COMMUNIQUÉS DE PRESSE

En Centrafrique, la Banque mondiale finance la réintégration de 5000 ex-combattants tout en soutenant les communautés d’accueil

13 avril 2017


BANGUI, le 13 avril 2017 – Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé un don de 30 millions de dollars au profit du Gouvernement de la République centrafricaine (RCA) en vue de soutenir la réintégration sociale et économique de 5000 ex-combattants alors que le pays se relève de plusieurs années de conflits.

Financé par un don de l’IDA*, ce projet de réintégration sociale des ex-combattants prendra en charge à la fois les ex-combattants démobilisés et leurs communautés d'accueil. Afin de faciliter leur réintégration au sein des communautés, les anciens combattants bénéficieront de mesures d’accompagnement au rang desquelles l’orientation, le conseil, la formation professionnelle, le soutien au démarrage d’une activité économique. Les communautés d’accueil bénéficieront quant à elle d’un accès amélioré aux services sociaux de base et de nouvelles opportunités économiques.

« La Banque mondiale considère que le Programme DDRR est une priorité pour stabiliser le pays et renforcer la cohésion nationale», souligne Jean-Christophe Carret, représentant résident de la Banque mondiale en RCA. « Il est cependant important de non seulement faciliter la réintégration des anciens combattants dans leurs communautés d’accueil mais aussi de donner les moyens aux communautés d’accueillir ces populations en créant des opportunités économiques».

Outre les communautés d’accueil, le projet accorde également une importance particulière aux femmes. « L’objectif est d'assurer que les besoins différenciés des ex-combattants hommes et femmes soient pris en compte. Par exemple, la formation professionnelle sera adaptée aux intérêts et aux besoins des femmes et un plan d'action focalisé sur le genre sera déployé», a expliqué Abderrahim Fraiji, le coordonnateur du projet à la Banque mondiale.

La mise en œuvre de ce projet, qui s’inscrit dans une durée de trente (30) mois, se fera dans le cadre d’un partenariat solide avec les autorités centrafricaines et les agences des Nations unies.  La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) et le gouvernement financeront les activités relevant du désarmement, de la démobilisation, de la réinsertion et du rapatriement. L’UNICEF et le gouvernement prendront en charge les enfants associés aux groupes armés.

 

* Fondée en 1960, l’Association internationale de développement (IDA) est l’institution du Groupe de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète en leur accordant des dons et des crédits sans intérêts ou à faible taux d’intérêt destinés à financer des projets et programmes de nature à stimuler la croissance économique, réduire la pauvreté et améliorer les conditions de vie des populations démunies. L’IDA figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 77 pays les plus pauvres du monde, dont 39 se trouvent en Afrique. Ses ressources apportent un changement positif dans la vie de 2,8 milliards de personnes vivant pour la plupart avec moins de deux dollars par jour. Depuis sa création, l’IDA a financé des activités de développement dans 112 pays. Le volume annuel de ses engagements s’est élevé en moyenne à environ 18 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 50 % environ de ce montant étant destinés à l’Afrique.

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° :
2017/105/AFR