Vue d'ensemble

  • Pour éradiquer la tuberculose dans un village, les autorités doivent pouvoir compter sur un médecin dévoué. Si des milliers de villages sont concernés, il faut mobiliser suffisamment de praticiens dévoués et trouver un macroéconomiste tout aussi dévoué. Dès que vous changez d’échelle, vous devez procéder à des arbitrages qui vont retentir sur l’économie entière. Allez-vous faire tourner la planche à billets pour financer ce surcroît de dépenses ? Emprunter davantage ? Augmenter les impôts ? Quelle que soit votre décision, elle aura un impact sensible sur l’inflation, les taux d’intérêt et les flux d’investissement et peut, par ricochet, pénaliser les habitants des villages qui veulent s’acheter à manger, obtenir un prêt ou trouver un emploi. Même si vous avez de quoi financer votre choix, un événement imprévu ailleurs dans le monde (la chute des cours internationaux des métaux que votre pays exporte) peut faire dérailler vos plans.

    Autrement dit, toutes vos actions s’inscrivent dans un contexte plus large : la macroéconomie. Cette discipline permet d’expliciter les liens entre les multiples politiques, ressources et technologies mobilisées pour assurer le développement économique. Nous vivons dans un monde complexe et interdépendant où de nombreux facteurs influent sur l’économie d’un pays. Sans gestion macroéconomique adaptée, la réduction de la pauvreté et l’équité sociale resteront tout bonnement inaccessibles. En jeu, des décisions qui se chiffrent en milliards de dollars et que chacun de nous, en tant qu’individu, finit par financer.

    Les experts du pôle mondial d’expertise en Macroéconomie, commerce et investissement du Groupe de la Banque mondiale travaillent avec des pays du monde entier sur la fiscalité, les stratégies de croissance, les dépenses et la dette publiques ou encore la gestion des fonds souverains. Leurs analyses viennent étayer la prise de décisions politiques pour permettre aux gouvernements de développer et faire croître leurs économies, dans le but de réduire la pauvreté et de promouvoir une prospérité partagée pour tous.

  • Le pôle Macroéconomie, commerce et investissement examine les questions macroéconomiques et fiscales sous l’angle de la pauvreté, de la transformation structurelle, du développement à long terme et des interactions entre autorités locales et nationales. Il propose des conseils techniques (il peut s’agir de rapports exhaustifs comme de notes ponctuelles), un financement budgétaire (pour atténuer l’impact des réformes) et des arguments mobilisateurs (pour favoriser l’appropriation des réformes par les parties prenantes). Surtout, il comprend plus de 300 économistes passionnés par leur mission qui suivent, au jour le jour, la situation économique de chaque pays dont ils ont la charge et les évolutions historiques, politiques et sociales à l’œuvre. Ils partagent avec leurs pairs dans le reste du monde la connaissance fine, et parfois sans équivalent, qu’ils ont des pays, afin de comparer leurs expériences et d’identifier les meilleures pratiques. Ce qui fait d’eux des économistes d’envergure « nationale » et « mondiale ».

    Nos activités :

    • Plus de 200 activités d’analyse et de conseil par an.
    • Environ 7 milliards de dollars de prêts à décaissement rapide chaque année (dont 1 milliard de financements concessionnels par le biais de l’IDA).
    • Suivi macroéconomique et évaluation du risque pays en temps réel assorti, deux fois par an (dans la plupart des cas), de la publication de rapports de suivi de la situation économique.
    • Intégration des données et des informations pays dans un modèle macroéconomique mondial (MFMod), qui permet d’anticiper les tendances régionales et mondiales et de simuler l’impact d’événements imprévus (l’effondrement des cours de pétrole par exemple).
    • Services de gestion de la dette publique pour les pays endettés.
    • Mémorandums économiques par pays, notes de politique pour les transitions présidentielles, les revues des dépenses publiques, analyses des politiques fiscales, diagnostics de l’emploi, diagnostics-pays systématiques (a), prêts à l’appui des politiques de développement, crédits de soutien à la réduction de la pauvreté, Initiatives en faveur des pays pauvres très endettés et d’allégement de la dette multilatérale et opérations de soutien budgétaire pour les collectivités locales.

    Le pôle travaille en concertation avec le reste du Groupe de la Banque mondiale, mais également avec le Fonds monétaire international, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les banques régionales et les organismes d’aide bilatéraux.

    Guichet unique proche du terrain mais relié au reste du monde, le pôle propose des analyses, une assistance technique, des financements et des solutions innovantes en matière de gestion macroéconomique et financière.

     

  • Les trois exemples suivants donnent un aperçu évocateur des activités du pôle, à l’échelle internationale et mondiale, et de l’impact positif qu’elles ont pour les pays clients.

    Mesurer l’impact économique du virus Zika dans les pays d’Amérique latine (a) : alors que l’épidémie de Zika ne fait que commencer, elle a déjà des effets perceptibles dans la région. Le coût économique à court terme pourrait s’élever à 3,5 milliards de dollars, soit 0,06 % du PIB régional. Cette projection repose sur le postulat d’une réaction rapide et concertée de la communauté internationale face à l’épidémie mais également sur l’hypothèse selon laquelle les risques sanitaires les plus aigus (et les comportements les plus importants pour éviter la transmission du virus) concernent les femmes en âge de procréer, sachant que les cas d’infection à Zika sont associés à des naissances de bébés microcéphales. Mais même dans ces conditions, certains pays de la région, à savoir ceux dont l’activité est particulièrement dépendante du tourisme, risquent de subir un impact économique majeur, qui pourrait nécessiter une aide supplémentaire de la communauté internationale.

    Réformer la gestion des finances publiques au Viet Nam (a) : en se dotant d’une politique et d’une gestion budgétaires adaptées, le Viet Nam est parvenu ces vingt dernières années à hiérarchiser les dépenses de l’État afin d’assurer des services publics. Mais les difficultés apparues depuis quelques années appellent à de nouvelles réformes, afin de veiller à ce que le budget de l’État reste en phase avec l’essor économique rapide du pays. Le pôle a fourni des conseils techniques et préparé une série de contributions ciblées dans le but de peser sur le débat entourant la révision de la loi sur le budget de l’État. À l’issue de cinq années de travaux et de consultations approfondis, le Viet Nam a amendé sa législation pour moderniser sa gestion budgétaire et répondre ainsi aux nouveaux défis sur le plan de la politique budgétaire, de la délivrance des services publics et de la responsabilité de l’administration propres à une économie à revenu intermédiaire en pleine croissance.

    Perpétuer la belle performance économique de l’Éthiopie (a) : entre 2004 et 2014, le PIB réel a progressé en moyenne de 10,9 %, permettant à ce pays autrefois parmi les plus pauvres d’Afrique d’envisager d’accéder au statut d’économie à revenu intermédiaire à l’horizon 2025, pour autant qu’il conserve sa trajectoire actuelle. Le secteur tertiaire et l’agriculture sont les deux principales locomotives de cette accélération, sous-tendue par de lourds investissements publics dans les infrastructures et une conjoncture favorable. Trois recommandations ont été formulées pour permettre à l’Éthiopie de confirmer cette belle performance : poursuivre les investissements dans les infrastructures à travers des plans de financement durables, soutenir le secteur privé en développant le marché du crédit et profiter du potentiel économique du pays pour moderniser le cadre de l’action publique.

     



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Washington, États-Unis
Julia Oliver
joliver@worldbank.org