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COMMUNIQUÉS DE PRESSE

L’Atelier régional de haut niveau sur l’amélioration de l'environnement juridique affectant les femmes prend fin avec un fort engagement pour l’égalité des genres

28 février 2014


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Lomé, le 28 février 2014.   L’Atelier de haut niveau sur le thème « Les femmes, l’entreprise et le droit » qui a démarré le 27 février 2014 a pris fin ce jour. Au total, onze (11) pays ont pris part à cet important événement, à savoir : le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, la République du Congo, la République Démocratique du Congo, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.

Les discussions ont porté essentiellement sur le rapport : « Les Femmes, l’Entreprise et le Droit : Lever les obstacles au renforcement de l’égalité hommes-femmes ». Ce nouveau rapport du Groupe de la Banque mondiale révèle que l’Afrique subsaharienne est la région qui a introduit le plus grand nombre de réformes durant les cinquante dernières années, en diminuant de plus de la moitié les restrictions à l’accès des femmes à la propriété et leur aptitude à prendre des décisions d’ordre juridique. Il indique également que parmi les pays de l’Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Togo ont introduit des réformes importants durant les deux dernières années dans les domaines couverts : (i) accès aux institutions ; (ii) jouissance de la propriété ; (iii) obtention d’un emploi ; (iv) incitations au travail ; (v) formation du crédit ; et (vi) actions en justice. Ces avancées se sont consolidées au cours des deux dernières années, avec l’adoption par de nombreuses économies subsahariennes de réformes visant à promouvoir la parité des sexes et à encourager la participation des femmes à la vie économique selon le rapport.

D’après le Représentant Résident de la Banque mondiale au Togo, Monsieur Hervé Assah, « L’égalité des genres est un facteur de compétitivité et d’équité qui revêt un caractère encore plus important dans un monde en perpétuelle mutation. Aucun pays ne peut donc se permettre de prendre du retard, et ce serait un véritable échec de ne pas donner aux femmes et aux hommes une participation équitable au sein de la vie économique et sociale ».

Outre la présentation du rapport, les participants ont débattu de plusieurs sujets y relatifs, notamment : les législations au sein de la sous-région, l’impact des normes sociales et culturelles, l’accès des femmes aux financements, l’égalité professionnelle sur le marché du travail, le rôle des femmes dans les échanges commerciaux, les femmes et le secteur Informel.

L’Atelier de Lomé a ainsi été l’occasion pour les pays participants de discuter du rôle important des femmes, de partager les expériences et de faire état des problématiques qui leur sont propres dans leurs efforts de renforcer l’égalité des genres. Les discussions ont également révélé d’importantes similitudes dans les obstacles rencontrés, ce qui pourrait constituer un premier pas vers une future collaboration et la recherche de solutions multisectorielles. 

Selon Madame Dédé Ahoéfa Ekoué, Ministre togolais de l’Action Sociale, de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation : « Les femmes jouent un rôle très important dans nos économies. Elles constituent une force vive, un capital humain essentiel à mobiliser de manière plus massive et plus efficace pour une impulsion nouvelle au développement économique et social. L’autonomisation économique de la femme est donc un vecteur puissant et indispensable pour accélérer la croissance économique ». Madame Ekoue s’est ensuite exprimée sur l’opportunité de l’Atelier de Lomé : « Cet Atelier régional sur les femmes, l’entreprise et le droit nous a offert une opportunité de choix pour échanger sur les pratiques optimales dans la mise en place d’un climat juridique et réglementaire propice à l’autonomisation économique des femmes. De plus, il s’inscrit parfaitement dans la ligne droite de notre thème national de la Journée Internationale de la Femme qui est : autonomisation économique des femmes, progrès pour toutes et pour tous » !

Les responsables présents à Lomé ont tous réaffirmé la volonté de leurs gouvernements respectifs à poursuivre les efforts engagés visant à promouvoir la parité des sexes et à encourager davantage la participation des femmes à la vie économique de leurs pays respectifs.


À propos de la série de rapports Les Femmes, l’Entreprise et le Droit:

Les rapports Les Femmes, l’Entreprise et le Droit examinent dans quelle mesure les lois, les réglementations et les institutions établissent entre les hommes et les femmes des distinctions qui peuvent affecter la motivation ou la capacité des femmes à travailler ou à créer et diriger une entreprise. Ils étudient les différences juridiques fondées sur le sexe dans 143 pays, selon six catégories : accès aux institutions, jouissance de la propriété, obtention d’un emploi, incitations au travail, formation du crédit et actions en justice. Ils donnent une idée claire des disparités entre hommes et femmes sur la base des différences observées dans le cadre juridique de chaque pays, mais ne révèlent ni la pleine étendue de ces disparités ni l’importance relative de chaque aspect couvert. Le rapport de cette année est publié par Bloomsbury Publishing

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° :
2014/344

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