Objectif n° 4

Réduire la mortalité infantile d'ici 2015

Comment réduit-on la mortalité infantile en construisant des routes ?
Pour les familles pauvres rurales, une route signifie un accès plus facile à un centre de santé, et donc la possibilité d'y amener les enfants plus souvent et à moindre coût. C'est aussi un meilleur accès aux soins prénataux et postnataux, ce qui contribue à prévenir les maladies et les décès chez les mères et les nourrissons.

Banque mondiale : inquiétudes sur les tendances de la mortalité infantile

Le nombre de décès d’enfants a presque diminué de moitié durant les dernières décennies grâce à l’amélioration de la nutrition, des soins de santé et des conditions de vie. En 1990, dans les pays en développement, plus de 12 millions d’enfants mourraient avant d’avoir atteint l’âge de cinq ans, de causes liées à la malnutrition et de maladies telles que la diarrhée, la pneumonie, le sida, le paludisme et la tuberculose. En 2012, ce chiffre était tombé à 6,6 millions. Pourtant, les taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans demeurent à des niveaux inacceptables, surtout lorsqu’on considère que la plupart de ces décès sont dus à des causes qui peuvent être évitées ou traitées. L’OMD relatif à la mortalité infantile et post-infantile est l’un de ceux pour lesquels les avancées sont les moins importantes : plus de la moitié de tous les pays ne sont pas en bonne voie pour réduire des deux tiers la mortalité des enfants de moins de cinq ans d’ici 2015, et moins d’un tiers des pays pourront atteindre cet objectif. La Banque mondiale redouble d’efforts dans les domaines de la nutrition, des soins de santé, de l’infrastructure, ainsi que dans d’autres secteurs pouvant aider à sauver la vie des enfants.

Les projets financés par la Banque mondiale au Bangladesh ont permis de réduire la malnutrition infantile. Les projets de la Banque mondiale font reculer la malnutrition des enfants au Bangladesh.
Ce qu’il faut faire pour réduire la mortalité des enfants, nous pouvons :
renforcer les systèmes de santé nationaux
élargir les programmes de vaccination
renforcer le suivi de la croissance des enfants
œuvrer pour la survie et la bonne santé des mères
appuyer les efforts de nutrition ciblés sur l’enfant et la mère
investir dans l’amélioration de la santé reproductive
investir dans l’infrastructure

Nos avancées sur le front de la survie des enfants

Les investissements réalisés par l’Association internationale de développement (IDA) — le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres — pour la réduction de la mortalité infantile et post-infantile ont permis de vacciner près de 600 millions d’enfants entre 2003 et 2013.

Notre stratégie pour la santé des enfants

  • Renforcer les systèmes de santé nationaux pour obtenir de meilleurs résultats.
  • Lier le financement aux résultats obtenus dans l’amélioration de la santé des enfants et de leur taux de survie.
  • Prévenir les maladies au sein des populations pauvres pour les préserver de coûts et de traitements inabordables.

Un aperçu de nos résultats au regard de l'OMD 4

Grâce à l’aide de l’IDA, entre 2003 et 2013, plus de 117 millions de personnes ont pu accéder à des services de santé essentiels ; près de 195 millions de femmes enceintes ont reçu des soins prénataux et environ 150 millions de moustiquaires ont été achetées et/ou distribuées afin de prévenir le paludisme dans les pays les plus pauvres.

  • Afghanistan : le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans est passé de 257 pour 1 000 naissances vivantes en 2002 à 97 pour 1 000 en 2012. Le taux de couverture vaccinale dans les zones rurales a quant à lui triplé, de 11 % en 2003 à 30 % en 2010/2011.

    Burkina Faso : 100 % des enfants peuvent se faire vacciner gratuitement depuis 2002, et des soins prénatals gratuits ont été mis à la disposition de toutes les femmes à partir de 2003.
  • Ghana : de 111 pour 1 000 naissances vivantes en 2003, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans était tombé à 80 pour 1 000 en 2008, sous l’effet d’une amélioration des soins de santé dispensés aux mères et aux enfants ; le taux de couverture vaccinale est lui passé de 69 % en 2003 à 79 % en 2008.

Où en sommes-nous ?

  • -14 000 c’est la baisse, entre 1990 et 2011, du nombre d’enfants de moins de cinq ans qui meurent chaque jour de causes liées à la malnutrition et à des maladies telles que la diarrhée, la pneumonie, le sida, le paludisme et la tuberculose.
  • 1 sur 9 proportion d'enfants mourrant avant d’atteindre l’âge de 5 ans en Afrique subsaharienne.
  • 65 % Plus de la moitié de tous les pays ne sont pas en bonne voie pour atteindre l’OMD 4 en 2015
  • 3 millions de nouveau-nés meurent chaque année, le plus souvent de causes qui peuvent être évitées ou traitées.
*Sur la base des données disponibles

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Engagement

La Banque mondiale et la réduction de la mortalité infantile

  • Exercice 2009 : La Banque mondiale a mobilisé plus de 3 milliards de dollars pour le financement de la santé.
  • Exercice 2010 : la Banque mondiale a engagé 4,1 milliards de dollars pour soutenir le renforcement des systèmes de santé, la prévention des maladies et l’amélioration de la santé maternelle et infantile.
  • Exercice 2010-2015 : le plan d’action de la Banque mondiale pour la santé génésique prévoit d’améliorer le sort des femmes et des enfants dans 57 pays à faible revenu.

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