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COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Aide d'urgence à la Jordanie pour faire face aux répercussions de la crise syrienne

18 juillet 2013

Un projet de la Banque mondiale visant à renforcer les services de base fournis aux ménages mis à rude épreuve par l'afflux massif de réfugiés

WASHINGTON, 18 juillet 2013 – La Jordanie a accueilli des centaines de milliers de réfugiés qui tentent d'échapper au conflit en Syrie, mais l'accroissement soudain de la population exerce d'énormes pressions sur l'économie du pays comme sur ses citoyens. Afin de soutenir la Jordanie qui s'est engagée à accueillir les réfugiés et de contribuer aux efforts de la communauté internationale pour atténuer l'impact de la crise syrienne sur les pays voisins, le Groupe de la Banque mondiale dégagera une aide d'urgence de 150 millions de dollars.

« Une multitude de réfugiés dont l'existence a été ravagée arrive chaque jour de Syrie, et la Jordanie continue de les accueillir et de les prendre en charge, » a déclaré Jim Yong Kim, Président de la Banque mondiale. « Pareille générosité appelle notre soutien, et nous sommes heureux d'offrir cette aide d'urgence. »  

Le Projet d'urgence destiné à aider la Jordanie à atténuer l'impact du conflit syrien a été approuvé par le Conseil d'administration de la Banque mondiale le jeudi 18 juillet 2013. Il vise à appuyer le système de santé qui est lourdement mis à contribution du fait de la poussée de la demande, ainsi que les ménages confrontés à la hausse des prix des aliments et des logements suite à la forte augmentation du nombre de consommateurs. Le projet bénéficiera des nouvelles procédures d'urgence de la Banque en vue du financement de projets d'investissement, qui prévoient une approbation et un décaissement accélérés dans les situations d'urgence, qu'il s'agisse de catastrophes naturelles ou d'origine anthropique, ou de conflits.

Lors de sa visite en Jordanie au mois de mai, Inger Andersen, Vice-présidente de la Banque pour la Région Moyen-Orient et Afrique du Nord, a pu constater par elle-même la gravité de la situation. Elle s'est rendue à Mafraq, dans le nord du pays, où de très nombreux réfugiés syriens sont venus s'installer en ville et dans le camp de réfugiés voisin de Zaatari. « J'ai pu constater la générosité des communautés d'accueil jordaniennes qui peinent à faire face à cet afflux massif de gens en quête d'abri et de protection. À Mafraq, j'ai aussi vu que les services municipaux étaient littéralement submergés, » a-t-elle observé. « Les autorités locales sont mises à rude épreuve pour maintenir les services, et c'est en cela que notre financement peut améliorer les choses. »

Les tensions se font sentir sur les services sanitaires et éducatifs ainsi que sur la distribution d'eau et d'électricité et sur les services d'assainissement. D'ici la fin de l'année, le Royaume devrait abriter un Syrien pour six Jordaniens. La concurrence face à l'emploi a tiré les salaires à la baisse, tandis que les produits essentiels, le carburant et les loyers ont augmenté.  

Sur le financement accordé à ce projet, 50 millions de dollars serviront aux approvisionnements en vaccins et médicaments pour la population en nombre croissant, 20 millions de dollars viendront soulager les pressions que les services médicaux aux Jordaniens exercent sur le budget national, tandis que les 80 millions de dollars restants  permettront de veiller à ce que les Jordaniens puissent avoir accès, à un prix raisonnable, à des produits essentiels tels que le pain et le gaz de cuisine.

Outre le projet approuvé ce jour, une opération de suivi contribuera à mobiliser l'appui des bailleurs de fonds pour renforcer les prestations de services des collectivités locales et étayer les moyens des municipalités qui accueillent des réfugiés.

« La contribution de la Banque mondiale s'inscrit dans une stratégie d'engagement plus vaste auprès de la Jordanie où nous nous efforçons de développer la résistance aux impacts actuels et futurs de la crise que traverse la région, tout en maintenant et en consolidant notre appui au programme de réformes économiques en cours dans le pays, » a indiqué Ferid Belhaj, le Directeur-pays à la Banque mondiale.

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° :
2014/021/MNA