publication 11 octobre 2017

Maroc : rapport de suivi de la situation économique (octobre 2017)

Après une modeste performance en 2016, un grand rebond de la production agricole devrait stimuler la croissance économique en 2017. Entretemps, l’activité non agricole reste morose et l’inflation modérée. Bien que le déficit budgétaire ait légèrement diminué de 4 %, le déficit courant lui s’est creusé. Le nouveau gouvernement s’est engagé à des objectifs d’ajustement budgétaire et de programmes cruciaux. Beaucoup reste à faire cependant pour réduire le chômage structurel, accroître la participation au marché du travail et assurer une croissance plus forte et plus inclusive.

Après une importante sécheresse en 2016, l’économie marocaine, qui comprend un cycle agricole favorable, devrait rebondir en 2017. Tirée par une récolte céréalière supérieure à la moyenne, la croissance économique a progressé de 4,3 % au premier semestre de 2017 (contre 1,6 % au cours de la même période en 2016). La croissance de l’activité non agricole est toutefois restée moins prononcée, à 3,3 %. Les services, et dans une moindre mesure les industries extractives, ont été les principaux moteurs de la croissance non agricole. Le taux de chômage a augmenté, passant à 9,3 % au deuxième trimestre de 2017. Il est surtout élevé chez les jeunes (23,5 %) et les personnes instruites (17 %).

L’inflation moyenne au premier semestre de 2017 est restée faible à 0,3 %, reflétant la baisse des prix des denrées alimentaires.

La croissance devrait ralentir en 2018 et la création d’emplois restera faible. La bonne récolte de 2017 entraînera une diminution des effets de base en 2018. La croissance du secteur non agricole estimée à environ 3 % ne suffira pas à augmenter sensiblement le taux de croissance économique. La création d’emplois dans de nouveaux secteurs industriels et dans le secteur des services n’est pas suffisante pour absorber les nouveaux entrants.


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