroche le premier prix dans la catégorie radio. Son reportage couvre également le projet de l’aéroport de Donsin.


« Le soulagement d’une veuve relogée » de Larissa Tiendrebeogo

Lors de la remise des prix, Rémis Fulgance Dandjinou, ministre de la communication et président de la cérémonie a souligné que « le développement de notre pays s’opère quotidiennement dans nos actes, dans nos vies et à différents niveaux. La Banque mondiale s’y implique aussi. C’est important que la presse se saisisse de cette opportunité pour avoir une meilleure connaissance de ce qui est réalisé et aiguise son esprit critique sur ce qui a été fait et ce qui peut être fait. »

Ces regards uniques sur notre action, sont un baromètre indispensable pour savoir si nous allons dans le bon sens et contribuons efficacement à réduire la pauvreté.

Si vous êtes journaliste Burkinakè, rendez-vous à la 2e édition qui sera certainement encore plus productive !



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