COMMUNIQUÉS DE PRESSE 23 mai 2018

La Corée du Sud et la Banque mondiale renforcent leur collaboration pour développer les capacités scientifiques dans les pays d’Afrique subsaharienne

BUSAN, 23 mai 2018 – La Banque mondiale et la Corée du Sud ont renforcé aujourd’hui leur collaboration afin d’aider les universités et les organismes de recherche d’Afrique subsaharienne à former des professionnels locaux hautement qualifiés, dans des domaines essentiels pour la transformation de l’Afrique, tels que les énergies renouvelables, le big data, l’intelligence artificielle et l’ingénierie.

« Les investissements dans le capital humain peuvent transformer la trajectoire économique des pays, et seront particulièrement importants en Afrique, qui compte la population la plus jeune du monde. L’initiative Corée du Sud-Afrique vise à accroître les efforts déployés par les États africains pour développer les capacités scientifiques et technologiques nationales — un atout précieux face à l’évolution rapide des marchés de l’emploi, explique Annette Dixon, vice-présidente de la Banque mondiale pour le développement humain.

Lors des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement, la Banque mondiale et la Corée du Sud ont signé un protocole d’accord. En vertu de ce protocole, la Corée du Sud hébergera auprès de la Banque mondiale un fonds fiduciaire, doté de 10 millions de dollars, qui soutiendra le Fonds régional pour les bourses d’études et l’innovation (RSIF) du Partenariat pour le développement des compétences en sciences appliquées, ingénierie et technologies (PASET).

« Cette collaboration entre la Corée du Sud et la Banque mondiale au profit de l’Afrique fera avancer la coopération tripartite en cours, en aidant la région à renforcer son capital humain et ses capacités en sciences et technologie, tout en créant les conditions de son industrialisation, ce qui favorisera une croissance axée sur l’innovation dans les pays africains », a déclaré Ko Hyoung-kwon, vice-premier ministre chargé de la stratégie et des finances de la République de Corée.

Le nouveau programme prévoit plusieurs initiatives spécifiques :

  • des bourses d’études et une aide à la recherche pour les étudiants en doctorat et les professeurs d’université qui travaillent sur les technologies transformatives en Afrique subsaharienne ;
  • le financement de séjours doctoraux dits « sandwich » (où l’étudiant réalise une partie de ses études dans une université étrangère) pour les étudiants inscrits dans une université africaine ;
  • une recherche collaborative entre enseignants des universités d’Afrique subsaharienne et de Corée du Sud dans des domaines prioritaires, tels que les technologies de l’information et de la communication (TIC), l’énergie solaire, le stockage d’énergie et l’ingénierie, et ciblant la croissance axée sur l’innovation.

Les ministres des Finances des cinq pays à l’origine du RSIF (Côte d’Ivoire, Éthiopie, Kenya, Rwanda et Sénégal) étaient présents à la cérémonie de signature du protocole d’accord.

À propos du PASET

Le Partenariat pour le développement des compétences en sciences appliquées, ingénierie et technologies (PASET) a été lancé en 2013 afin de répondre à la nécessité de renforcer les capacités en sciences et technologies pour le développement socio-économique de l’Afrique subsaharienne. Le PASET est une plateforme réunissant des États africains et des acteurs privés ainsi que de nouveaux pays partenaires qui investissent massivement en Afrique. Pour en savoir plus, rendez-vous sur : http://www.banquemondiale.org/fr/programs/paset.

À propos du RSIF

Le Fonds régional pour les bourses d’études et l’innovation (RSIF) a été établi en 2015 par des États africains pour aider à former un personnel technique et scientifique local hautement qualifié, qui contribuera au développement national et à l’accélération de la transformation socio-économique en Afrique subsaharienne. Le RSIF est destiné à produire un vivier de chercheurs en sciences appliquées, ingénierie et technologies, qui trouveront des solutions aux problèmes de développement, et à encourager une plus grande collaboration entre les universités africaines et les industries locales et étrangères. Il s’inspire des pratiques exemplaires et bénéficie d’une assistance technique financée par la Banque mondiale. Les cinq pays à l’origine du RSIF — Côte d’Ivoire, Éthiopie, Kenya, Rwanda et Sénégal — ainsi que plusieurs autres pays d’Afrique subsaharienne ont indiqué qu’ils souhaitaient participer à cette initiative. Le RSIF s’inscrit dans le cadre du Partenariat pour le développement des compétences en sciences appliquées, ingénierie et technologies (PASET). 


COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° : 2018/132/AFR

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