Burkina Faso
EN CHIFFRES : BURKINA FASO
VUE D’ENSEMBLE : BURKINA FASO
Situation politique
Après le coup d’État du 30 septembre 2022 qui a renversé le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba, le capitaine Ibrahim Traoré a été investi comme nouveau président de transition le 21 octobre 2022. Il est le président du Faso et chef de l'État. La Charte de la transition a été modifiée et adoptée le 25 mai 2024. Selon le nouveau texte, la durée de la transition est prolongée de cinq ans, à compter du 2 juillet 2024.
Depuis 2015, le Burkina est la cible d'attaques terroristes qui provoquent des déplacements de population. Alors qu’il comptait moins de 50 000 personnes déplacées internes (PDI) en janvier 2019, le pays en a recensé 2,01 millions au 30 mars 2023 (dernier recensement en date), selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies. Selon le gouvernement en mars 2025, plus d’un million de PDI ont été réinstallées dans environ 700 localités du pays. Les secteurs de la santé et de l’éducation ont été fortement impactés.
Le Burkina, le Mali et le Niger ont créé, le 16 septembre 2023 l’Alliance des États du Sahel (AES) afin de mutualiser leurs efforts contre le terrorisme. Ces pays ont, par ailleurs, décidé de quitter la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) le 28 janvier 2024, invoquant notamment un manque de solidarité dans leur lutte contre le terrorisme.
Le secteur agricole a contribué à hauteur de 1,7 pp, soutenu par une pluviométrie favorable et par l’appui du gouvernement à travers l’Offensive agropastorale et halieutique, qui a permis une hausse de la production céréalière de 17,6 % par rapport à la campagne précédente.
La contribution du secteur secondaire s’élève à 0,9 pp, porté par les secteurs de la construction et des activités minières. La production d’or a atteint 94 tonnes en 2025 grâce à la formalisation de l’orpaillage artisanal et semi-mécanique, et à la reprise de la production industrielle.
Le solde du compte courant est devenu excédentaire à hauteur de 1,1% du PIB en 2025, sous l’effet de la hausse du prix de l’or. L’inflation s’est établie à-0,5 % en 2025, portée par une forte production agricole et la baisse des prix de l’énergie. La faible inflation combinée à deux années consécutives de bonnes récoltes devrait contribuer à une baisse de l’extrême pauvreté de 5 pp, à 34,6%.
Le déficit budgétaire est estimé à 3,7% du PIB en 2025, sous l’effet de la baisse des dépenses d’investissement et de personnel, conjuguée à une mobilisation stable des recettes.
Perspectives à moyen terme
Sous l’hypothèse d’une amélioration continue de la sécurité, d’une pluviométrie favorable ainsi que d’un environnement politique stable, la croissance du PIB devrait atteindre 6,1% en 2026. Elle devrait ralentir à 5,5% d’ici 2028. L’inflation devrait s’établir à 2,3% en 2026, sous l’effet de la hausse des prix du pétrole consécutive au conflit au Moyen-Orient.
Le gouvernement reste engagé dans une politique de consolidation budgétaire et le déficit devrait se maintenir dans l’intervalle de 3% de l’UEMOA d’ici 2028. La pauvreté devrait baisser d’environ 1,5 pp par an, permettant à près d’un million de Burkinabè de sortir de l’extrême pauvreté d’ici 2028.
Education
Le Projet d’Appui à l’Enseignement Supérieur (PAES) : 7 959 étudiants inscrits dans des programmes de premier cycle ; 10 établissements d’enseignement supérieur et de recherche ont bénéficié de subventions d’un montant total de 11,5 milliards de FCFA (plus de $19 millions).
Le Projet d’Amélioration de l’Accès et de la Qualité de l’Education (PAAQE) : Construction de 327 salles de classe dans 45 collèges et lycées permettant l'accès à environ 20 595 élèves ; mille élèves sélectionnés ont bénéficié d’une subvention de 100 000 FCFA/an (166 dollars) ; construction de lycées scientifiques dans les 13 régions.
Eau et assainissement
Le Programme d’Approvisionnement en Eau et Assainissement (PAEA-PforR) : accès à des sources d’eau potable à plus de 829 000 personnes ; plus de 406 800 personnes accèdent à des ouvrages d’assainissement améliorés.
