Secteur financier - Vue d'ensemble

La constitution de systèmes financiers solides est à la base de la croissance économique et du développement et elle est essentielle à l’accomplissement de la mission du Groupe de la Banque consistant à réduire la pauvreté et à promouvoir une prospérité partagée.

Il est par ailleurs nécessaire d’exploiter les marchés financiers pour trouver les sources de financement supplémentaires qui contribueront à financer des objectifs de développement mondiaux dont la réalisation exige un montant estimé à des milliers de milliards de dollars.

  • La stabilité financière, tant à l’échelle mondiale qu’au niveau de chaque pays, génère des emplois et améliore la productivité. Elle apporte la confiance dont les gens ont besoin pour investir et épargner. Un système bancaire et un marché financier solide assurent le transfert efficace des ressources vers leur utilisation optimale, aident les pouvoirs publics à lever des capitaux d’investissement et à se doter d’un filet de sécurité financier et contribuent à l’exécution rapide et sûre des opérations de paiement entre les pays.
  • En assurant l’accès aux systèmes financiers, un pays améliore son bien-être général car il permet à ses habitants de se développer et de mieux gérer leurs besoins, d’élargir leurs perspectives et d’améliorer leur niveau de vie. L’inclusion financière, c’est-à-dire l’accès aux services financiers, permet aux ménages de gérer plus facilement leur consommation, leurs paiements et leurs économies, de mieux se loger, se soigner et s’éduquer, de monter une petite entreprise et de recourir à des produits d’assurance pour se protéger contre des chocs éventuels. L’accès aux services financiers contribue aussi à réduire les inégalités puisqu’il attenue l’importance de la richesse et des relations.
  • Les marchés financiers jouent un rôle de plus en plus essentiel dans le financement d’infrastructures diverses (routes, centrales électriques, écoles, hôpitaux, logements…) et la gestion des risques. Ce rôle va s’amplifier dans le contexte des Objectifs de développement durable, sachant que la réalisation d’un grand nombre de ces objectifs exigera des apports de long terme que les sources de financement traditionnelles ne seront pas en mesure d’assurer. Il sera donc indispensable d’attirer des financements et des investissements auprès du secteur privé pour pouvoir combler des besoins immenses et concourir ainsi à l’atteinte de ces objectifs mondiaux.

Dernière mise à jour: mai 17, 2016

Le Groupe de la Banque mondiale s’emploie à promouvoir la stabilité financière et à mettre en place des systèmes financiers diversifiés, efficaces et inclusifs, au niveau mondial comme à celui des pays.

Son action vise à aider les pays en développement et la communauté internationale à faire face aux problèmes les plus urgents que pose le secteur financier. Les répercussions de la crise financière de 2008 ont mis en évidence la nécessité de se doter de normes internationales de résistance financière plus vigoureuses.

À l’échelle internationale, le Groupe de la Banque mondiale est engagé dans les programmes d’action portés par le G-20, le Conseil de stabilité financière et d’autres organes de réglementation, ainsi que par les Nations Unies. Il contribue à l’élaboration de normes mondiales et aide les pays en développement à s’y conformer.

Au niveau national, son aide consiste à accompagner les pays dans la mise en œuvre de stratégies qui favorisent un développement durable du secteur financier. La Banque collabore ainsi avec les États à la mise en place d’une infrastructure financière solide et d’un cadre réglementaire favorable, à la constitution de marchés financiers locaux, à la promotion du développement du secteur privé et à l’amélioration de l’accès aux services financiers pour les particuliers et les petites entreprises. Cette aide prend la forme de financements mais aussi de divers services adaptés aux besoins de chaque pays : services intellectuels, de conseil ou relevant des capacités de rassemblement de la Banque.

Le Groupe de la Banque mondiale contribue à la réalisation des Objectifs de développement durable et aux efforts entrepris dans cette direction par la communauté internationale en jouant un rôle majeur dans la recherche de nouvelles sources de financement de long terme et en soutenant en particulier le développement de marchés financiers locaux.

