COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Plusieurs pays et compagnies pétrolières décident de mettre fin au torchage de gaz systématique

17 avril 2015

Les entités qui soutiennent cette initiative représentent à ce jour plus de 40 % du volume mondial de gaz torchés

WASHINGTON, 17 avril 2015 – Les dirigeants de grandes compagnies pétrolières se sont joints aujourd’hui aux hauts responsables de plusieurs pays producteurs de pétrole pour prendre l’engagement, sans précédent, de mettre fin d’ici 2030 au plus tard à la pratique consistant à brûler systématiquement le gaz à la torche sur les sites de production pétrolière.

L’initiative Zero Routine Flaring by 2030 (élimination du brûlage systématique de gaz à la torche à l’horizon 2030) — à laquelle neuf pays, dix compagnies pétrolières et six institutions de développement ont déjà adhéré — a été lancée aujourd’hui par le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, et le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. Plusieurs autres personnalités se sont jointes à eux : Jorma Ollila, président de Royal Dutch Shell, Eldar Sætre, directeur général de Statoil, Børge Brende, ministre norvégien des Affaires étrangères, Étienne Dieudonné Ngoubou, ministre gabonais du Pétrole, et plusieurs hauts fonctionnaires et autres dirigeants d’entreprises, ainsi que des représentants des banques internationales de développement. Les entités participantes représentent collectivement plus de 40 % du volume de gaz torché dans le monde.

Chaque année, environ 140 milliards de mètres cubes de gaz naturel rejetés durant l’exploitation du pétrole sont brûlés (« torchés »), donc gaspillés, dans des milliers de champs pétrolifères à travers le monde. Cette pratique entraîne l’émission de plus de 300 millions de tonnes de CO2 dans l’atmosphère, soit l’équivalent des émissions produites par quelque 77 millions de voitures. Si ce gaz était utilisé dans la production d’électricité, il fournirait une quantité de courant (750 milliards de kWh) supérieure à la consommation actuelle de l’ensemble du continent africain. Aujourd’hui, malheureusement, ce gaz est brûlé à la torche pour diverses raisons de nature technique, réglementaire et économique, ou parce que l’utilisation de ce produit n’est pas jugée hautement prioritaire.

« Le torchage de gaz nous rappelle de façon visible que nous émettons du CO2 dans l’atmosphère tout en gaspillant des ressources », constate le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. « Nous pouvons y remédier. Ensemble, nous pouvons prendre des mesures concrètes pour mettre fin au torchage de gaz et utiliser cette précieuse ressource naturelle pour apporter la lumière à ceux qui n’ont pas l’électricité ».

En s’associant à l’initiative, les gouvernements, les compagnies pétrolières et les organismes de développement participants reconnaissent que le brûlage systématique du gaz à la torche n’est une pratique viable ni au plan de la gestion des ressources, ni du point de vue de la protection de l’environnement et conviennent de coopérer pour éliminer le torchage systématique dès que possible et au plus tard en 2030. Chaque année, ils rendront compte publiquement de l’évolution de leurs activités de torchage et des progrès accomplis vers l’objectif fixé. Par ailleurs, le brûlage systématique sera banni des nouveaux projets de mise en valeur des gisements pétroliers. Les gouvernements mettront en place un cadre opérationnel propice aux investissements et au développement de marchés énergétiques efficaces.

« Tandis que nous dirigeons vers l’adoption d’un nouvel accord international significatif sur le climat à Paris en décembre, ces pays et ces entreprises font la démonstration d’une véritable action climatique », déclare le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. « La réduction des gaz torchés peut contribuer sensiblement à l’atténuation du changement climatique. J’invite toutes les sociétés et tous les pays producteurs de pétrole à se joindre à cette importante initiative ».

La Banque mondiale travaille sur ce dossier depuis 15 ans en tant que membre fondateur du Partenariat mondial pour la réduction des gaz torchés (GGFR). Elle collabore avec ses partenaires au sein du GGFR et de l’initiative Énergie durable pour tous des Nations Unies (SE4All) pour accroître l’utilisation du gaz associé en facilitant l’élimination des obstacles techniques et réglementaires à la réduction du torchage de gaz.

Les gouvernements et compagnies pétrolières qui n’ont pas encore apporté leur soutien à l’initiative procèdent actuellement à un examen complet de leurs activités de torchage de gaz. On prévoit qu’un grand nombre d’entre eux adhéreront à l’initiative dans les mois à venir.

Les entités suivantes (classées selon la date à laquelle leur adhésion a été reçue) ont souscrit à l’initiative Zero Routine Flaring by 2030.

Pays

Sociétés

Institutions de développement

Norvège

TOTAL

Banque mondiale

Cameroun

Statoil

Nations Unies, initiative Énergie durable pour tous (SE4All)

Fédération de Russie

Eni

Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD)

Kazakhstan

Société Nationale des Hydrocarbures (SNH – Cameroun) 

Banque africaine de développement (BAfD)

Gabon

Compagnie pétrolière nationale de la République. d’Azerbaïdjan (SOCAR)

Banque asiatique de développement (BAsD)

Ouzbékistan

Petroamazonas EP (Équateur)

Banque islamique de développement

République du Congo

Royal Dutch Shell

 

Angola

Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC)

 

France

Kuwait Oil Company

 

 

BG Group

 

 

Pour consulter les citations et déclarations des entités participantes — pays, sociétés et institutions de développement — veuillez cliquer ici (a).



Contacts médias
À Washington, D.C.
Zubin Bamji
zbamji@worldbankgroup.org


COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° :
399