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Le Groupe de la Banque mondiale et la SVRI décernent des prix à l’innovation pour la prévention des violences faites aux femmes

12 avril 2016


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Caren Grown, directrice du pôle Genre du Groupe de la Banque mondiale, félicite les équipes lauréates. (Photo: Rayna Zhang)


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WASHINGTON, 12 avril 2016 — Le Groupe de la Banque mondiale et la SRVI, une organisation à but non lucratif pour la recherche contre les violences sexuelles, ont attribué aujourd’hui un montant total de 1,2 million de dollars à neuf équipes venant de différentes parties du monde au titre de leurs innovations dans la prévention des violences faites aux femmes.

« Nous espérons, grâce à ces prix, susciter la recherche d’autres pistes d’innovation pour prévenir les violences sexistes, explique Jim Yong Kimprésident du Groupe de la Banque mondialeCes violences sévissent dans toutes les régions, dans tous les secteurs et dans toutes les couches socio-économiques, mais nous disposons maintenant de plus en plus d’indications qu’il est possible de les prévenir ».

Un groupe d’experts a examiné plus de 300 projets soumis à la suite d’un appel lancé en octobre pour promouvoir des approches novatrices dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire. Les projets lauréats — qui sont entre autres issus d’institutions de recherche, d’ONG ou d’organisations d’aide — ont été sélectionnés sur la base de critères tels que leur mérite général, leur importance et des considérations ethniques. Ils viennent du Bangladesh, du Brésil, du Kenya, du Liban, du Moldova, de l’Ouganda, du Pérou, de la Thaïlande et de Turquie.

« La violence exprime et renforce des inégalités profondément enracinées. Et les inégalités et la violence imposent des coûts aux individus, aux familles, aux collectivités et aux pays au fil des générations, note M. KimCes coûts compromettent les travaux que nous menons pour mettre fin à l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée. Outre les souffrances personnelles indicibles qu’elle entraîne, la violence sexiste impose des entraves aux femmes et aux filles et peut les amener à penser qu’elles devraient avoir des attentes et des aspirations limitées tout au long de leur vie. »

Selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) 35 % des femmes du monde entier ont subi des violences physiques ou sexuelles de la part de leurs partenaires ou d’autres personnes, soit approximativement 938 millions de femmes. Outre les coûts accablants qu’elle impose aux individus, la violence sexiste a un lourd impact économique : la perte de productivité qui en résulte pourrait atteindre jusqu’à 3,7 % dans certains pays.

« En regroupant leurs ressources et en collaborant à l’attribution des prix, la SVRI et le Groupe de la Banque mondiale ont constitué un ‘portefeuille’ mondial de formidables innovateurs, note Elizabeth Dartnall, directrice de recherche senior à la SVRICe processus et la cérémonie de remise des prix offrent aux lauréats la possibilité d’obtenir accès aux décideurs, et ouvrent ainsi la voie à la mise en œuvre de solutions durables sur le terrain. Des solutions qui nous aideront à construire un monde dans lesquels les enfants et les femmes vivent à l’abri de la violence. »

Voici la liste des projets lauréats :

  • Les effets sur les violences conjugales des transferts et des campagnes de communication pour la modification des comportements : observations recueillies dans les zones rurales du Bangladesh (Bangladesh, Asie du Sud)
    Équipe : Akhter Ahmed, Lynette Aspillera, Melissa Hidrobo, John Hoddinott, Shalini Roy
  • La violence et le VIH, deux facteurs de vulnérabilité pour les femmes au Brésil : analyse de classes latentes (Brésil, Amérique latine et Caraïbes)
    Équipe : Regina Barbosa, Sandra Cruickshank, Daniela Knauth, Jamila Stockman, Kiyomi Tsuyuki
  • Action de soutien à la santé mentale et à la gestion des problèmes destinée aux hommes pour la réduction de l’incidence des violences sexuelles et sexistes dans les zones urbaines du Kenya (Kenya, Afrique)
    Équipe : World Vision Kenya : Phiona Koyiet, William Marwanga, Mary Mugo, Margaret Njenga, Catherine Omenda, Kevina Power. World Vision International : Alison Schafer
  • Comprendre le mariage précoce des filles dans les groupes de réfugiés syriens (Liban, Moyen-Orient et Afrique du Nord)
    Équipe : Nour Bakhache, Susan Bartels, Annie Bunting, Colleen Davison, Saja Michael, Mary Purcell
  • Prévenir les violences sexistes et sexuelles chez les jeunes dès l’école grâce à un cours sur les « relations de couple harmonieuses » (Moldova, Europe de l’Est et Asie centrale)
    Équipe : Diana Cheianu, Daniela Misail-NichitinValentina Olaru
  • Masculinité et prévention de la violence sexuelle (Pérou, Amérique latine et Caraïbes)
    Équipe : Nancy Palomino, Miguel Angel Ramos Padilla
  • Prévention de la violence à l’encontre des travailleuses du sexe en Thaïlande axée sur le traitement des traumatismes et la participation de la communauté (Thaïlande, Asie de l’Est et Pacifique)
    Équipe :Michele Decker, Surang Janyam, Chamrong Phaengnongyang, Dusita Phuengsamran
  • Recherche formative à l’appui de la conception d’une intervention pour la prévention des violences conjugales chez les réfugiés syriens à Izmir (Turquie, Europe de l’Est et Asie centrale)
    Équipe : Harvard Medical School, London School of Hygiene and Tropical Medicine, Relief Society for Syrian Refugees à Izmir, Women and Health Alliance (WAHA) International
  • Conception d’une intervention axée sur la participation des hommes et des garçons à la prévention des violences conjugales à l’encontre des femmes et des filles dans les zones rurales de l’Ouganda (Ouganda, Afrique)
    Équipe : Paul Fleming, Fred K. Nalugoda, Gertrude Nakigozi, Neema Nakyanjo, Jennifer A. Wagman

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