L’action du Groupe de la Banque mondiale dans le secteur financier s’articule autour de trois axes :

1.      Stabilité et intégrité financière

Le mandat de la Banque en matière de stabilité financière et de densité des circuits financiers met l’accent sur le développement soutenu des institutions et des marchés financiers ainsi que sur l’atténuation des crises financières.

Les efforts déployés au niveau mondial pour renforcer l’architecture financière internationale à la suite des crises financières de 1999 et de 2008 ont conduit à l’élaboration de normes internationales régissant, entre autres domaines, le secteur bancaire et l’assurance, les marchés de capitaux et leur intégrité, ainsi que les infrastructures financières.

Dans le cadre de sa participation au Conseil de stabilité financière (a), le Groupe de la Banque mondiale contribue aux réformes d’ordre réglementaire en exprimant les préoccupations des pays en développement et en promouvant un équilibre entre la nécessité de développer les marchés financiers et celle d’assurer la stabilité financière. 

Il a mis au point, en collaboration avec le FMI, deux instruments de diagnostic qui permettent d’évaluer les progrès accomplis par les pays dans la constitution de systèmes financiers développés et stables. D’une part, les analyses du Programme d’évaluation du secteur financier (a) consistent en des tests de résistance et des simulations de situations de crise qui aident les organismes de réglementation à concevoir des mesures pour remédier aux facteurs de vulnérabilité ; d’autre part, les rapports sur l’observation des normes et codes (a) permettent d’évaluer et de comparer les pays en fonction d’un certain nombre de normes mondiales.

Le Groupe de la Banque mondiale fournit une assistance technique aux pays afin qu’ils assurent le bon fonctionnement des marchés financiers et des marchés obligataires, ainsi que des conseils sur l’adoption de mesures de sauvegarde stabilisatrices telles que l’assurance et la garantie des dépôts.

Une composante importante de ses activités concerne la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme et les réformes à mener en matière de gouvernement d’entreprise afin de renforcer la stabilité financière en améliorant l’efficience et la transparence.

La Banque aide aussi les pays à accroître l’efficacité et la sécurité des transactions financières au moyen du réaménagement et du développement des systèmes de paiement, notamment les dispositifs de règlement brut en temps réel.

2.      Accès aux services financiers et inclusion des ménages et des PME

Il s’agit ici d’étendre l’accès aux services financiers aux particuliers qui sont exclus du système financier formel et réglementé ainsi qu’aux petites et moyennes entreprises (PME) qui n’ont pas suffisamment accès à des financements et au crédit.

Plus de deux milliards d’adultes (hommes et femmes confondus) n’ont toujours pas accès à des services financiers formels. Le Groupe de la Banque mondiale a fixé l’objectif ambitieux d’universaliser l’accès aux services financiers (a) à l’horizon 2020. Cet objectif consiste à faire en sorte que tous les adultes dans le monde aient accès à un compte courant ou un outil électronique leur permettant de déposer de l’argent, d’effectuer des paiements et d’en recevoir. L’accès à un compte courant est la première étape de l’inclusion financière, à savoir la possibilité pour les particuliers et les entreprises de recourir en toute sécurité à une palette de services complète et adaptée à leurs besoins d’épargne, de paiement, de crédit et d’assurance.

Plus de 50 % des PME (a) dans les pays en développement ne parviennent pas accéder à des financements et des emprunts. Les banques ne souhaitent pas prêter aux PME en raison du risque élevé que celles-ci inspirent et de l’absence de garanties. Or, sachant que les PME sont à l’origine de quatre créations d’emplois sur cinq dans les marchés émergents, il apparaît essentiel, du point de vue de l’emploi et de la croissance, d’aider les pays à débloquer des sources de capitaux supplémentaires en faveur des entreprises locales.

