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La croissance économique - Vue d'ensemble

  • La croissance est le cœur du réacteur du développement économique : il suffit que la productivité augmente dans un pays pauvre pour que les revenus suivent le mouvement et que la population en profite. La croissance, synonyme de prospérité, libère de la pauvreté et permet aux individus de faire des choix. Elle procure les ressources indispensables pour améliorer le quotidien, de la santé à l'éducation en passant par les infrastructures. Comme le souligne un rapport phare de la Banque mondiale sur la croissance, celle-ci permet à la « masse des gens d'échapper à la pauvreté et au collier de misère ».

    Mais les économistes ont toujours dû mal à appréhender finement les ressorts de la croissance économique. Depuis Adam Smith et sa Richesse des nations, ils ont étudié la trajectoire qui permet à un pays d'accéder à un niveau supérieur de revenu et soulevé quantité de questions, dont beaucoup préoccupent encore aujourd'hui les clients de la Banque mondiale : pourquoi certains pays sont riches et d'autres pauvres ? Comment expliquer la croissance ? Quelle est la meilleure solution pour en bénéficier ? Comment en atténuer les effets secondaires indésirables ?

    Les deux objectifs de la Banque mondiale — mettre fin à l'extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée pour les 40 % les plus démunis des pays en développement — sont implicitement sous-tendus par l'idée que la croissance doit rimer avec prospérité pour les plus défavorisés. Il faut donc qu'elle soit partagée. Chaque jour, les experts du Groupe de la Banque mondiale aident les pays à améliorer leurs perspectives de croissance. Économistes ou praticiens, ils sont installés partout dans le monde et répondent aux demandes des pays en développement sous la forme d'études, d'assistance technique et de prêts. Les résultats découlant de ce travail sont présentés ici.

  • En 2008, une Commission sur la croissance et le développement (a) mise sur pied par la Banque mondiale — où siégeaient deux prix Nobel, Michael Spence et Robert Solow (à qui l'on doit le modèle de croissance néoclassique de référence) — s'est penchée sur le parcours des 13 pays ayant affiché une croissance moyenne de 7 % par an pendant au moins 25 ans : le Botswana, le Brésil, la Chine, Hong Kong, l'Indonésie, le Japon, la République de Corée, la Malaisie, Malte, Oman, Singapour, Taïwan et la Thaïlande. Loin de débusquer un ingrédient secret, le rapport produit par la commission a mis au jour un certain nombre de points communs entre ces pays :

    • Ils ont exploité l'économie mondiale ;
    • maintenu la stabilité macroéconomique ;
    • associé des taux d'épargne et des taux d'investissement élevés ;
    • laissé les marchés affecter les ressources ;
    • et avaient des gouvernements engagés, crédibles et compétents.

    S'il n'existe pas de solution évidente et facile pour suivre la voie de ces « miracles économiques », les principes énumérés ci-dessus guident le travail quotidien des équipes de la Banque mondiale, dont la mission est précisément d'aider les pays en développement à enclencher une croissance qui soit à même de faire reculer la pauvreté.

  • La commission a également identifié les types de pays qui ont dû mal à amorcer leur croissance :

    • les États africains, qui souffrent des séquelles du colonialisme et des frontières héritées de cette époque, « subissent » la bénédiction des ressources naturelles et sont caractérisés par un nombre inhabituellement élevé d'habitants vivant dans des pays enclavés ;
    • les petits États, qui n'ont guère de solutions pour diversifier leur économie et qui doivent nouer des alliances régionales et se tourner vers les marchés mondiaux ;
    • les pays riches en ressources naturelles, en proie à des élites avides d'avantages personnels et à la corruption et peu incités à diversifier les exportations ;
    • les pays à revenu intermédiaire, qui ont souvent du mal à maintenir leur dynamique de croissance : à mesure que les salaires augmentent, ils perdent leur avantage comparatif dans les secteurs gros consommateurs de main-d'œuvre.

    Nous mettons en avant ici les travaux du Groupe de la Banque mondiale qui s'attachent à lever certains de ces défis spécifiques et concrets, tout en présentant, parallèlement, les recherches qui contribuent à mieux expliquer la croissance économique. Et nous vous offrons un espace de discussion, sous la forme d'un blog (a) interactif ouvert à tous et d'unportail où praticiens et décideurs peuvent échanger leurs expériences (a) dans l'objectif d'installer une croissance économique durable.



Autres ressources:

Coordonnées du bureau-pays

Washington, États-Unis
Julia Oliver
joliver@worldbank.org