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COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Iraq : l’amélioration de l’état et de la sécurité des routes permettra de promouvoir le commerce régional, de sauver des vies et d’encourager la participation citoyenne

19 décembre 2013

WASHINGTON, 19 décembre 2013 – Un nouveau projet réduira de près de 25 % le nombre de victimes d’accidents de la route sur les deux couloirs de transport reliant l’Iraq aux pays qui se trouvent à ses frontières nord, sud et ouest, et au-delà. Le Projet des couloirs de transport iraquiens, approuvé aujourd’hui pour un montant de 355 millions de dollars par les Administrateurs de la Banque mondiale, améliorera la qualité et la sécurité des routes et favorisera la participation citoyenne, l’unité nationale et l’intégration commerciale de la région. Il sera exécuté en partenariat avec l’État iraquien, qui contribuera pour 384 millions de dollars au projet, et avec la Banque islamique de développement, qui apportera une contribution de 217 millions de dollars dans une première phase.

« Le projet, qui couvre la principale route nationale, facilitera les échanges commerciaux entre les gouvernorats iraquiens et les pays voisins. Il aura ainsi pour effet de promouvoir la croissance économique et d’améliorer la qualité des services le long des couloirs internationaux qui assurent l’acheminement de la majorité des biens échangeables », a fait valoir Ferid Belhaj, Directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Mashreq. « L’Iraq compte parmi les pays qui ont le plus d’accidents de la route, et la réhabilitation des grandes routes améliorera la sécurité routière et réduira les temps de trajet. Les usagers et les résidents pourront communiquer des informations sur l’état des routes par téléphone mobile et par les technologies de GPS. »

À l’issue de dizaines d’années de guerre, les organismes routiers iraquiens n’ont plus guère les ressources humaines nécessaires pour pouvoir gérer efficacement les 48 000 km du réseau routier. Le manque d’entretien a entraîné une augmentation du nombre d’accidents de la route et près de 6 000 accidents mortels ont été déclarés en 2000. L’Organisation mondiale de la santé estime en fait que le nombre de victimes est le double de ce chiffre. L’Iraq, qui a enregistré 32 décès pour 100 000 habitants en 2010, a l’un des taux d’accidents mortels les plus élevés au monde et le second en importance de la région. La sécurité routière devrait encore se dégrader et imposer une lourde charge aux capacités dont dispose l’État pour gérer les coûts de transport, les frais médicaux, les problèmes associés aux incapacités et la réduction du taux d’activité de la population.

Le projet met l’accent sur le renforcement de la capacité des institutions nationales à permettre aux agents iraquiens de planifier, de gérer, d’exécuter et d’entretenir des projets d’infrastructure. Ces agents seront, en particulier, formés aux techniques modernes de gestion des routes, aux procédures de gestion financière et de passation des marchés internationales et aux mesures de sauvegarde environnementales et sociales.

Un système de rapport citoyen sur les routes sera mis en place dans le but de permettre aux habitants des communautés riveraines de fournir des commentaires sur la qualité des routes et des aires de service. Des conduites pour câbles à fibres optiques seront installées afin de renforcer l’accès à la bande passante et donner aux observateurs les moyens de déclarer les cas d’excès de vitesse et de conduite irresponsable, les accidents de la route, les nids de poule, les barrières de sécurité manquantes, les cas de pollution, etc. Ces divers efforts permettront de disposer d’informations exactes en temps réel sur les ralentissements de la circulation, l’état des routes et les travaux routiers temporaires. Ils contribueront aussi à accroître l’efficacité et l’efficience de la gestion des routes et, notamment, des moyens de communication et de surveillance qui permettent d’assurer le suivi de la sécurité de la circulation et d’appliquer les contrôles de la charge à l’essieu.

Étant donné le nombre élevé de ménages ayant une femme pour chef, les emplois disponibles seront offerts en priorité aux femmes dans les centres d’appels qui seront constitués au sein des agences routières. Les Iraquiennes bénéficieront de formations parrainées par l’État, et elles auront accès à des possibilités d’évolution de carrière qui seront fonction de leur performance. Des emplois temporaires seront créés au profit de travailleurs peu qualifiés faisant partie des 40 % des habitants les plus pauvres de l’Iraq.

De nouvelles aires de repos seront construites et d’autres seront rénovées le long des routes, ce qui aidera à accroître la sécurité des zones dans lesquelles opèrent les petites entreprises, car ces dernières ne seront plus exposées aux dangers de la circulation. Le projet prend en compte les besoins des 150 000 Iraquiens qui souffrent d’une mobilité limitée en améliorant l’accessibilité des restaurants et des sanitaires situés dans les aires de repos installées le long des routes, en construisant des rampes spécialement adaptées pour les fauteuils roulants.

« Ce projet est l’aboutissement d’efforts menés en étroite collaboration par le ministère iraquien du Bâtiment et du Logement, les organismes routiers iraquiens et l’équipe de la Banque mondiale », a expliqué Ibrahim Dajani, Chef de l’équipe du projet de la Banque mondiale. « Il met l’accent sur le renforcement des capacités des institutions à gérer et à entretenir les réseaux routiers par le biais d’une assistance technique. »

Les activités du projet seront complétées par l’appui technique qu’accorde déjà la Banque mondiale à la réforme et à la modernisation des douanes en Iraq pour promouvoir l’intégration régionale, ainsi que par la formulation d’un plan directeur des transports dans le pays.

 

 

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2013/268/MNA