3.      Financements de long terme et gestion des risques

Le G-20 et le Comité du développement, forum conjoint du Groupe de la Banque mondiale et du FMI, ont invité la Banque à jouer un rôle de premier plan pour le développement des financements de long terme.

À cet égard, les financements et les investissements du secteur privé constituent le plus important des viviers potentiels de ressources supplémentaires.

L’action de la Banque en la matière s’attache principalement à améliorer la résistance financière globale d’un pays — c’est-à-dire celle de l’État mais aussi celle des entreprises et des ménages — face à des chocs multiples tout en proposant des solutions financières pour contribuer à la réalisation des Objectifs de développement durable, en particulier dans les domaines de l’infrastructure, du logement (a), de l’agriculture (a), du risque de catastrophe (a), du changement climatique et de l’humanitaire.

Dernière mise à jour: mai 17, 2016

  • Entre l’exercice 2008 et mars 2014, le Groupe de la Banque mondiale a effectué, en collaboration avec le FMI, 117 examens au titre du Programme d’évaluation du secteur financier (a), grâce auxquels les pays clients ont pu cerner les vulnérabilités de leur système financier et concevoir des mesures appropriées pour y remédier. Dix analyses de ce type ont été réalisées au cours de l’exercice 2015.
  • Entre les exercices 2009 et 2015, le Groupe a effectué 29 exercices de simulation de situations de crise (a) qui ont permis aux autorités du secteur financier d’évaluer la fiabilité de leurs mécanismes de riposte aux crises.
  • Le Groupe de la Banque mondiale a joué un rôle central dans le cadre de plusieurs initiatives de normalisation pilotées par le Comité sur les systèmes de paiement et de règlement de la Banque des règlements internationaux et de l’Organisation internationale des commissions de valeurs. Durant les dix dernières années, il a encouragé l’adoption, au niveau mondial, de normes internationales qui, lorsqu’elles sont appliquées, renforcent la résilience face aux chocs financiers.
  • Le Groupe de la Banque mondiale a contribué à la mise en place de dispositifs de règlement brut en temps réel dans une cinquantaine de pays.
  • Les travaux techniques du Groupe de la Banque mondiale ont aidé 65 pays clients à adopter des réformes pour renforcer leurs systèmes de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. La plupart de ces réformes comprenaient une législation dédiée ; une cinquantaine de pays ont créé ou modifié leur cadre juridique de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme pour s’attaquer aux flux illicites d’argent.
  • Au cours des deux dernières années, le Groupe de la Banque mondiale a aidé 46 pays à évaluer leurs risques dans le domaine du blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme et à élaborer une stratégie pour faire face à leurs vulnérabilités potentielles. Vingt évaluations de ce type ont été réalisées en 2015 et 26 sont actuellement en cours.
  • Des cellules de renseignements financiers, qui contribuent à l’ouverture d’enquêtes au titre de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, ont été mises en place dans 24 pays.
  • La finance islamique peut aider à étendre l’accès des adultes à des services financiers et à améliorer le développement général du secteur financier. Durant l’exercice 2015, la Banque a aidé l’Égypte et la Turquie (a) à concevoir des cadres conformes à la charia pour proposer davantage de financements aux PME.
  • Le Groupe de la Banque mondiale collabore avec les pays pour trouver de nouvelles sources de capitaux accessibles aux entreprises locales. À titre d’exemple, le Libéria, avec l’aide de l’IFC, a créé en 2014 un registre des garanties pour titriser des biens mobiliers, permettant ainsi aux agriculteurs et aux entrepreneurs d’utiliser ces biens comme garantie pour emprunter de l’argent. En moins d’un an depuis son lancement — période presque entièrement marquée par la crise Ebola — 227 millions de dollars de prêts ont été enregistrés. Une réforme similaire menée en Chine en 2007 avec le soutien de l’IFC et ayant abouti à plus de 3 500 milliards de dollars de prêts, a été étendue avec le lancement par la Banque populaire de Chine d’une plateforme pour le financement des créances qui a attiré plus de 25 000 utilisateurs et facilité l’octroi de 6,7 milliards de dollars de prêts garantis par des créances.
  • Le Groupe de la Banque mondiale, en coopération avec des partenaires du secteur public et du secteur privé, a fixé l’objectif ambitieux d’universaliser l’accès aux services financiers (a) d’ici 2020. Cet objectif consiste à faire en sorte que tous les adultes dans le monde aient accès à un compte courant ou un outil électronique leur permettant de déposer de l’argent, d’effectuer des paiements et d’en recevoir. La Banque mondiale et l’IFC se sont engagés à étendre l’accès à un compte courant à un milliard de personnes grâce à des interventions ciblées. Quatorze partenaires se sont ralliés à l’objectif fixé à l’horizon 2020.
  • Durant l’exercice 2015, le Groupe de la Banque mondiale a mobilisé un montant de 3,4 milliards de dollars au titre d’options de financement du risque pour des pays vulnérables, et a étendu le financement des risques de catastrophe à un plus grand nombre de pays et de régions, comme l’Amérique centrale et dix pays d’Afrique. Avec cet appui, Panama (a) est devenu, en 2014, le premier pays à mettre en place un cadre général de financement et d’assurance contre les risques de catastrophe. Le Groupe de la Banque mondiale s’efforce aussi de créer de nouveaux mécanismes pour accélérer l’aide et les décaissements de fonds en cas de catastrophe. Après le passage dévastateur du cyclone tropical Pam à Vanuatu (a), en mars 2015, il a été en mesure de verser une indemnisation de 1,9 million de dollars dans un délai de 10 jours afin de fournir rapidement à ce pays les fonds nécessaires pour se relever ; cette indemnisation relève d’un programme d’assurance contre le risque de catastrophe qui couvre cinq États insulaires du Pacifique.

