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Inclusion financière en Tunisie : populations à bas revenus et micro-entreprises


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Ce document fournit un examen analytique des tendances et défis liés à l’inclusion financière en Tunisie alors que la Vision Concertée pour le Développement de la Microfinance en Tunisie 2011-2014, une stratégie nationale publiée en 2011, a récemment expiré. L’inclusion financière fait référence à un état où l’ensemble de la population et des entreprises ont accès à des services financiers correspondant à leurs besoins : épargne, moyens de paiement (incluant les transferts de fonds), crédit, assurance. L’inclusion financière contribue à la croissance économique en Tunisie par la stimulation d’activité économique des ménages, la réduction de leur vulnérabilité, la création d'emplois, et permet également de renforcer la stabilité financière.

Si la Tunisie bénéficie aujourd’hui de services d’épargne de base abordables pour les populations à bas revenus grâce au réseau postal, ainsi que d’une règlementation encourageant le microcrédit, l’offre de services financiers inclusifs reste fragmentée, incomplète et finalement peu accessible. En dépit des 12 millions de comptes bancaires et postaux recensés, on estime que 30 à 40 % de la population adulte (soit 2,5 à 3,5 millions de personnes), et plus de la moitié des entreprises en Tunisie (soit entre 245 000 et 425 000 entreprises déclarées) n’ont pas ou que peu d’accès au secteur financier traditionnel. Cette note technique détaille de manière prospective les politiques publiques prioritaires pour lutter contre l’exclusion financière, notamment la désignation d’un champion au sein des Autorités publiques qui puisse développer une véritable stratégie d’inclusion financière, une étude de marché exhaustive, et la clarification du rôle des différents intervenants publics et privés sur le marché (ex : la Poste, les banques, les institutions de microfinance, les opérateurs mobiles, etc.).