COVID-19 : Comment le Groupe de la Banque mondiale aide-t-il les pays à faire face à la pandémie ? Suivez notre actualité

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L’Afrique de l’Ouest et centrale forme une vaste région où se côtoient de multiples cultures, croyances, langues et modes de vie.

Cette région se déploie de la pointe la plus occidentale de l’Afrique jusqu’à la République du Congo au sud, de part et d’autre de l’équateur et en partie le long de l’océan Atlantique. Elle regroupe 22 pays qui s’étendent des terres semi-arides du Sahel aux vastes zones côtières de l’Atlantique et du golfe de Guinée, tandis que la forêt tropicale recouvre de larges territoires, de la Guinée à la République du Congo, en passant par la Côte d’Ivoire, le Cameroun et le Gabon.

Avec près de 500 millions d’habitants, la sous-région a vu sa population quadrupler au cours des 50 dernières années. La majorité de la population est concentrée dans les zones côtières, tandis que les pays sans littoral sont en général moins densément peuplés. La région a connu une urbanisation très dynamique et 48 % de la population vit désormais en milieu urbain. Avec respectivement 3,7 et 3,1 millions d’habitants, Abidjan et Dakar sont les plus grandes villes francophones du monde après Kinshasa et Paris, et Lagos est l’une des plus grandes agglomérations anglophones du monde. Cette urbanisation rapide devrait se poursuivre au cours des prochaines années.

L’Afrique de l’Ouest et centrale a l’une des populations les plus jeunes du monde, avec 12 % de jeunes de moins de 15 ans.

De nombreux pays possèdent d’abondantes ressources et exportent des produits de base tels que le pétrole (Gabon, Nigéria, République du Congo), le cacao (Côte d’Ivoire, Ghana) et le coton (Bénin, Burkina Faso). Le secteur agricole et alimentaire reste cependant prépondérant dans la plupart des pays. C’est le premier employeur (66 % des emplois) et la source de revenu de 82 millions de personnes. Riche en ressources naturelles, la sous-région regorge d’opportunités. Elle a connu à partir du milieu des années 2000 une croissance économique soutenue, tirée par les prix élevés des matières premières, avant d’amorcer un ralentissement au cours de la période récente. Le PIB combiné des 22 pays d’Afrique de l’Ouest et centrale (sans la République démocratique du Congo) était estimé à près de 711 milliards de dollars en 2019.

Malgré ces immenses possibilités, l’Afrique n’atteint que 40 % de son potentiel estimé en raison d’un retard persistant dans les domaines de l’éducation, de la santé et des compétences. En outre, les conflits, l’insécurité alimentaire, la croissance démographique et les fortes perturbations liées au changement climatique menacent de freiner voire même d’annuler les progrès accomplis au cours des dernières décennies.

Récemment, la pandémie de COVID-19 (coronavirus) est venue rappeler les risques que posent la fragilité des systèmes de santé et le manque de surveillance épidémiologique. Alors que de nombreux pays de la région ont tiré de douloureuses leçons de l’épidémie d’Ebola qui a ravagé l’Afrique de l’Ouest en 2014, ils s’efforcent aujourd’hui d’appliquer les enseignements de cette expérience et d’exploiter tous les instruments et compétences dont ils disposent pour endiguer la pandémie, en donnant la priorité aux personnes les plus pauvres et les plus vulnérables.

Forte d’une longue tradition de commerce régional, la sous-région a accompli des progrès remarquables en matière de coopération. Outre la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui est la plus grande union économique et politique du continent africain, la région comprend également deux unions monétaires — l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) — qui regroupent 13 pays au total.

Fidèle partenaire des pays d’Afrique de l’Ouest et centrale, la Banque mondiale aide les gouvernements à obtenir des résultats solides en matière de développement au profit des populations. Cet appui s’inscrit dans le cadre des priorités fixées dans la stratégie de la Banque mondiale pour l’Afrique, qui fait également de l'intégration régionale et de la recherche des axes d’action prioritaires en vue de maximiser l’impact du développement dans ses pays clients.

Au 18 juin 2020, le soutien de la Banque mondiale en faveur des pays d’Afrique de l’Ouest et centrale sur l’exercice en cours avait totalisé 8,1 milliards de dollars de

financements répartis sur 72 opérations. Le portefeuille actuel de la Banque (BIRD/IDA) dans la région est constitué de 350 projets en cours d’une valeur totale de 38,1 milliards de dollars. Plus de 260 millions de dollars ont déjà été alloués aux interventions d’urgence contre la pandémie de COVID-19, auxquels s’ajoutent 4,8 milliards de dollars destinés à des opérations en préparation pour le reste de l’exercice 2020 et l’exercice 2021.

Les domaines clés de l’engagement à long terme de la Banque mondiale en Afrique sont les suivants : renforcement du capital humain et autonomisation des femmes, développement de l’économie numérique, promotion de l’intégration régionale notamment dans les régions de la Corne de l’Afrique et des Grands Lacs, élargissement de l’accès aux énergies renouvelables à un coût abordable, renforcement de la résilience face au changement climatique, et mobilisation de toutes les sources de financement au service du développement.

Intégration régionale

Le Groupe de la Banque mondiale renforce son appui en faveur de l’intégration régionale afin de répondre aux grandes priorités du continent africain. Les domaines prioritaires de ses activités en Afrique de l’Ouest et centrale sont les réseaux d’infrastructures, la diversification économique, la facilitation du commerce et des transports, le financement, le développement du capital humain, la résilience et la lutte contre les fragilités, en particulier dans les régions du lac Tchad et du Sahel.

Voici un aperçu des principaux programmes régionaux menés en Afrique de l’Ouest et centrale :

Le projet de renforcement des systèmes régionaux de surveillance des maladies (REDISSE) vise à renforcer les systèmes de santé et la collaboration entre pays pour mieux détecter et contrôler les épidémies de maladies contagieuses. Le projet a contribué pour beaucoup à maîtriser l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest et aide actuellement à enrayer la propagation du coronavirus dans cette région.

Le projet pour l’autonomisation des femmes et le dividende démographique au Sahel (SWEDD) a pour objet d’élargir l’accès des femmes et des adolescentes à une éducation de qualité et aux services de santé reproductive, maternelle et infantile. Le Groupe de la Banque mondiale a récemment approuvé un quatrième financement supplémentaire pour intensifier les activités en cours au Tchad, en Côte d’Ivoire, au Mali et en Mauritanie et de les étendre à deux nouveaux pays : le Cameroun et la Guinée.

Le système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain (EEEOA) est un mécanisme de coopération entre 13 pays et 27 compagnies nationales d’électricité qui vise à intégrer le marché régional de l’électricité pour élargir l’accès à l’électricité et réduire les coûts. Le coût de raccordement au réseau électrique en Afrique de l’Ouest figure parmi les plus élevés du monde (0,25 dollar par kilowattheure, soit plus du double de la moyenne mondiale), et il y a jusqu’à 80 heures de coupures de courant par mois. Depuis 2005, la Banque mondiale et d’autres partenaires de développement accompagnent cette initiative avec l’objectif d’améliorer l’interconnexion physique et l’intégration des réseaux électriques.

Recherche et analyse

Les connaissances sont essentielles pour permettre aux gouvernements d’améliorer les politiques et les institutions, et partant, l’efficacité de l’aide. Les rapports régionaux les plus récents produits par la Banque sont présentés ci-dessous, tandis que les travaux d'analyse nationaux sont publiés sur les sites web des pays concernés. Ces études, conjuguées à des analyses sectorielles robustes, servent de socle à des discussions de fond et des prises de décisions informées sur des aspects clés du développement.