Dernière mise à jour: mai 17, 2016

Les activités du Groupe de la Banque mondiale relatives au développement du secteur financier dans les marchés émergents comprennent également plusieurs partenariats qui lui permettent d’étendre la portée de ses interventions :

Le Groupe consultatif d’aide aux populations les plus pauvres (CGAP) (a) est un partenariat mondial composé de 34 organisations de premier plan qui s’efforcent de promouvoir l’inclusion financière. Le CGAP élabore des solutions innovantes au moyen de recherches empiriques et d’une collaboration active avec les prestataires de services financiers, les responsables de l’action publique et les bailleurs de fonds, afin de mettre en œuvre des démarches à grande échelle. Il aborde de façon pragmatique la question de l’expansion responsable du marché et combine cette démarche avec une plateforme de mobilisation reposant sur des données factuelles dans le but d’accroître l’accès aux services financiers dont les pauvres ont besoin pour améliorer leurs conditions de vie.

L’Initiative pour la réforme et le renforcement du secteur financier (FIRST) (a) est un dispositif de don multi-bailleurs qui finance des projets d’assistance technique à court et moyen termes en vue de promouvoir des systèmes financiers plus solides, efficaces et inclusifs.  

La Facilité mondiale pour l’assurance indicielle (GIIF) (a) est un programme multi-bailleurs qui accompagne le développement et la croissance des marchés locaux de l’assurance indicielle couvrant les aléas climatiques et les catastrophes naturelles dans les pays en développement.

L'Initiative pour la restitution des avoirs volés (StAR) (a) est un partenariat entre le Groupe de la Banque mondiale et l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime dont l’objectif est d’appuyer les efforts déployés à l’échelle internationale pour mettre fin à l’existence de sanctuaires pour les fonds issus de la corruption. StAR collabore avec les pays en développement et les centres financiers en vue d’empêcher le blanchiment du produit de la corruption et de faciliter un recouvrement systématique et rapide des avoirs volés.

Dernière mise à jour: mai 17, 2016






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