Agriculture et élevage
Le Projet d'Appui Régional à l'Initiative pour I ’Irrigation au Sahel (PARIIS-BF) : Aménagement/réhabilitation de 1 800 ha, avec plus de 21 062 bénéficiaires directs.
Le Projet d’Appui au Développement du Secteur de l’Elevage au Burkina Faso (PADEL-B) : 392 850 éleveurs ont bénéficié de biens et services agricoles dans les chaines de valeur de l’élevage.
Energie
Le Projet d’Appui au Secteur de l’Electricité (PASEL) : Construction d’une centrale thermique de 7,5 MW à Fada N’gourma ; électrification de 40 communautés et 90 villages ; 851 km de lignes basse tension ; 463 kilomètres de lignes moyenne tension et déploiement de 25 000 lampes solaires dans 400 écoles.
Développement territorial et résilience
Le Projet d’Urgence de Développement Territorial et de Résilience (PUDTR) : plus de 900 000 bénéficiaires de services sociaux améliorés avec la construction et réhabilitation de 248 infrastructures éducatives et sanitaires ; 207 forages et systèmes d'adduction en eau potable ; 995 km de voiries et de routes rurales construites ou réhabilitées, bénéficiant à plus de 500 000 personnes ; aide alimentaire et nutritionnelle d'urgence pendant la période de soudure (2022 – 2023) pour plus de 1 400 000 personnes vulnérables.
Le Cadre de partenariat-pays (CPP) du Groupe de la Banque mondiale pour la période 2018-2023 a fait l’objet d’une prolongation jusqu’en 2025 à la suite d’une revue à mi-parcours tenue en juin 2022. Le nouveau cadre de partenariat pour la période 2026-2031 fera l’objet d’une présentation au Conseil d’Administration de la Banque mondiale le 7 avril 2026. Il couvre les trois objectifs suivants :
- Objectif spécifique 1 : Amélioration des services de santé et d’éducation, de manière plus équitable et inclusive.
- Objectif spécifique 2 : Accroissement de l’accès à l’électricité.
- Objectif spécifique 3 : Amélioration de la productivité agricole et renforcement de la sécurité alimentaire.
Au 10 mars 2026, le portefeuille de la Banque mondiale au Burkina Faso est composé de 26 opérations, couvrant 14 secteurs avec des engagements totaux de 4,13 milliards de dollars pour 18 projets nationaux (soit 3,1 milliards de dollars) et 08 projets régionaux (soit 1,03 milliard de dollars).
L’IFC concentre son action sur des secteurs clés — agriculture, énergie, infrastructures et financement des PME. Elle œuvre aux côtés des PME pour renforcer leurs capacités, améliorer leur accès au financement et accroître leur contribution à la transformation socio-économique du pays.
L’IFC a lancé l’Initiative des Champions Locaux (LCI), un programme phare qui grâce à un appui technique sur mesure et à des conseils stratégiques, vise à transformer les acteurs prometteurs en leaders économiques capables de rivaliser sur les marchés nationaux et internationaux, tout en générant une croissance inclusive, durable et créatrice d’emplois.
L’engagement de l’IFC au Burkina Faso s’est renforcé au cours de la dernière décennie, avec des engagements cumulés atteignant 2,4 milliards de dollars. La progression est particulièrement marquée sur les cinq dernières années : de 148,2 millions de dollars en 2020 (51,1 millions de dollars long terme et 97,1 millions de dollars court terme), les engagements ont presque triplé pour atteindre 449,3 millions de dollars en 2025 (115,2 millions de dollars long terme et 334,1 millions de dollars court terme).
MIGA
La MIGA compte deux projets actifs soutenus par la Private Sector Window (PSW). Ces opérations portent sur des investissements dans la production d’énergie solaire photovoltaïque, notamment les projets Ouagadougou Ziniaré (30 MW) et de Zano, pour une capacité installée combinée de 54 MWc. Elles bénéficient de garanties à long terme pour un montant brut total d’environ 10 millions de dollars, contribuant à l’augmentation de l’offre d’énergie propre et à la résilience du système électrique national.
Par ailleurs, la Plateforme de Garantie de la Banque mondiale examine de nouvelles opportunités d’intervention, en coordination avec la Banque mondiale et l’IFC, pour soutenir l’investissement privé dans des secteurs clés. Le pipeline comprend notamment des pistes dans le secteur de l’énergie pour soutenir l’initiative M300 et le secteur du tourisme.
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