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COMMUNIQUÉS DE PRESSE

L’avenir de l’Afrique passe par l’enseignement des sciences et de la technologie, affirment Paul Kagame, président du Rwanda, et Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale

13 mars 2014

KIGALI, le 13 mars 2014 – Lors d’un forum de haut niveau qui s’est tenu aujourd’hui dans la capitale du Rwanda, le président rwandais Paul Kagame et le vice-président de la Banque mondiale pour la Région Afrique Makhtar Diop ont attiré l’attention sur le fait que l’Afrique a un besoin urgent de scientifiques, d’ingénieurs et de techniciens à même de répondre aux exigences d’un marché de plus en plus demandeur de compétences de ce type, et capables de contribuer au développement et à la prospérité collective de leurs pays.

Intitulé « Accélérer les ambitions de l’Afrique », le forum sur l’enseignement supérieur des sciences, de la technologie et de l’innovation était organisé par le gouvernement rwandais, un leader dans les domaines des sciences et de la technologie, en collaboration avec la Banque mondiale, qui est l’un des plus importants partenaires de l’Afrique en matière d’enseignement supérieur. Le forum visait à stimuler les capacités en termes de sciences, de technologie et d’ingénierie, qui sont d’importants moteurs de la croissance économique et de la création d’emplois.

Les gouvernements représentés au forum (Éthiopie, Mozambique, Rwanda, Sénégal et Ouganda), les participants issus du secteur privé et les partenaires de développement ont publié aujourd’hui un communiqué annonçant leur intention de réaliser des investissements stratégiques dans l’enseignement des sciences, de la technologie et de l’ingénierie afin d’accélérer la transition de l’Afrique vers une société développée, fondée sur le savoir, en l’espace d’une génération.

Le président Paul Kagame a déclaré : « Je me félicite de cet engagement à consolider et mobiliser des ressources pour renforcer les capacités dans les domaines des sciences et de la technologie, conformément à notre volonté de transformation socio-économique de l’Afrique. Notre engagement collectif doit se traduire par des actions concrètes en termes d’innovation dans l’optique du développement de nos populations et de notre continent. »

Makhtar Diop, vice président de la Banque mondiale pour la Région Afrique, qui a prononcé le discours principal, a déclaré : « Afin d’être plus compétitive, de développer ses échanges commerciaux et de supprimer les obstacles qui l’empêchent d’accéder à de nouveaux marchés, l’Afrique doit étoffer son savoir et ses compétences dans les domaines des sciences et de la technologie. Il faut fixer des objectifs audacieux, notamment multiplier par deux d’ici à 2025 la part des étudiants sortant des universités africaines avec un diplôme de mathématicien, de scientifique ou de technicien en poche. Le moment n’a jamais été aussi propice pour mettre l’accent sur l’enseignement supérieur, en particulier les sciences, la technologie et les mathématiques. »

Dans le communiqué final, les États présents se sont engagés à collaborer avec les partenaires de développement et le secteur privé pour accompagner la transformation socio-économique de l’Afrique au moyen de mesures stratégiques destinées à réformer les systèmes d’enseignement supérieur, accroître la part des étudiants dans les domaines des sciences, de la technologie et de l’ingénierie, et améliorer la qualité de l’enseignement et de la recherche.

Ils se sont en outre engagés à utiliser les flux croissants d’investissements directs internationaux pour renforcer les capacités en termes de technologie, attirer davantage de femmes dans les disciplines scientifiques et techniques et améliorer l’enseignement des sciences et des mathématiques à tous les niveaux.

Le forum a mis en exergue l’importance de la création de centres d’excellence régionaux dans diverses disciplines telles que l’agriculture, la biotechnologie, la santé, l’eau et l’assainissement ainsi que les TIC.

« Les partenariats régionaux permettent aux universités de mettre leurs ressources en commun, de réaliser des économies d’échelle, de mettre en place des établissements et des normes communs et, surtout, de partager le savoir et les compétences », a indiqué Makhtar Diop. « Au-delà des frontières du continent, nous devons utiliser la vaste expérience de pays comme le Brésil, la Chine, l’Inde et la Corée. »