COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Les prix alimentaires mondiaux à leur plus bas depuis cinq ans

01 juillet 2015


WASHINGTON, 1er juillet 2015 – Les cours des produits alimentaires sur les marchés internationaux ont reculé de 14 % entre août 2014 et mai 2015, atteignant leur niveau le plus bas depuis cinq ans, selon la dernière édition du rapport Food Price Watch.

Ce repli prononcé s’explique principalement par la faiblesse du prix du pétrole en 2014, à l’origine d’une offre alimentaire abondante, et par des perspectives de récoltes exceptionnelles pour le blé, le maïs et le riz en 2015. Le secteur agricole et alimentaire continue en effet de bénéficier d’engrais chimiques, de carburants et de frais de transports moins coûteux grâce à la chute des cours du pétrole de l’an dernier et dont le redressement récent ne déstabilise pas les prix alimentaires.

Entre août 2014 et mai 2015, les cours du blé ont cédé 18 %, contre 14 % pour le riz et 6 % pour le maïs. L’arrivée du phénomène El Niño, l’appréciation du dollar américain et le renchérissement récent du pétrole pourraient cependant induire une hausse des prix alimentaires dans les mois à venir. La demande de maïs pour l’industrie des biocarburants et l’évolution des politiques de soutien du riz dans les principaux pays producteurs pourraient elles aussi rejaillir sur le prix des produits vivriers.

« Cette baisse des prix alimentaires est bienvenue, car elle permet à davantage de familles pauvres de se nourrir, souligne José Cuesta, économiste senior au pôle Pauvreté du Groupe de la Banque mondiale. Mais des fluctuations imprévues des prix intérieurs sont toujours possibles, de sorte que les pays doivent se préparer à des hausses de prix éventuelles et dangereuses. »

Le prix des céréales sur les marchés intérieurs est lui aussi resté stable entre août 2014 et mai 2015, quand il n’a pas reculé, grâce à une offre abondante. Seuls les pays touchés par l’épidémie d’Ebola et les régions en conflit, frappées par des inondations ou des sécheresses — comme le nord-est du Nigéria, le Malawi et le Zimbabwe — ont subi une hausse des prix alimentaires.

Récapitulatif des actions menées par le Groupe de la Banque mondiale

  • Le Groupe de la Banque mondiale s’engage à renforcer ses investissements dans l’agriculture et les secteurs connexes. En 2014, ses nouveaux engagements ont atteint 8,3 milliards de dollars. L’aide conjuguée de la BIRD et de l’IDA consacrée au secteur agricole est passée à 4,3 milliards de dollars sur l’exercice 2014, contre 3,6 milliards pour l’exercice 2013.
  • Sur l’exercice 2014, l’IFC a investi 4,0 milliards de dollars en faveur d’opérateurs privés de la chaîne alimentaire, dans le but d’appuyer des projets visant à élargir l’accès aux financements, aux intrants (semences, équipements et conseils) et aux marchés à travers l’amélioration des infrastructures et des unités de transformation.
  • Lancé par la Banque mondiale en 2008, le Programme d’intervention en réponse à la crise alimentaire mondiale (GFRP) apporte une aide aux pays victimes de la hausse des prix alimentaires. À travers des fonds d’urgence alloués aux agriculteurs, à l’achat de semences et d’engrais et des programmes de repas scolaires d’urgence — pour une enveloppe globale de 1,6 milliard de dollars — le GFRP a touché pratiquement 70 millions de personnes dans 49 pays.
  • Le Groupe de la Banque mondiale coordonne son action avec celle des agences des Nations Unies dans le cadre du Groupe de travail de haut niveau sur la sécurité alimentaire mondiale, de même qu’avec celle des organisations non gouvernementales. Il apporte son appui au Système d’information sur les marchés agricoles (AMIS), avec l’objectif d’améliorer la transparence des marchés des produits alimentaires.
  • Le Groupe de la Banque mondiale œuvre pour une meilleure alimentation des groupes vulnérables : au cours de la décennie écoulée (2003-2013), l’IDA, le fonds de la Banque mondiale pour les plus pauvres, a financé des services nutritionnels de base pour plus de 210 millions de femmes enceintes et allaitantes, d’adolescentes et d’enfants de moins de cinq ans. La Banque mondiale est également un partenaire actif du mouvement SUN pour le renforcement de la nutrition et soutient la plateforme de connaissances SecureNutrition Knowledge qui a pour mission d’améliorer la nutrition par des investissements dans l’agriculture.


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COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° :
2016/006/POV

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